Hadj 2018: de nouvelles mesures annoncées

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La Maison du Hadj de Bamako a tenu, hier jeudi, les travaux de la 13e session de son Conseil d’administration au Centre islamique de Hamdallaye. Cette deuxième session, qui arrive 48 heures seulement après l’interpellation du ministre à l’Assemblée nationale, a été une occasion pour le département d’annoncer les nouvelles dispositions qu’il a prises pour perfectionner l’organisation du hadj. L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministère des Affaires religieuses et du Culture, Ahmed Mohamed YAYA, en présence du directeur de la Maison du Hadj, le Dr Hamza MAÏGA, des membres du conseil d’administration au grand complet. Au cours de cette 13e session, les participants ont apprécié le rapport d’exécution du programme d’activités de la Maison du Hadj au titre de l’année 2017. Ils se sont aussi penchés sur le programme d’activités de la Maison du Hadj au titre de l’année 2018. Cette rencontre a également été une occasion pour les membres du conseil d’administration de procéder à l’examen et à l’adoption du rapport d’exécution du budget de l’année 2017 ainsi que le budget prévisionnel de l’année en cours. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère des Affaires religieuses et du Culture, Ahmed Mohamed YAYA, a souligné que le Gouvernement du Mali accordait une importance particulière à la bonne organisation du Hadj et apportait constamment des appuis pour sa réussite. Sous l’égide du MARC, a-t-il fait savoir, l’organisation du Hadj a connu de nombreuses innovations. Il s’agit entre autres de la délocalisation des formations des pèlerins dans certaines régions du pays et surtout la baisse du coût du Hadj qui est passé de 2 957 000 F CFA en 2013 à 2 364 000 F CFA en 2017. Entre autres mesures, l’ouverture anticipée de la campagne ; l’augmentation du quota des pèlerins maliens ; l’institution de passeport biométrique, etc. Toutefois, il a reconnu que certaines difficultés liées aux respects des ratios et des critères de choix des membres de la commission d’encadrement, les conditions d’hygiène, les habitudes alimentaires, l’acquisition de la carte NINA et de passeport doivent faire l’objet de réflexion approfondie afin de retenir les meilleurs choix en la matière. La campagne 2018, dont l’ouverture est imminente, intervient dans un contexte économique marqué par l’augmentation et l’institution de nouvelles charges et taxes par le pays d’accueil, selon les responsables du Hadj. C’est pourquoi Ahmed Mohamed YAYA a indiqué que les défis à relever requéraient plus de professionnalisme et nécessitaient une restructuration de la Maison du Hadj, à travers la relecture de ses textes de création, d’organisation et de fonctionnement ainsi que son renforcement en ressources humaines qualifiées, financières et matérielles. Également, a-t-il insisté, des efforts doivent être consentis pour renforcer également le partenariat existant entre la filière gouvernementale et celle privée afin d’assurer des prestations de qualité aux pèlerins. Pour ce faire, il a invité les membres du conseil d’administration à faire des propositions concrètes pour rehausser l’image de la Maison du Hadj. Ahmed Mohamed YAYA a profité de l’occasion pour remercier les pèlerins, au nom du président de la république, Ibrahim Boubacar KEITA, pour leurs prières et bénédictions dans le cadre du rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali. Enfin, il a rendu hommage à tous les partenaires de la Maison du Hadj pour leurs appuis variés et multiformes. Par Abdoulaye OUATTARA
Source : Africatime Africatime

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