Oser violer, Oser publier: Quand l’histoire nous donne raison

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Des jeunes âgés de 16 à 25 ans ont été arrêtés la semaine dernière par la brigade des mœurs et la brigade d’investigation judiciaire. Ils avaient violé collectivement une fille de 14 ans et ont ensuite publié la scène en vidéo sur le net. Cela a nourri les indignations des uns et des autres à travers le monde. On peut se permettre de poser une question de savoir pourquoi ces jeunes ont violé collectivement la jeune fille, mais aussi ont osé publier cette vidéo sur les réseaux sociaux ? En 2015, j’ai écrit un texte sur le vagabondage sexuel. Un texte dans lequel je faisais comprendre que si on ne prend pas garde, la sexualité non contrôlée va détruire notre société. J’ai même été l’invité de l’émission Musow pour la cause. Le sexe n’est plus un tabou, tous les moyens sont bons pour y parvenir. Même à l’école les enseignants abusent sexuellement des filles sans être punis. Doit-on s’étonner dans une telle société de voir des jeunes garçons violer collectivement une fille ? Certains parents ne cachent pas leur lien amoureux devant leurs enfants. Dans le Mali, lorsque quelqu’un commet un crime, avec de l’argent les autorités administratives laissent passer. Cette question de viol collectif avait été longtemps parlée au Mali, mais aucune décision concrète n’avait été prise par les autorités pour prévenir les dégâts. Au Mali, la débauche sexuelle a fait que les femmes sont devenues des objets de servitude. La femme, ça fait le marketing ! Rares sont les parents qui contrôlent les actions de leurs besoins. On se soucie des besoins matériels mais pas moraux. Avec les téléphones portables et l’internet, la pornographie n’est plus un tabou. L’instrumentalisation de la femme a été institutionnalisée. Les femmes sont de plus en plus sexuellement exposées dans les clips vidéo. Car, les gens aiment les vidéos avec plus d’exhibition sexuelle féminine dans les danses, les films, les photos, les feuilletons, sur les panneaux publicitaires, entre autres. Si les jeunes ont osé commettre un tel acte, sachons que dans leur subconscient, ils ont pensé que rien ne va se passer. Les parents ne sont plus une référence pour bon nombre d’enfants. Les enfants laissés à eux-mêmes deviennent des problèmes pour la société. C’est le résultat du laisser-aller et laisser-faire dans le pays. Dans un pays de droit, ils n’oseront jamais commettre un acte aussi odieux. Source : aBamako aBamako

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