Premier forum des élus Fare Aw Ka Wuli : Renforcer la gouvernance locale

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Dans la foulée de la tournée qu’il a entamé le début de la semaine dans la région de Ségou, le président Modibo Sidibé a présidé ce samedi 10 Février 2018 le 1er forum des élus du parti dans la salle de spectacle Miérouba. La rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la politique globale de renforcement du parti et surtout de mise en cohésion des élus locaux, essentielle pour la consolidation des assises du parti. Dans son intervention d’ouverture, le président Modibo a salué la grande mobilisation des militants et sympathisants de la région de Ségou qui à travers cette rencontre ont démontré leur engagement. Apres les salutations d’usage et les remerciements aux maires, aux forces de l’ordre, aux hommes de médias, le président Modibo Sidibé a rappelé le rôle essentiel des partis politiques dans l’animation de la vie politique, la formation civique, politique et économique des adhérents. Ainsi le parti FARE fait le pari de la formation et du renforcement des capacités de ses élus une de ses priorités pour enclencher cette transition générationnelle et politique qu’il appelle de tous ses vœux. Il a rappelé les sens et les objectifs de la Conférence des Elus des FARES ; tout en affirmant la pertinence de la thématique retenue : ” Elu(e)s locaux et gouvernance locale “. Le président a aussi précisé, que la rencontre des Elus FARE est un espace réservé à la formation, à l’information, au partage et à la mutualisation des expériences et initiatives de ses élus locaux afin de se forger une identité culturelle et politique commune. Il a par ailleurs, insisté sur la volonté des FARE à développer un nouveau pôle politique pour une pratique saine de la politique et d’autre part d’exercer un nouveau leadership politique, économique et social par la culture de l’excellence, le civisme, la citoyenneté, la bonne gouvernance, conformément au Manifeste du Parti. Le président Sidibé a précisé que cette grande rencontre du parti, après la convention Nationale, tenue en décembre dernier sur le thème de l’Alternance 2018 a salué Ségou pour son accueil ; tout en rappelant la situation difficile que connait le pays et surtout de voir les porte de sortie. Alors le président des FARE dixit : ” que gouverner, c’est créer la CONFIANCE “. Il rappelle que la CONFIANCE ne se nourrie de mesures spectaculaires, elle ne naît pas non plus de l’éloignement de nos préoccupations de notre quotidien. VOILA, le problème de la majorité gouvernante au pouvoir. C’est pourquoi pour le président la majorité au pouvoir n’a jamais pu ou su créer cette confiance entre l’Etat et ses citoyens, créant ainsi cette DEFIANCE. Malheureusement, notre peuple, AUJOURD’HUI, en paye le prix fort, parce que le déficit de confiance, cette DEFIANCE avérée, brise SES espoirs de lendemain meilleur. Il a rappelé que la VALSE institutionnelle et gouvernementale, la désastreuse gouvernance financière, le manque de leadership, contribuent à l’affaiblissement de l’Etat, de l’administration et des institutions. Alors, pour le président Sidibé, il est Plus qu’indiquer, l’absence d’un TIMONIER, tout ceci donne le goût amer d’un Mali sans GOUVERNAIL. Alors pour le président Sidibé, cela ne peut continuer, NOUS DEVONS SAUVER NOTRE PAYS, en nous mobilisant, en nous rassemblant pour organier l’alternance par les URNES. A propos de la décentralisation, le président a rappelé que le Mali a une expérience unique en matière de décentralisation. Dès lors que l’on considère les grands empires coloniaux dont l’espace géographique du Mali fut le berceau, les experts nous apprennent que la grande stabilité de ces empires reposait en grande partie sur l’autonomie qui caractérisait les institutions locales… Dire que ce processus est consubstantiel à celui de la démocratie malienne. En effet, dès 1992, les nouvelles autorités ont estimé avec justesse qu’il fallait aller dans ce sens afin d’accompagner au mieux les transformations rendues nécessaires par le tournant démocratique, en répondant particulièrement à la soif démocratique des populations en leur permettant une réappropriation de la chose publique. Il précise que “la décentralisation est une politique basée sur une répartition particulière des pouvoirs, des responsabilités et des ressources entre les institutions d’une communauté humaine donnée, afin de parvenir à une gestion performante des ressources et à des relations fonctionnelles entre ces institutions et ainsi atteindre comme objectif ultime une amélioration conséquente des conditions de vie de cette communauté humaine.” Il affirme alors : “construire la pyramide administrative du pays en partant de bas en haut et en se fondant principalement sur une participation efficiente des populations à la mise en œuvre de la réforme”. En effet, au Mali, les communes se sont constituées par regroupement volontaire de villages et de fractions, mais à partir de critères définis. Là, réside l’une des originalités maliennes en matière de décentralisation. Aussi a-t-il rappeler qu’au début du processus de décentralisation, beaucoup ont alerté sur les risques d’implosion nationale, parlant ainsi de conflits ethniques, d’affaiblissement du pouvoir central, d’éclatement de l’unité nationale, ou encore du risque de résurgence de conflits identitaires, etc. La réalité fut tout autre, car marquée par un calme relatif! Il affirme que la décentralisation n’est donc pas le problème, mais plutôt la solution au renforcement de notre unité nationale et de notre vivre ensemble, pour peu que nous puissions désormais tirer les leçons de nos échecs, et des difficultés rencontrées, dans un esprit empreint d’objectivité. Le président a conclue en affirmant qu’aujourd’hui plus que jamais, il faut corriger les lacunes de notre expérience de la décentralisation et enclencher rapidement et avec rigueur une nouvelle étape de ce processus, en instaurant une véritable politique d’aménagement de notre territoire et en prenant en compte les enjeux démographiques et écologiques actuels. Il précise au passage que ce nouveau projet peut permettre de remobiliser les énergies et de rassembler notre peuple autour d’une ambition nationale! Comment faire en sorte que la décentralisation “contribue à l’unité nationale sans s’égarer dans des particularismes destructeurs?” Pour le président ; il nous faut un nouveau pacte de la décentralisation qui constitue le pacte d’avenir que constitue le projet Mali, horizon 2030 à travers lequel nous étendrons les pouvoirs, les compétences et les moyens des collectivités territoriales. Pour lui, il est essentiel que les collectivités locales les plus proches des populations soient mises en première ligne dans la délivrance des services de bases à ces populations. Pour finir, le président a rappelé que c’est au niveau local que nous devons entamer la construction du citoyen nouveau. Ainsi donc, afin de donner un nouveau souffle salutaire à notre décentralisation, il convient d’associer entièrement les populations locales à toutes les étapes de la délivrance de services: de la conception à l’évaluation, en passant par la mise en œuvre. Il termine en précisant que dans cette optique, la nouvelle approche suppose un effort d’imagination et d’innovation de votre part. Il vous faut repenser vos rapports avec vos administrés, et rechercher perpétuellement des pistes afin d’inciter leur participation, afin qu’ils se réapproprient leur administration! Pour finir, il précise que l’insécurité, le grand banditisme, les traffics en tout genre, la montée d’un intégrisme qui vient concurrencer l’État dans son être et dans la délivrance des services sociaux de base, doivent être conjurés le plus tôt possible afin que l’existence de notre nation ne soit pas d’avantage menacée. Alors, il nous faut construire des administrations locales performantes, organisées, modernes, pouvant compter sur un État central stratège, flexible et responsable. Enfin, il s’agit pour nous de réussir désormais, -par la décentralisation-, à impulser un véritable développement économique de toutes nos régions. Ainsi donc, la mise en place de pôles de croissance dans toutes nos régions que nous préconisons, sera portée par cette volonté affirmée plus haut de créer les conditions d’épanouissement des initiatives locales. Auparavant le 1er adjoint au maire de la commune de Ségou avait souhaité la bienvenue aux participants tout en se réjouissant du choix porté sur sa commune pour abriter une telle rencontre d’envergure. Pour sa part le président du mouvement des jeunes du parti et coordinateur de la région de Segou M Amadou Cissé avait salué le choix de sa région pour cette rencontre. Il a surtout décrié le manque de vision qui caractérise l’équipe actuelle au pouvoir qui a déçu par son amateurisme et son approximation dans la gestion actuelle des affaires publiques. Pour lui, il y a rien à faire, c’est la locomotive qui est en panne, il faut impérativement la changé pour arrêter la souffrance de notre peuple. Alors, les populations ont désormais compris que la seule solution qui s’offre aux Maliens, c’est l’accession au pouvoir de Modibo pour apporter les solutions adéquates au salut de notre pays. Le secrétaire général de la section de Ségou M Malik Berthé s’était étendu sur l’implantation continue du parti dans sa région, tout en se réjouissant du choix qui quelque part récompense les efforts et l’engagement des responsables locaux du parti dans la cité des balanzans. Ousmane Coulibaly Source : aBamako aBamako

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