Aly Coulibaly, directeur général des douanes, face à la presse : « Notre objectif, c’est de mettre fin à la fraude »

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Le jeudi 25 janvier 2018, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général de classe exceptionnelle Aly Coulibaly, a offert un déjeuner à la presse à la veille de la Journée internationale de la douane 2018 célébrée sous le thème : « La sécurité de l’environnement commercial ; un environnement commercial sûr au service du développement économique ». Au cours de ce déjeuner, le patron des douanes maliennes a mis l’accent sur les différentes grandes reformes douanières engagées depuis une décennie dont le maillage territorial et l’informatisation de l’Administration des douanes. Il a aussi insisté sur la lutte contre la fraude surtout au niveau des frontières maliennes. Enfin, l’Inspecteur général Aly Coulibaly a révélé que l’objectif 2018 de recettes douanières s’élève à 641 milliards de FCFA (soit 53,4 milliards par mois) contre 585 milliards en 2017 (soit 48,75 milliards par mois. En prenant la parole, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Aly Coulibaly dira que l’administration douanière est au service du développement du pays. Selon lui, c’est une administration d’Etat qui a souvent des contraintes de communication. Toute chose qui exige certaines confidentialités par rapport à des informations. En répondant à une question d’un confrère sur la fraude au niveau des frontières maliennes, le Directeur général des douanes maliennes indique que la fraude aux frontières dérange le dispositif de collecte et de recherche et engendre d’énormes pertes pour le trésor public. « Réduire le phénomène n’est pas notre ambition ; y mettre fin est notre objectif », précise Aly Coulibaly. Pour lutter contre la fraude, il met l’accent sur les moyens humains et matériels ainsi que le dispositif en précisant que l’administration douanière est composée aujourd’hui de 2 200 agents. Afin de permettre à ceux-ci de mener à bien leur mission, les efforts ont été axés sur le maillage du territoire et l’informatisation de l’Administration et de toutes les données douanières. « Depuis une décennie, nous avons compris que notre administration est appelée à jouer sa partition dans le développement de ce pays. Raison pour laquelle nous avons entamé des reformes », explique le Directeur général des Douanes. D’après lui, la première reforme c’était de faire en sorte que le maillage territorial puisse se faire rapidement. A l’en croire, l’occupation territoriale n’est pas à hauteur des espérances. Et aujourd’hui, il s’agit de faire en sorte d’occuper l’ensemble du territoire national et être sur des grands axes qui conduisent aux bureaux des dédouanements. Par ailleurs, Aly Coulibaly se félicite du système d’information des douanes maliennes qui a des outils performants permettant d’occuper l’ensemble du territoire malien en termes d’interconnexion. « Nous utilisons les nouvelles technologies de l’information et de la communication comme étant l’élément phare de notre chantier de reforme », ajoute-t-il. Evoquant la mobilisation des recettes douanières annuelles, le Directeur général des douanes a rappelé qu’en 2016 l’objectif visé était de 523 milliards de FCFA (atteint et dépassé avec 525 milliards) ; en 2017, plus de 585 milliards de FCFA ont été mobilisés (pour un objectif de 585 milliards) ; et pour cette année 2018, il s’agira de mobiliser 641 milliards de FCFA. La conférence de presse du Directeur général a été précédée de deux événements majeurs : l’inauguration du « Monument aux morts en souvenir du sacrifice de l’agent des douanes tombé pour la patrie » par Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, et la cérémonie de départ de 42 agents des douanes qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. « Nous venons, ici, ce matin, rendre hommage aux douaniers qui ont perdu la vie. Sachez que le pays ne vous oubliera pas ». Ces mots sont du président Ibrahim Boubacar Kéïta juste après avoir inauguré le monument. Dans l’interview accordée à la presse le président IBK dit ceci : « Beaucoup pensent que c’est en fraudant et en contournant les lois et règlements qu’ils trouvent leurs comptes. Ce qui est faux. Si on aide s douaniers à accomplir correctement leur mission, c’est toute l’économie qui y gagne, surtout l’opérateur économique. Parce que la fraude coûte cher à l’Etat, mais elle coûte cher d’abord à ceux qui travaillent dans le formel. Les Douaniers ne sont les ennemis de qui que ce soit. Ce sont des fils du pays au service du pays. Qu’on les aide, les encourage, les considère et les respecte ». La journée du vendredi 26 janvier a été marquée par les échanges thématiques. Faty Dicko

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Source : Maliweb Maliweb

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