Dramane Dembelé, Moussa Sinko Coulibaly, Moussa Mara : Des candidats du chantage et du marchandage ?

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Leur déception serait liée simplement au fait qu’ils ont été évincés de la gouvernance alors qu’ils auraient voulu continuer à jouer des rôles importants au sein de l’attelage. Pour un ancien camarade du Prytanée militaire de Kati, le général Moussa Sinko Coulibaly n’a aucune connaissance du Mali. « A peine connaît-il le pays de Bamako à Ségou ». Son intention d’être candidat, assure-t-il, est une pure fantaisie. Et d’expliquer qu’il connaît bien Moussa Sinko Coulibaly qui avait souvent fait des confidences. « Il ne se lance dans cette aventure que parce qu’il n’a pas été ministre pendant longtemps comme il le souhaitait », souligne cet officier déçu par ce qu’il appelle « la candidature de fantaisie et de chantage » de l’ex-patron de l’Ecole de maintien de la paix.
Ayant collaboré avec l’ex-junte d’Amadou Haya Sanogo et « aidé » à l’avènement d’IBK au pouvoir, Sinko pensait à un renvoi d’ascenseur plus conséquent. Il aurait rêvé devenir ministre de la Défense, mais mal lui en a pris ! Sa déception a été retentissante… Pourra-t-il devenir un foudre de guerre lors du scrutin présidentiel ? Rien n’est moins sûr. Le jeune officier a des chances d’être, selon toute vraisemblance, un « bon candidat en carton », selon l’humour d’un officier supérieur contacté au ministère de la Défense. Il s’insurge même contre le discours de son ex-élève, qui parle de « surfacturations » sur les marchés de l’Armée. Et d’incriminer l’inexpérience du jeune président de la « Plateforme pour le changement » et surtout son manque de connaissance du Mali, tout court. Selon un politologue qui a requis l’anonymat, pour espérer se faire élire président de la République du Mali, il faut avoir une grande connaissance de ce pays. «Il faut avoir une connaissance suffisante du Mali dans sa richesse géographique, culturelle, ethnique et sociolinguistique », confie-t-il. Avant de se référer aux présidents Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré et Ibrahim Boubacar Kéita. « Tous connaissent bien ce pays ». Pour plusieurs observateurs, Dramane Dembélé aussi a fait des pieds et des mains pour prolonger son séjour au sein du gouvernement. Mais, ayant été défenestré plus tôt, il en éprouve une certaine déception le poussant se lancer dans la course pour Koulouba. Or, il sait pertinemment qu’il n’a pas une connaissance suffisante du pays pour ambitionner le diriger. Le score de 9% qu’il a réalisé en 2013 était dû à une certaine mobilisation de l’ADEMA autour de sa personne, malgré les découragements post-primaires du parti. Avec le nouveau pacte social solidaire (NPSS), Dramane Dembélé pourrait apparaître comme un véritable « ovni » ‘objet volant non-identifié) politique sur l’échiquier. Comment peut-il convaincre les premiers responsables du parti qu’il accuse déjà dans son discours de vouloir « vendre l’ADEMA » ? Là sera sa difficulté majeure dans la mesure où les cadres qui veulent que le parti ait son candidat susurrent avec force « tout sauf Dra ». Idem pour Moussa Mara, dont le régime s’étonne de « l’ingratitude ». Car, « il a été sorti de nulle part par le président IBK » et il se croit pousser des ailes pour défier son bienfaiteur d’hier. Mara peut-il mieux faire qu’à la présidentielle de 2013 ? L’on peut en douter. Kassoum TOGO

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Source : Maliweb Maliweb

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