UJUEMOA : Les jeunes s’engagent pour la prise de conscience et l’éveil face aux multiples défis

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Du 27 au 28 janvier 2018, s’est tenue au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, la conférence nationale de l’Union des jeunes de l’espace Union économique monétaire ouest africaine (UJUEMOA). L’ouverture de cette conférence a enregistré la présence de plusieurs personnalités notamment, le ministre de l’Environnement de l’assainissement et du développement durable, Keita Aïda M’Bo ; du représentant de la Commission de l’UEMOA au Mali ; de l’ambassadeur de l’UJUEMOA, Alassane Traoré et une centaine de délégués venus des différentes régions. L’objectif était pendant ces deux jours d’informer et sensibiliser les jeunes de l’UEMOA sur leurs rôles à jouer face aux différentes thématiques ; renforcer les capacités des jeunes pour faire face aux multiples défis ; proposer une feuille de route aux dirigeants pour trouver des pistes de solutions et enfin réviser les statuts et règlements de l’association (ambassade du Mali) et la restructurer. La Jeunesse de l’Union économique monétaire ouest africaine (UJUEMOA), à l’instar de la jeunesse africaine et du monde entier traverse un moment crucial où elle est obligée d’être entreprenante pour assurer son devenir et faire face aux multiples maux qui l’assaillent : l’insécurité grandissante, le chômage, le banditisme, la drogue, le VIH-Sida, l’immigration clandestine et le problème environnemental. L’ambassadeur de l’Union des jeunes de l’espace Union économique monétaire ouest africaine (UJUEMOA), Alassane Traoré a évoqué que l’UJUEMOA est née de la volonté des jeunes à fédérer les efforts pour réussir l’intégration et le développement de nos communautés. A cet égard, a-t-il souligné, il est important d’interpeller ceux qui sont chargés de réaliser le bien-être et le mieux-être de nos populations afin qu’ils se retrouvent pour discuter des préoccupations communes et apporter les réponses appropriées. « Il s’agit de mutualiser les expériences pour agir au plus vite face à l’urgence et à l’ampleur des défis », a-t-il indiqué. Selon lui, l’espace communautaire a connu une crise multidimensionnelle liée au déficit de ressources humaines qualifiées. A ses dires, il faut des bonnes volontés politiques pour relever les défis. Et de signaler que la conférence nationale se veut être une relance de la dynamique pour un renouveau aux plans organisationnel, institutionnel et opérationnel. Le ministre de l’Environnement de l’assainissement et du développement durable, Keita Aïda M’Bo, a dit qu’il ne fait point de doute que les thèmes proposés à débattre lors de cette conférence constituent des défis majeurs auxquels les plus hautes autorités du pays accordent la plus grande attention. Elle a pris l’engagement d’accompagner les projets initiés et formulés dans les domaines d’intervention prioritaires de son département, qui seront adoptés lors de cette assise, pour leurs mis en œuvre. A l’entendre, les bouleversements liés aux changements climatiques ou aux pénuries de ressources sont déjà là, l’humanité toute entière est menacée. Pour le ministre Keita Aïda M’Bo les populations les plus démunies sont les premières frappées par les innombrables sécheresses, inondations ou cyclones dont les terribles images sont entrées dans la banalité de notre quotidien télévisuel. « Le Mali est un pays très vulnérable face aux changements climatiques », a affirmé le ministre et de citer que les modèles de prévisions climatiques y prévoient une hausse significative des températures, une diminution de la pluviométrie et une intensification des phénomènes climatiques extrêmes que sont : la sécheresse, les inondations, l’insécurité alimentaire… Par ailleurs, il est à connaitre que cette rencontre fait suite à celle de Ouagadougou qui a été renforcée par celle de juin 2011, tenue à Malado (Guinée Equatoriale), ayant donné lieu à la « Déclaration de Malabo », déclinée en 11 engagements relatifs à la création d’emplois, visant à accélérer le développement et l’autonomisation des jeunes. De surcroît, les attentes de la conférence se veulent être une relance de la dynamique pour un renouveau aux plans organisationnel, institutionnel et opérationnel. Elles examineront les voies et moyens permettant aux jeunes de l’UEMOA, dont la très grande majorité vit dans un environnement préoccupant et d’une sécurité volatile avec un avenir incertain. M.O. Coulibaly Source : aBamako aBamako

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