Office de protection des Végétaux (OPV): D’importantes actions menées pour la préservation des productions au titre de la campagne 2017-2018

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L’Office de Protection des Végétaux (OPV) a tenu le jeudi 15 février 2018 la 14ème session ordinaire de son Conseil d’administration. Présidée par M. Abdoulaye Hamadoun, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, la session s’est ouverte en présence du directeur général de l’Office, M. Demba Diallo et des autres administrateurs de la structure. Cette 14ème session avait à son ordre du jour, entre autres, la présentation et l’adaptation de l’état d’exécution des recommandations de la précédente session, du bilan d’activités 2017-2018 et l’exécution du budget 2017. Au cours de cette session, les administrateurs de l’OPV se sont penchés aussi, sur le programme d’activités 2018-2019 et le projet de budget 2018. Ainsi, il ressort de cette session que d’importantes actions ont été menées permettant de juguler les infestations et de préserver les productions céréalières, maraîchères et fruitières et les menaces permanentes nuisibles dans la majorité des régions. Il est connu de tous que la contribution du secteur agricole à la stabilité économique et sociale du pays est capitale, de par son rôle central dans l’économie nationale, dans la création d’emplois et d’activités génératrices de revenus ainsi que dans la sécurité alimentaire et l’amélioration du cadre de vie des populations. Ainsi, ouvrant les travaux de cette 14ème session du Conseil d’Administration de l’OPV, M. Abdoulaye Hamadoun dira que dans la contribution du secteur agricole à l’économie du pays, l’Office joue un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs des productions céréalières, légumières, fruitières ou légumineuses alimentaires. En effet, pour lui, les activités de l’OPV s’inscrivent dans la logique d’intensification de la production agricole visant à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur du développement rural, le moteur de l’économie nationale. A ce titre, dit-il, «l’OPV participe dans la conduite des pratiques de gestion intégrée de la production et des déprédateurs qui sont appliquées par l’ensemble des producteurs». Mais, reconnait-il, en dépit du rôle important joué par l’OPV sur l’ensemble du territoire national et malgré son statut d’EPA, l’Office ne génère toujours pas de ressources propres. Car, son fonctionnement est exclusivement assuré par le budget national. Cette situation prédispose l’Office aux problèmes récurrents d’insuffisance de moyens humains, matériels et logistiques. A titre d’illustration, l’OPV dispose de 124 agents sur une prévision de 303 dans le cadre organique. Ce problème d’insuffisance de moyens est encore plus accentué lorsque l’Office doit faire face à d’autres missions de protection des forêts et des espaces naturels qui subissent les conséquences néfastes des changements climatiques. S’agissant de la situation phytosanitaire de la campagne agricole 2017-2018, M. Abdoulaye Hamadoun dira qu’elle a été caractérisée par des manifestations d’oiseaux granivores dans les zones rizicoles aménagés et de cultures sèches, des régions de Kayes, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Il a été également noté la présence d’un ravageur émergent, en l’occurrence la chenille défoliatrice. Cette espèce a été observée pour la première fois au Mali dans les régions de Kayes et de Sikasso. Toujours, selon M. Hamadoun, d’autres manifestations de nuisibles non moins importantes ont été constatées à travers plusieurs zones de production agricole. «Il est réconfortant de constater que des actions coordonnées et efficaces ont été menées par les agents d’appui de l’OPV, de la direction nationale de l’Agriculture, des Offices de développement et du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin» indique-t-il. A titre illustratif, il faut noter que les superficies prospectées ont été de 49 438 hectares, sur une prévision de 71 500 ha, soit une réalisation de 69% contre 164 686 ha en 2016. Quant aux superficies infestées, elles sont estimées à 28 897 ha pour tous les nuisibles confondus, contre 92 391 ha en 2016 ; d’où une campagne agricole moins infestée que la précédente. Les superficies traitées ont été de 18 616 ha sur une prévision de 17 143 ha, soit une réalisation de 109% contre 24 781 ha en 2016. Notons enfin que le programme phytosanitaire au titre de la campagne agricole 2018-2019 s’articule essentiellement autour de la surveillance, la lutte contre les nuisibles, le développement de cadres de collaboration et de partenariat et le renforcement de capacité des agents et des producteurs. Dieudonné Tembely Source : aBamako aBamako

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