Exploitation minière: Randgold joue à la transparence

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Le staff de Randgold Resources était face aux hommes de médias, le lundi à l’hôtel Amitié, dans ses rencontres périodiques avec la presse pour la mise à jour de ses les activités trimestrielles. Occasion pour le directeur exécutif de Randgold Mark Bristow et son équipe d’évoquer tous les sujets en lien avec l’exploitation minière au Mali : les investissements, l’apport à l’économie locale et nationale, la protection de l’environnement, l’emploi… l’orpaillage que les conférenciers qualifient ‘’ les illégaux’’. C’était en présence de la représentante du ministre des Mines et du pétrole. Mais, les impôts et la douane (des partenaires privilégiés de la société Randgold) étaient absents malgré l’invitation à eux envoyée. À la suite des mots de bienvenue du directeur exécutif de Randgold Mark Bristow ; le directeur général des opérations en Afrique de l'Ouest Chiaka Berthé, le directeur de l’environnement et développement social du groupe Hilaire Diarra et e directeur régional du groupe pour l'Afrique de l'Ouest, Mahamadou Samaké se sont succédé au pupitre pour exposer chacun dans son domaine. Ainsi, Chiaka Berthé a expliqué le groupe compte 4 mines en Afrique de l’Ouest, dont trois au Mali (Loulo-Gounkoto et Morila) et une en Côte d’Ivoire. Le directeur général des opérations en Afrique de l'Ouest a avoué que le développement des compétences locales est au cœur du complexe Loulo-Gounkoto. Il se veut pour preuve : 95% de l’effectif sont des nationaux. Selon lui, la stratégie du groupe est de donner des responsabilités aux nationaux des pays hôtes en assurant la formation et le développement de leurs talents. «Des étudiants maliens sponsorisés par Randgold pour des études à l’étranger sont aujourd’hui à des postes clés au sein de la compagnie : Hilaire Bebian Diarra : directeur de l’environnement et développement social du groupe ; Mohamed Cissé : directeur de la mine souterraine de Loulo ; Cheick Abdel Kader Sangaré : directeur de la mine à ciel ouvert de Gounkoto. Le complexe Loulo et Gounkoto est dirigé par une équipe nationale à 100%. Des jeunes ingénieurs sont recrutés et encadrés sur les bonnes pratiques d’exploitation minière sur le site et dans d’autres mines. Le programme de nationalisation des postes se poursuit pour réduire davantage le nombre d’expatriés… », a commenté le directeur Berthé. Le complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto de Randgold Resources est en bonne voie pour améliorer sa performance record de 2016, la production de l'année dernière devrait atteindre un nouveau record de production à moindres coûts a-t-il déclaré. Il a soutenu que le complexe était bien positionné dans l'exécution de son plan d'affaires de 10 ans, qui vise une production de plus de 600 000 onces par année. Le directeur général des opérations en Afrique de l'Ouest a annoncé que le Ministère des Mines et du Pétrole de notre pays a approuvé le développement d'une super fosse à la mine à ciel ouvert de Gounkoto. « La convention minière existante est en cours de révision pour prendre en compte ce nouvel investissement », a-t-il révélé. Le directeur exécutif de Randgold, Mark Bristow, a déclaré que l'investissement continu de la société au Mali avait montré la voie à suivre, et que le développement actuel de nouvelles mines augmenterait la contribution déjà considérable de l'industrie minière à l'économie du pays. Pour sa part, le directeur régional du groupe pour l'Afrique de l'Ouest, Mahamadou Samaké, a souligné l'importance de maintenir un environnement fiscal et réglementaire capable d'attirer l'investissement et le réinvestissement dans le secteur minier. « Il est donc impératif que l'examen actuel du code minier soit entrepris en tenant compte de cet objectif et que tout changement proposé soit fait en fonction de l'attractivité relative du code par rapport aux pays voisins qui sont en concurrence pour les mêmes dollars dédiés à l’exploration et à l’investissement. Cela est particulièrement important pour faire face aux défis inhérents à la mise en valeur et à l'exploitation d'une mine dans un pays confronté à des problèmes d'infrastructures comme le Mali avec des difficultés de trouver des réserves d’or de remplacement. Le gouvernement devrait se concentrer sur le travail avec l'industrie pour maintenir la position du Mali comme l'une des premières destinations pour l'investissement minier en Afrique de l'Ouest, » a déclaré Samaké. Bristow a également lancé un appel au Mali à consulter ses voisins pour trouver une solution transfrontalière au problème croissant de l'exploitation minière illégale. Dans certaines régions du Mali, cette situation était désormais incontrôlable, a-t-il ajouté et les dommages causés aux biens et aux ressources décourageraient les investisseurs mondiaux si cela devait perdurer. Il a noté que Randgold et les autorités fiscales maliennes avaient fait des progrès en travaillant ensemble pour résoudre leurs différends fiscaux en cours y compris la TVA. Hilaire Bebian Diarra, directeur de l’environnement et développement social du groupe , a évoqué les différents apports du groupe à la communauté : de l’école à la santé en passant par le développement économique locale, l’eau potable, la sécurité alimentaire. Hamidou Togo Source : aBamako aBamako

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