Recrudescence d’attaques terroristes au Mali: L’Opposition exige « toute la lumière sur l’attaque du camp militaire de Soumpi et sur les circonstances du revers subi par nos FAMAS »

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Hier, mercredi 31 janvier, les partis politiques de l’opposition (ADP-Maliba, CNAS-Faso Hèrè, FAD, FARE An ka Wili, FCD, PARENA, PIDS, PDEM-Equité, PDES, PRVM-Fasoko, PSP, URD), dans une déclaration commune, se sont prononcés sur la recrudescence des attaques terroristes au Mali. « Les partis politiques de l’opposition sont profondément alarmés devant la détérioration de la situation sécuritaire de notre pays. », expliquent-ils. Selon eux, du 1er au 28 janvier 2018, au moins 75 personnes ont perdu la vie au Mali. « Parmi les morts, l’on dénombre 23 militaires, trois agents des Douanes et des dizaines de civils. » Face à cette tragédie, indiquent-ils, l’opposition exige notamment toute la lumière sur l’attaque du camp militaire de Soumpi et sur les circonstances du revers subi par nos FAMAS. « Le président de la République doit dire à la Nation pourquoi les hélicoptères récemment acquis ne sont pas entrés en action, le samedi 27 janvier, pour neutraliser les assaillants et secourir les blessés ? Étaient-ils en état de voler ? Pourquoi sont-ils restés cloués au sol ? », s’interrogent l’Opposition malienne. Ci-dessous la déclaration entière de l’Opposition. DÉCLARATION DE L’OPPOSITION SUR LA GRAVE SITUATION SÉCURITAIRE QUE CONNAÎT LE MALI. Les partis politiques de l’opposition sont profondément alarmés devant la détérioration de la situation sécuritaire de notre pays. Du 1er au 28 janvier 2018, au moins 75 personnes ont perdu la vie au Mali. Parmi les morts, l’on dénombre 23 militaires, trois agents des Douanes et des dizaines de civils. Les partis de l’opposition s’inclinent devant la mémoire des victimes civiles et militaires et présentent leurs sincères condoléances aux familles éplorées et la Nation malienne tout entière. Face à cette tragédie, l’opposition exige notamment toute la lumière sur l’attaque du camp militaire de Soumpi et sur les circonstances du revers subi par nos FAMAS. Le président de la République doit dire à la Nation pourquoi les hélicoptères récemment acquis ne sont pas entrés en action, le samedi 27 janvier, pour neutraliser les assaillants et secourir les blessés ? Étaient-ils en état de voler ? Pourquoi sont-ils restés cloués au sol ? Pour l’opposition, la côte d’alerte est dépassée : le président de la République et son Gouvernement, indifférents au sort du peuple, ont fait la preuve depuis plus de quatre (4) ans de leur incapacité à endiguer l’insécurité dans le pays. En tout état de cause, le peuple souverain du Mali saura, à la faveur des prochaines consultations électorales, tirer les conséquences de l’incapacité du président IBK et de ses gouvernements successifs à restaurer la sécurité et la stabilité. Les partis politiques de l’opposition invitent toutes les forces démocratiques et patriotiques, la société civile, les organisations de femmes et de jeunes à se mobiliser pour défendre nos FAMAS et dénoncer l’incurie, l’insouciance et l’incompétence du président de la République et de son Gouvernement. Pour les Partis Politiques : 1- ADP-Maliba ;2- CNAS-Faso Hèrè;3- FAD4- FARE An ka Wili;5- FCD 6- PARENA ;7- PIDS ;8- PDEM-Equité ; 9- PDES ;10- PRVM-Fasoko11-PSP;12- URD Bamako, le 31 janvier 2018 LE CONSEILLER A LA COMMUNICATION AU CCFOP Nouhoum TOGO Source : aBamako aBamako

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