Cercle de réflexion des anciens AEEM : « Accusé, Oumar Mariko à la barre ! »

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La figure emblématique de la Sadi, du mouvement estudiantin du Mali et figure de proue de l’opposition anti-IBK était devant le tribunal des pairs ce week-end. Des abcès ont été crevés. La première réunion de 2018 du Cercle de Réflexion et de Solidarité (CRS), 2018 qui s’est tenue chez le camarade Fousseyni Sidibé alias «Fouss» fera sans doute date. En effet, elle avait pour vedette (on s’excusera de l’emploi de ce mot pour un pareil groupe) Dr Oumar Mariko, ce «souffre-douleur» que tout le monde veut dans son camp pour ne pas l’avoir contre soi. Un meneur d’hommes hors pair que tous démarchent pour faire sa cuisine pour ensuite l’éviter au moment d’être à table. La figure emblématique a été donc mise sur la sellette et sommée de s’expliquer sur un certain nombre de points obscurs du passé bien révolu et du présent à peine tourné. Deux exemples pour éclairer ce point. Il a été demandé au «Camarade Oumar» de s’expliquer sur le pourquoi de son lâchage des jeunes frères (la génération qui a suivi). Ou encore sur son soutien à une junte putschiste. Ce fut une occasion pour les jeunes frères fiers de la pièce d’union/désunion des générations estudiantines et plateforme floue, monde scolaire /monde politique d’effectuer un long retour sur le passé sans fard (mais personne ne fait danser le bébé qui tourne le dos) qui a permis de lever le voile sur beaucoup de points obscurs et pousser à des «AH ? Je croyais que …». Donc des mises au point ont été faites et des abcès ont été crevés. Etant donné que le linge sale a été lavé devant tout le monde, certaines eaux sales ont été versées tout en récupérant le bébé. C’est vrai, le président apprécié par tous ceux du CRS, Issa Mariko, a pris soin d’affirmer que cela n’était pas un procès. Tous ont abondé dans le même sens et «l’accusé» lui-même ne se sentait pas en procès. Et ses explications, les éclaircissements ajoutés et les confirmations apportées çà et là, ont permis de défaire certains nœuds. Toutefois, les débats, parfois houleux, étaient d’autant plus contradictoires que les destinations et les provenances sont diverses. Nous avions deux membres du gouvernement (Thierno Amadou Omar Hass Diallo et Amadou Koïta). Or Mariko est de l’opposition et «pro-putschistes». Des anciens de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) sans complexe côtoyaient les pro-Amadou Toumani Touré (ATT) convaincus. Ali Nouhoum Diallo était attendu : Cela aurait été surement sa fête! Et cela d’autant plus que Dr Mariko avait envie de dire certaines vérités devant lui. Est-ce pour cela qu’il n’est pas venu ? A-t-il été averti ? Sûr que ses oreilles ont échappé belle ! Le cercle de Réflexion et de Solidarité (CRS) tient des réunions périodiques sur toute une journée. Elles se tiennent tantôt chez l’un ou l’autre, à Bamako ou en transport dans une autre localité du pays. Ces réunions sont normalement mensuelles et permettent à chaque fois de laver le linge sale en famille. Et généralement dans la contradiction comme il se doit dans un milieu frit dans la sauce marxiste. Un thème est généralement choisi pour servir de filigrane à la journée de débats. Le CRS, pour rappel, a été créé en 2009 par les anciens dirigeants de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali et de l’Association des élèves et étudiants du Mali (UNEEM/AEEM) pour maintenir le contact dans la diversité et pousser la cogitation dans la contradiction pour une synthèse sans cesse actualisée. Et ce, dans le sens de la solidarité malgré les eaux marécageuses qui font tanguer le pays au gré des événements pas toujours contrôlés. Tientiguiba DANTE Source : aBamako aBamako

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