Violences faites aux journalistes : L’affaire Birama Touré refait surface !

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La semaine d’alerte de la presse malienne initiée par le mouvement de protection de la presse contre les violences (MPV-Mali) a vécu du 29 Janvier au 4 Février 2018 à la maison de la presse avec plusieurs activités à l’ordre du jour. Le MPV a demandé à travers toutes les activités de la semaine que les enquêtes soient faites, et communiquées. Il a souhaité aussi que la justice qui devra suivre les résultats des enquêtes pour les cas de Birama Touré du journal ’’le sphinx’’ et des journalistes de Radio France Internationale (RFI) à savoir Claude Verlon et Ghislaine Dupond assassinés à Kidal rende compte régulièrement. Tous ces deux assassinats et la disparition de Birama Touré le 29 janvier 2016 exigent une justice sans complaisance. Les conférences débats, et le sit-in, ont été des moments forts de cette semaine d’alerte de la presse. Les responsables de ce mouvement ont soutenu leurs confrères Dramane Alou Koné et Moriba Camara, accusés de diffamation à l’encontre de la présidente de la cour constitutionnelle Madame Mananssa Danioko . Concernant le cas de Birama Touré, disons qu’il y a trois mois, une grande réunion s’est tenue chez le patriarche de la famille Touré pour décider de la suite à donner à cette disposition dés l’instant où il y a des pistes qui disent qu’il a été assassiné et que d’ailleurs certains noms circulent comme étant les commanditaires de cette disparition. A la suite de cette rencontre, les familles TOURE de Ségou se sont impliquées pour soutenir celles de Bamako dans la manifestation de la vérité. Cette affaire c’est comme un cancer, après chaque ablation il réapparait autrement. L’affaire Norbert SONGO en est un témoignage éloquent. Le hic dans cette affaire, c’est que ce sont les jeunes des familles TOURE qui sont entrain de pousser la roue afin que la vérité se manifeste au grand jour, surtout que lors d’une rencontre en 2016, entre les familles TOURE et le Président de la République, ce dernier avait promis de faire toute la lumière sur la question. Une opposition semble s’établir entre le camp des patriarches TOURE et celui des jeunes. Faut-il le rappeler les patriarches reçoivent mensuellement environ une somme de deux cent mille francs CFA de la part du Président IBK, ainsi que des carnets de carburant. Ils ont même reçu en don, un véhicule pour leur déplacement pour les cérémonies officielles. Cette amabilité dure depuis février 2016. A cause de cette pratique, une première du genre depuis l’avènement de la démocratie, les patriarches ont-ils encore le courage de demander des comptes au Président IBK ? Pour ne pas emboiter le pas aux patriarches , les jeunes TOURE sont décidés à aller jusqu’au bout. Pour eux, ce crime doit être clarifié, les responsabilités situées, et les sanctions doivent ensuite tomber. C’est par rapport à la même situation qu’environ deux cents jeunes ont organisé une marche le jeudi 16 novembre 2017 sur la famille du Patriarche des TOURE afin de protester contre la lenteur du Président de la République à donner une suite à cette affaire. Les jeunes ont donc accepté cet argument en attendant de se faire entendre très prochainement. Effectivement, les familles Touré et alliées à savoir les Niaré, les Dramé ont été reçues par le président de la République. Au moment où les jeunes s’attendaient à ce que les patriarches évoquent l’affaire de la disparition de leur fils Birama Touré. Celles-ci ont demandé le soutien du président IBK afin que Bavieux Touré reste aux commandes de la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT), sans parler de l’affaire Birama Touré. IBK leur a fait savoir que les deux parties en conflit, malheureusement ont porté le différent devant l’instance internationale du football mondial qui s’est saisie du problème. Le président IBK a souhaité que chacune des parties en conflit reste dernière le verdict de cette instance. Plus rien n’étant à l’ordre du jour, chacun des patriarches Touré, Niaré et Dramé semble être sorti avec des enveloppes bien remplies pouvant contenir jusqu’à 10 millions de FCFA. Peut-on penser que l’argent a fait avaler les langues dans de telle situation ? En politique ce type de geste n’est pas rare pour enterrer définitivement certains types de fautes voir de péchés. Le pauvre Birama, dort en paix, la justice n’aura pas lieu. Ivette Guindo Source : aBamako aBamako

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