Recasement des commerçants du marché rose au champ hippique de Bamako : Les acteurs du domaine s’opposent au projet

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Les responsables de la Fédération malienne des sports équestres étaient face à la presse, le jeudi 25 janvier dernier, au champ hippique de Bamako, pour donner leurs explications sur le projet de recasement des commerçants du marché rose au champ hippique. Au cours de cette conférence de presse, les acteurs du domaine ont montré leur opposition au projet de la mairie du district de Bamako. La conférence de presse était animée par Mohamed Haïdara, président de la Fédération malienne des sports équestres, en présence de Mamoutou Diarrah, commissaire général des courses, de Modibo Bagagha, directeur du champ hippique de Bamako, ainsi que de plusieurs personnes qui mènent des activités au niveau du champ hippique de Bamako.
Il y a quelques semaines de cela, les responsables de la Fédération malienne des sports équestres, les propriétaires des chevaux, les joueurs de football, les élèves et les jeunes de la commune II, ont fait face aux forces de l’ordre envoyées par la mairie du District pour installer les commerçants du Marché rose en reconstruction après un incendie. La mairie du District veut à tout prix recasser temporairement les commerçants du Marché rose et rencontre l’avis contraire des occupants du champ hippique. C’est pour donner les clarifications sur cette situation conflictuelle que les responsables de la Fédération malienne des sports équestres ont organisé cette conférence de presse. Selon Mohamed Haïdara, président de la Fédération malienne des sports équestres, ils ont été approchés par les responsables de la mairie et du ministère des Collectivités territoriales pour le recasement temporairement des commerçants du Marché rose dans une partie du champ hippique. “Mais nous n’avons pas voulu accepter cela” a précisé le président de la Fédération. Et quelques jours après, le maire du District, Adama Sangaré, a déployé des forces de l’ordre pour investir le champ hippique, mais s’est heurté à la résistance pacifique de tous les acteurs du champ hippique. “Selon les informations que nous possédons, le maire Adama Sangaré veut seulement satisfaire des engagements qu’il aurait contractés avec des gens auxquels il aurait même délivré des permis de construire. Il veut seulement profiter de ce problème des commerçants du Marché rose pour installer définitivement ces gens. Une chose que nous refusons catégoriquement car si on ne prend garde, nous risquons de perdre notre champ de course”, a-t-il expliqué. Quant à Mamoutou Diarrah, commissaire général des courses au niveau du champ hippique, il dira que jusqu’à présent le maire de la commune II, Abba Niaré, n’a pas été avisé par la mairie centrale de Bamako pour ce problème de recasement des commerçants. Ce qui prouve très bien que le maire Adama Sangaré et ses complices sont dans l’inégalité totale. “Nous avons déjà informé les responsables de la mairie, les jeunes et tous les chefs du quartier de la commune et ils nous ont réitéré leur soutien pour ce combat. Nous restons mobilisés et nous n’allons jamais accepter ce projet du maire Adama Sangaré. A Bamako, il y a beaucoup de terrains non occupés. Ils peuvent aller vers ces terrains pour recasser les commerçants “, a-t-il ajouté. En tout cas, les occupants du champ hippique, la Fédération, les footballeurs, les maraichers et les jeunes de la commune II sont très engagés à défendre leur champ hippique qui reste le seul grand espace sportif de la commune II du district de Bamako. Mahamadou TRAORE Recasement des commerçants du marché rose : Pourquoi pas le Centre commercial du Grand marché ? Recasement des commerçants du marché rose au champ hippique de Bamako : Les acteurs du domaine s’opposent au projet Aujourd’hui, le Centre commercial appartenant à l’Agence de cessions immobilières (Aci) est l’endroit le mieux indiqué pour recaser les victimes de l’incendie du Marché rose, au lieu de perturber les activités de la Fédération malienne de sports équestres et d’autres disciplines au niveau du Champ hippique. Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est fortement interpellé dans cette affaire. Depuis un certain temps, le torchon brûle entre le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, et les acteurs des sports équestres concernant le recasement des commerçants du Marché rose au Champ hippique de l’Hippodrome. Il s’agit de mettre à la disposition de ces commerçants victimes de l’incendie du Marché rose 4 hectares pour une période de 3 ans. Ce qui va sûrement handicaper les activités de la Fédération malienne de sports équestres ainsi que d’autres activités (football) organisées par ci par là. Voilà pourquoi les jeunes de la commune II sont montés au créneau pour dénoncer cette affaire de recasement. La question qui est sur toutes les lèvres est de savoir pourquoi ne pas recaser ces commerçants au Centre commercial du Grand marché ? Ce complexe commercial est un patrimoine de l’Agence de cessions immobilières (Aci) inauguré en 2011 par l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré. Malheureusement, il n’a jamais été opérationnel. Pour certaines personnes, la construction de ce complexe a été tout simplement un gâchis. Plusieurs milliards de Fcfa y ont été investis. Il peut donc servir à accueillir de nombreux commerçants, notamment ceux du Marché rose qui sont actuellement ballotés d’un coin à un autre comme des âmes errantes. Aujourd’hui, l’Agence de cessions immobilières (Aci) cherche preneur, alors qu’on peut bel et bien recaser les victimes de l’incendie du Marché rose dans cet endroit très confortable. Il peut accueillir tous ces commerçants puisque cette infrastructure est bâtie sur environ 6 582 m2 sur 5 niveaux dont un sous-sol d’une superficie de 1 442 m2 comprenant 42 places de stationnement de véhicule, un rez-de-chaussée, une mezzanine et deux étages englobant 71 espaces commerciaux. Ce centre comprend également trois galeries commerciales dont deux latérales avec chacune un hall circulaire spacieux qui constitue une entrée et une galerie longitudinale centrale comprenant 3 grands halls de forme circulaire avec deux escalators ou tapis roulants. En tout cas, le Centre commercial est aujourd’hui mieux placé pour accueillir les victimes du Marché rose, au lieu de perdre du temps à convoiter le Champ hippique de Bamako. A.B. HAÏDARA

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Source : Maliweb Maliweb

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