Mali : La MINUSMA appuie une mission humanitaire à Gossi

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Le Bureau Régional de la MINUSMA à Tombouctou a conduit, le 31 janvier dernier, une mission conjointe à Gossi, dans le cercle de Rarhous. Composée de la MINUSMA, du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) et du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) et d’autres organismes humanitaires, elle avait pour but d’évaluer la situation des personnes déplacées internes et refugiés dans cette zone, située à environ 320 km au sud-est de Tombouctou et 160 km au sud-ouest de Gao. Cette mission intervient suite à un afflux massif de déplacés et réfugiés dans cette localité. La délégation conduite par M. Riccardo Maia, Chef du Bureau de la MINUSMA, a été reçu par les autorités locales et administratives, puis, les hôtes ont été conduits au camp Ezegar. Situé à environ 5 km de la ville de Gossi, il abrite en majorité des déplacés internes d'origine malienne, ainsi que des réfugiés revenus de Burkina Faso. Ils vivent dans des conditions difficiles, sous des petites tentes improvisées faites avec des couvertures et du matériel de cuisine de base. « L’administration malienne a conduit une première visite, qui a révélé sur le terrain la présence de réfugiés peuhls, tamasheks et arabes, » a soutenu Aguissa Ag Heryalla, 3ème adjoint au Maire de Gossi. Au début du mois de janvier de cette année 2018 l’on a assisté à une augmentation des arrivées massives de réfugiés et de déplacées internes dans cette localité. Cela a provoqué une crise humanitaire pour environ 4,000 ménages dans une zone où, l’insécurité est de plus en plus préoccupante. La grande partie de ces réfugiés aurait quitté les camps qu’ils occupaient auparavant, à la suite des opérations militaires des forces du G5 Sahel. Les déplacés quant à eux seraient des éleveurs qui ont fuient les groupes armés dans la zone. « On a tellement de problèmes ici, nous n’avons pas d’eau potable, nous ne consommons qu’une eau impropre. Chacun se débrouille, des promesses d’aide nous ont été faites mais pour le moment, nous les attendons, » a témoigné un déplacé. Source : aBamako aBamako

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