Présidentielle 2018 : l’Adema tranchera sur sa candidature le 14 Février

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Arrivera ou n’arrivera pas. Voilà déjà deux réunions du Comité Exécutif que l’ancien président du PASJ, Dioncounda Traoré, attendu par ses camarades, choisit de leur poser un lapin. On se rappelle, en effet, que le directoire du Parti de l’Abeille, fortement tourmenté par les bourrasques de la polémique sur sa candidature, a choisi de recourir au Professeur Traoré pour dénouer l’écheveau : clarifier sa position sur les sollicitations dont il est personnellement l’objet ou à défaut donner des orientations sur la voie à suivre. Pour ce faire, ils avaient opté en un premier temps pour la formule qui consiste à aller vers lui par une délégation expresse du CE, mais l’ancien président a préféré se conformer à ses devoirs militants et promis de se rendre lui-même au siège. L’illustre hôte n’y a toujours pas pointé le nez, mais le Comité Exécutif du Pasj ne démord pas, selon toute évidence. A sa réunion du mercredi dernier, l’instance décisionnelle a derechef remis sur la table l’équation de la présidentielle de 2018 sur laquelle se tiraillent, depuis la dernière conférence nationale, les deux tendances respectivement favorables à l’option interne et au soutien à la candidature d’IBK. Et, après moult ajournements sur fond d’atermoiements et de dérobades, le directoire des Abeilles semble finalement se résigner à engager le processus de désignation d’un candidat à l’interne, conformément aux textes du parti. Nos sources indiquent qu’ils se sont donné rendez-vous le 14 février prochain pour en définir les modalités, qui ne passeront pas forcément par une confrontation des caciques dans le cadre d’un appel à candidature. En clair, le principe de la candidature interne étant acquis, il semble que les tenants de cette option se bâtent désormais pour privilégier la voie du consensus dans le choix du porte-drapeau, en se fondant notamment sur les résolutions de la dernière conférence nationale qui en offre une brèche. Il n’en demeure pas moins que pour l’Adema l’équation de la présidentielle 2018 reste assujettie à la sempiternelle crise de leadership sur fond d’intérêts claniques, de positionnements individuels et d’ambitions fantaisistes. Nombre de militants ont la prémonition d’une disparition certaine du parti en cas de renoncement à la présidentielle, pendant que les dégâts ne seront pas moins périlleux en cas d’alignement d’un petit calibre et de score peu respectable. Face à ce drame cornélien, de nombreux regards se tournent sur la carte de l’ancien président de la République sous la transition, qui ne se lasse pas à son tour de résister aux nombreux appels, y compris en dehors de sa famille politique. Quoi qu’il en soit, la date du 14 Février annonce un tournant décisif dans les rapports entre le régime d’Ibk et ses partenaires de l’Adema, dont les ministres - à moins d’abjurer leur obédience partisane - ne pourront continuer à siéger au gouvernement en disputant la magistrature suprême à IBK. Il nous revient du reste qu’ils ne voient aucun mal à prendre congé de l’équipe gouvernementale en cas d’option définitive de leur parti pour la candidature interne. A Keita Source : aBamako aBamako

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