Présidentielle 2018 : Moussa Sinko tacle le Président IBK

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Le mouvement patriotique Plateforme pour le changement pour le soutien au général Moussa Sinko Coulibaly est porté sur les fonts baptismaux. Démissionnaire de l’armée malienne pour, dit-il, servir davantage son pays, l’ancien ministre de l’Administration territoire a aussitôt engagé un bras de fer avec le gouvernement pour le lieu où devait se tenir la cérémonie de lancement. Il a réussi son baptême du feu samedi devant un public estimé à 60 000 personnes venues de tout le Mali pour écouter son message. De Sikasso, Ségou, Taoudenit, Kayes Ménaka, Kidal, en passant par Tombouctou, toutes les villes, communautés et confessions religieuses étaient représentées à ce lancement. Aujourd’hui c’est une grande fête, une date historique pour le Mali”, a introduit Moussa Sinko Coulibaly. Et de demander aux participants d’observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes de la crise malienne et les victimes étrangères. Selon lui, ce silence est aussi pour tous les types de victimes du régime du président Kéita. Référence à la crise des agents de santé qui avait duré 45 jours avec la fermeture des hôpitaux. Cette manière de gérer le pays démontre que la souffrance des Maliens ne fait ni chaud ni froid au pouvoir”, car, ajoutera-t-il, “vous et moi qui avons besoins de se soigner dans ce pays, ce n’est pas leur problème. On peut mourir, ils n’en n’ont pas besoin”. Sur la situation de l’école malienne, il a dit qu’elle est devenue un champ de bataille où certaines localités sont abandonnées pendant que le gouvernement trouve des stratégies pour dilapider les fonds de la République sans se soucier de quoi que ce soit. Il a promis de mettre fin à tout cela après juillet prochain. L’homme a estimé que la gestion de la République doit-être claire pour les populations. Le mouvement s’est insurgé contre les injustices sociales, économiques et autres formes de mauvaise gestion du pays. Dans ce pays, il y a une justice pour les amis, une justice pour la famille, une justice pour les bons criminels et une justice pour les bons terroristes. Nous voulons une justice équitable pour tout le monde. Nous n’acceptons pas qu’il puisse exister de bons criminels et/ou de bons terroristes. Soit on est terroristes, criminels soit on l’est pas”, a-t-il dénoncé. L’Homme a-t-il une solution pour les Maliens ? Il a promis qu’une fois IBK hors du pouvoir en juillet, l’armée sera restructurée et réformée pour permettre à nos populations de dormir tranquilles, aux enfants d’aller à l’école pour apprendre, donner de bons engrais aux paysans, permettre aux commerçants et industriels de travailler sans chantage, sans intimidation et que le changement commençait déjà au moment où ce mouvement est lancé. Dans un langage clair et direct, il a promis à ses partisans qu’avec leur soutien sans faille, IBK partira en juillet prochain à travers l’élection présidentielle, car il a estimé que son équipe à failli et a échoué sur toute la ligne. Nous avons demandé au président Kéita de se réveiller au propre comme au figuré, de réaliser qu’il n’est plus une solution pour le Mali. Et d’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’IBK ait été une solution pour le Mali. Nous avons la solution. Nous avons le savoir-faire et plus personne ne va trahir ce peuple encore. Nous vous demandons cinq mois de patience afin de commencer à changer ce pays et écrire un nouveau chapitre de l’Histoire du Mali”. Et de conclure sur le ton de la menace : “Nous ne laissons qu’un seul choix au président Kéita, c’est soit de démissionner avant la fin de son mandat, soit de ne pas se présenter à la présidentielle. Si jamais il se présentait en juillet, il n’aurait que ces quarante ministres pour le vote. D’ailleurs, je ne suis pas sûr que tous ses ministres votent pour lui. Le choix de la sagesse, c’est de se rendre compte qu’il ne fait plus partie de la solution, qu’il fait partie du problème”. K.I

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Source : Maliweb Maliweb

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