Honorable Cissé Aïchata Haïdara, députée : «IBK a besoin de continuer le travail qu’il a commencé»

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Députée élue à Bourem (région de Gao) et membre du bureau politique national de l’Union malienne du Rassemblement démocratique africain (UM-RDA, Fasojigi), l’honorable Cissé Aïchata Haïdara dite Chato s’est confiée à votre hebdo à l’occasion de la rentrée politique de sa chapelle. Dans cet entretien, la première vice-présidente du Bureau national des femmes et 3e vice-présidente du BPN évoque la vie de son parti, sa position au sein de la Convention de la majorité présidentielle, le bilan d’IBK, la prochaine présidentielle… Le Matin : Est-ce qu’au sein de l’UM-RDA, vous êtes satisfait des résultats du parti ? Chato : Je suis satisfaite des résultats parce que l’UM-RDA était pratiquement un parti qu’on entendait plus du tout. Mais, depuis le dernier congrès, il faut reconnaître que nous intervenons sur l’ensemble des questions cruciales de la vie de la nation. Et je pense que c’est ce qu’on attend d’un parti politique. On ne peut jamais être satisfait à cent pour cent de quelque chose. Mais, je peux dire que je suis satisfaite à quatre-vingt-dix pour cent de l’UM-RDA qui se défend comme elle peut. Nous sommes dans un pays qui a beaucoup de problèmes, un Etat qui est malade et qui cherche à sortir petit à petit d’une crise… L’UM-RDA, en tant que parti du père de l’indépendance (Modibo Kéita), a un rôle à jouer. Il faut qu’on jette un regard sur le passé à travers le présent. L’UM-RDA ne doit pas être sous-estimée dans l’arène politique parce que nous sommes animés des idéaux du père de l’indépendance que nous voulons mettre en exergue pour que le Mali retrouve réellement son indépendance et son intégrité territoriale. Est-ce qu’au sein de la Convention de la majorité présidentielle (CMP), vous vous sentez à l’aise ? Chato : Je n’ai pas entendu de plainte particulière en dehors des petites remarques formulées ici et là pour faire avancer les choses. Et même dans une famille, entre frères et sœurs, ce genre de conflits ou de mésententes sur certaines questions ne manquent pas. Mais, l’essentiel est qu’on ne trouvera pas un parti de la CMP qui te dira qu’il n’est pas en train de soutenir les actions du président de la République et œuvrer à ce qu’il réussisse sa mission. Je pense que cela est déjà quelque chose de gagné. S’il arrive aujourd’hui à l’UM-RDA de présenter un candidat à la prochaine présidentielle, seriez-vous prête à défendre ses couleurs ? Chato: Je pense que cette question a été très bien abordée par le président du parti… Nous sommes un parti structuré. Ce n’est donc pas à moi de décider que je me présente à une élection. C’est le parti qui décide s’il peut avoir un candidat ou non. Et à partir du moment où cette question n’est pas tranchée, je pense qu’il faut laisser le temps au parti d’organiser ses assises afin de décider. Comme l’a si bien dit aujourd’hui le président, nous sommes dans une logique de soutien au président de la République. Mais, je ne peux pas présager ce que l’UM-RDA va décider au cours des prochaines assises parce que c’est une décision collégiale qui va être prise par tous les militants du parti. Et si le parti décidait de vous investir comme candidate. Seriez-vous prête à assumer vos responsabilités ? Chato : Pourquoi voulez-vous qu’on parle de «si» en ce moment ? Pour l’instant, le parti n’a pas décidé et je suis dans une logique de la continuité. Je suis dans une logique de soutien au président de la République, parce que j’estime qu’aujourd’hui le Mali est dans une situation telle que le chef de l’Etat, malgré ce que les gens peuvent dire, est en train de faire quand même un travail jusque-là inégalé pour renforcer l’Armée. Rien qu’avec la Loi d’Orientation et de Programmation militaire, une étape décisive a été franchie dans le renforcement de notre outil de défense. Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faîtes. En tout cas, personnellement, j’opte pour la continuité parce que le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a besoin de continuer le travail qu’il a commencé. Si on devait amener quelqu’un d’autre, c’est pour reprendre le dossier à zéro. C’est bien d’être président, d’avoir des ambitions. Mais, moi, ma première ambition c’est d’abord le Mali ! J’aime le Mali, je suis pour le Mali… Je suis prête à me sacrifier pour le Mali. Même si ce n’est pas moi, je soutiendrai la personne qui peut faire avancer le Mali. Et je pense que ce que le président doit continuer le travail qu’il a commencé pour le bonheur du Mali. Source : aBamako aBamako

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