MALI dénonce la promotion du viol conjugal par la « Loi Halkaoui »

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A l’occasion du Saint Valentin, le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles – Maroc (MALI) dénonce la non criminalisation du viol conjugal par le projet de loi 103-13 contre les violences faites aux femmes adopté aujourd'hui au parlement. «Le devoir conjugal est un viol». C’est en ces termes que le Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles – Maroc (MALI) exprime son opposition contre la «Loi Hakkaoui» contre les violences faites aux femmes adopté aujourd'hui au parlement. Saisissant l’occasion de la fête de l’amour célébré le 14 février MALI a publié un communiqué dans lequel il réitère l’appel des associations féministes pour la criminalisation du viol conjugal, une violence contre les femmes qui n’est pas mentionnée dans le projet de loi 103-13 qui a été adopté à la deuxième chambre du parlement le 30 janvier dernier, avant d'être approuvé aujourd'hui à la première chambre. «Nous sympathisants du Mouvement MALi, sommes consterné-e-s par la persistance au parlement des mentalités rétrogrades et misogynes. Les femmes devraient être encouragées à prendre la parole et à se défendre de la violence masculine, les politiques devraient s’opposer au postulat de la soumission d’une femme aux désirs de son conjoint au non de l’archaïque notion d’obligation, de devoir conjugal», lit-on dans ledit communiqué. Ainsi pour MALI, par l’adoption de ce projet de loi, «les parlementaires au lieu de mettre fin à l’impunité, sont complices de l’objectivation sexuelle des femmes, puissant outils du patriarcat». Pour rappel, le projet 103-13 prévoit des sanctions sévères contre le harcèlement de rue, qui sera, en cas d'adoption définitive du texte, passable de 6 mois d'emprisonnement, ou encore d'une peine de prison allant de six à douze mois pour quiconque forcerait le mariage d'une fille mineure. Toutefois, il ne mentionne pas d'autres formes de violences comme le viol conjugal alors que les associations appellent à sa criminalisation depuis des années. Source : aBamako aBamako

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