Quand l’obsession « pourvoirist » altère l’objectivité de Soumi

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« N’est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir », dit un adage qui corrobore bien les propos récents des sorties médiatiques du président du parti l’Union pour la république et la démocratie (URD), Soumaila CISSE, sur les quatre ans de gouvernance d’IBK. Les attentes restent certes grandes, mais de là à déclarer qu’il ‘’n’y a aucun secteur de développement où IBK a réussi’’ à faire bouger les lignes, c’est de manquer d’objectivité de la part de notre chef de file l’opposant ! Lors de sa présentation des vœux à la presse le mardi dernier, le président de l’URD, également chef de file de l’opposition, s’est prononcé sur le bilan du régime de IBK. Depuis quatre ans au pouvoir, selon Soumaila CISSE, IBK n’a réussi à faire aucun progrès pour son pays. La seule chose que le président IBK a réussi à faire avancer, c’est ‘’la corruption, la gabegie et le favoritisme’’, a déclaré M. CISSE. Subjectivement, on peut tout reprocher à ce régime comme le fait déjà l’opposition et ses partisans. « IBK est le plus mauvais président du Mali. C’est un régime le plus autiste qui n’attend pas les cris de détresse de sa population… » Mais objectivement, il y a des évidences à ne pas nier puisqu’elles sautent à l’œil ou sauf si c’est fait à dessein. À cet effet, une piqure de rappel à notre opposant en chef ! Au pouvoir depuis quatre ans, malgré les difficultés du moment, le président a réussi à propulser des secteurs de développement de notre pays, dont l’agriculture, qui occupe près de 80 % de la population active, est parmi les secteurs les plus en vue au Mali, ces dernières années. Depuis 2015, sous l’impulsion politique d’IBK, le gouvernement accorde 15 % du budget national à l’Agriculture. C’est la première fois qu’un président malien prend de tels engagements en faveur de ce secteur considéré comme le levier de notre économie. En reconnaissance à tous ces efforts, à l’actif du régime, la 30e session ordinaire des Conférences des Chefs de l’État et de Gouvernement de l’UA vient de distinguer notre pays, le lundi dernier, seulement comme étant le 2e pays africain, après le Rwanda, ayant consenti plus des efforts en faveur de l’agriculture. Cette appréciation dépasse d’ailleurs le seul cadre du Mali. Mais pour Soumi Champion, il n’en est rien ! Il peint tout en noir. Quant à l’équipement de nos forces armées et de sécurité, en vue de répondre aux attentes de la population en termes de sécurité, le président IBK a passé les besoins de notre armée au-dessus de toutes les priorités. Les FAMA délaissées pendant près 20 ans de gouvernance se réveillent grâce à la volonté politique réaffirmée d’IBK qui a fait la promesse de mettre à jour les équipements militaires. Il est mieux placé que tous les Maliens de savoir combien le budget a évolué dans ce domaine. Aussi, les formations, les acquisitions d’équipements performants ne sont plus un secret pour personne (des armes, des avions de transport de troupes, des hélicos de combats…) Mieux, une loi d’assistance et de soutien aux familles des soldats décédés sur le front a été adoptée. Ce qui est une révolution sociale dans notre pays. Autant de réalités que Soumaïla CISSE ignore ou fait semblant d’ignorer quand il déclare que le président IBK n’a rien réussi pendant près de cinq ans au pouvoir. Quelle gouvernance veut-il servir alors aux Maliens au cas où il arrivait à grimper la colline du pouvoir ? Quid des conditions de vie et de travail des fonctionnaires, le régime a augmenté le salaire de 20 %. Tout cela n’est pas important pour M. CISSE, même l’adoption du Statut de l’opposition qui lui permet aujourd’hui de gérer un budget de 500 millions de francs CFA. Ce qui importe pour lui aujourd’hui, c’est le pouvoir, le pouvoir et rien que le pouvoir ! Pour cela, il lui faut encore beaucoup de gymnastiques en vue de convaincre les Maliens qu’il est l’homme idéal pour un Mali qui sort progressivement d’une crise multidimensionnelle. En vouloir au président parce qu’il occupe simplement un fauteuil, comme il est en train de le faire ne convainc pas. Par Sikou BAH Source : aBamako aBamako

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