Crise au sein des fédérations : Le ministre des sport veut donner plus de pouvoir au CNOS

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Le ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé a rencontré les responsables des Fédérations sportives le jeudi 1er février au stade Ouezzin Coulibaly. Au total, 27 fédérations sur les 36 officiellement reconnues (2 fédérations disposent d’un agrément provisoire) étaient représentées. Initiée par le ministre Sidibé, la rencontre avait pour but d’échanger avec les associations sportives nationales pour la bonne marche du sport du pays. Les présidents des fédérations ou leurs représentants se sont réjouis de l’initiative du département de tutelle et ont tenu, chacun, à féliciter Me Jean Claude Sidibé pour ses démarches visant à instaurer un climat de collaboration avec tous les acteurs du sport malien. Presque tous les présidents de fédération se sont exprimés, lors de cette grande première avec le ministre des Sports. Du premier responsable de la Fédération malienne de sports pour personnes handicapées, Amadou Diarra, à celui de la Fédération malienne du sport scolaire et universitaire, Boubacar Traoré, en passant par la patronne de l’athlétisme national, Mme Sangaré Aminata Keïta, le président de la Fédération malienne de natation (FMN), Mamourou Bouaré, pour ne citer que ces quelques noms, tout le monde a parlé et tous les sujets ont été abordés. «Ma structure travaille avec différents types d’handicap. Nous pratiquons plusieurs disciplines et cela ne peut marcher sans ressources. Nous avons une subvention nettement inférieure à la réalité de notre fédération», dira Amadou Diarra qui espère que «l’avènement de la loi régissant les activités physiques et sportives au Mali permettra de corriger cette injustice et contribuera à la promotion du mouvement paralympique». Le manque de moyens sera également évoqué par Boubacar Traoré, le président de la Fédération malienne du sport scolaire et universitaire, une instance qui émane de trois départements : les ministères des Sports, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherches scientifiques. «Le budget du sport scolaire et universitaire est logé au ministère de l’Education nationale, contrairement aux autres fédérations. Nous avons tout tenté pour régulariser notre situation, mais en vain. Je voudrais attirer votre attention sur ça», expliquera Boubacar Traoré, alors que la présidente de la Fédération malienne d’athlétisme, Mme Sangaré Aminata Keïta demandera une révision de l’arrêté interministériel qui octroie les indemnités aux sportifs. «Nous avons l’impression qu’il y a des Maliens de seconde zone et des bons Maliens», martèlera-t-elle. Le problème d’argent est un problème commun à toutes les fédérations, appuiera le président de la Fédération malienne de natation, Mamourou Bouaré, en rappelant qu’en 2014, les nageurs maliens ont été privés des championnats d’Afrique de nation de Dakar «à cause d’un problème d’argent». «Cette année, la compétition se déroulera encore à Dakar, elle fait partie de nos priorités, mais on risque encore de la rater pour les mêmes raisons», s’inquiète Mamourou Bouaré. «Je suis un de vous, répondra le ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé. Il y a seulement un mois, je dirigeais une fédération, donc je suis bien placé pour connaître les problèmes des associations sportives nationales», expliquera le ministre des Sports. «Moi, ministre des Sports, je connais l’effort que les enfants fournissent, mais, le ministre des Finances a une autre lecture. La difficulté réside là, mais je me battrai auprès du ministre de l’Economie et des Finances pour une relecture des textes», promettra Me Jean Claude Sidibé, avant d’assurer ses interlocuteurs de sa disponibilité et de son soutien. Le premier responsable du département de tutelle dira que son souhait est que les problèmes au sein des fédérations soient traités au niveau du Comité national olympique et sportif. «Je suis contre la guéguerre dans nos fédérations. Il y a quelques jours, j’ai rendu visite au CNOS, nous avons convenu que l’ensemble des problèmes soit traité, désormais par le comité. Avec les sages qui sont là-bas, ça nous permettra de trouver des solutions», conclura le ministre Sidibé. Ladji M. DIABY Source : aBamako aBamako

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