Guinée Conakry : les élections communales toujours contestées

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Les élections communales du 4 février 2018 n’ont pas encore cessé la division de la classe politique guinéenne. En effet, CellouDalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, a vivement critiqué les processus électoraux avec des exemples précis de bureaux de vote en Guinée où la fraude fut massive. Cette question des élections en Guinée est une affaire craintive. Le chef de file de l’opposition guinéenne, CellouDalein Diallo, a tenu le jeudi dernier une conférence de presse au cours de laquelle il a tenu à informer les représentants des médias ,présents à l’appel, de toutes les fraudes, les tripatouillages lors de cette élection. En effet, le président de l’Union Des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a entièrement focalisé son intervention sur les exemples de fraudes constatées lors de ce scrutin du 4 février. Parmi les cas cités, nous pouvons mentionner notamment celui des cartes truquées, c’est-à-dire les votes par procurations précochées en faveur du RPG qui est le parti au pouvoir. C’est ce qu’il nous révèle à travers cette phrase : « des cartes d’électeurs non retirées par les propriétaires, des procurations dûment signées, mais aussi des bulletins précochés en faveur du RPG (parti au pouvoir, NDLR) ont été retrouvés chez des chefs de quartier).. »
Tous ces tripatouillages auraient commencé, à en croire aux propos de CellouDalein Diallo, quand le RPG s’est rendu compte qu’il avait été vaincu par l’UFDG. Dès lors qu’il s’est rendu compte de cet état de fait, alors, il aurait commencé à modifier les procès-verbaux en s’attribuant les voix du UFDG. C’est dans cette mesure que CellouDalein Diallo a avancé l’argument suivant : « Il y a 22 quartiers à Dixinn, l’UFDG l’emportait dans 17 et le RPG dans 5 quartiers. Donc très rapidement, les présidents des CACV (commissions administratives de centralisation des votes) ont reçu des instructions pour manipuler les résultats. Et finalement après tous ces tripatouillages, on se retrouve avec 13 sièges contre 14 pour le RPG, alors que les résultats établis sur la base des PV, l’UFDG avait 17 et le RPG 10. On constate qu’on nous a enlevés 4 pour les attribuer arbitrairement au RPG, et au lieu d’avoir 17 quartiers sur les 22, on se retrouve plutôt avec 8 quartiers et 14 pour le RPG .» Le chef de file de l’opposition reste convaincu que n’eût été les tripatouillages, son parti aurait remporté les élections dans quasiment toutes les communes de la Guinée. Ces fraudes sont ce que CellouDalein Diallo a tenu à dénoncer. S’il existe un obstacle contre la démocratie, c’est bien les fraudes électorales qui font venir au pouvoir des hommes sans scrupules. L’adage selon lequel, « En Afrique, on n’organise pas les élections pour les perdre », considéré comme une vérité doit être désormais intervertie. Par ailleurs, il convient de la part des partis politiques guinéens d’arriver à la compréhension que nous ne devons pas « répondre à l’injustice par l’injustice ». Si le parti au pouvoir s’est laissé aller aux fraudes, alors, il revient à l’opposition de se montrer plus raisonnable pour ne pas conduire le pays dans une situation désastreuse. Nous avons assez à faire au terrorisme, les divisions pour des idéaux politiques n’arrangent personne. Fousseni TOGOLA

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Source : Maliweb Maliweb

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