Le président IBK à l’écoute des forces vives de Koutiala : “Je ne suis pas au pouvoir pour les délices du pouvoir “

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Le 2e jour (le vendredi 16 février 2018) de la visite du président Ibrahim Boubacar Kéita à Koutiala a été consacré à la rencontre avec les forces vives de Koutiala et du baptême du stade de Koutiala au nom d’El Hadj Sidiki Ouattara (le dernier chef de canton de Koutiala). Et cela faisait suite à la pose de la première pierre d’un hôpital de 2e référence, le lancement du projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (Paar), l’inauguration d’une adduction d’eau. Au 2e jour de son séjour à Koutiala, le président Ibrahim Boubacar Kéita a rencontré les forces vives de Koutiala pour s’imprégner de leurs préoccupations. Au cours de cette cérémonie qui s’est tenue à la Préfecture (sa résidence durant son séjour), le Préfet, le chef de village, le représentant de la Coopérative Huicotra, le porte-parole des partis politiques, la représentante des femmes du Rpm, la représentante des femmes et le représentant des jeunes de Koutiala se sont tous ravis de la visite du président IBK à Koutiala, avant de le remercier pour le lancement et l’inauguration des grands travaux d’infrastructures entrant dans le développement de leur localité. Mais cela ne les a pas empêchés de soumettre des doléances au président de la République. Le chef de village de Koutiala promet l’élection d’IBK en 2018 Après ses remerciements, le chef de village de Koutiala, Tianzé Coulibaly a demandé au président IBK l’érection de Koutiala en région. Il a ensuite promis à IBK que la prime de son élection en 2018 sera remportée par Koutiala. Sinon, a-t-il précisé, “nous aurons leurré le président IBK”. A sa suite, le représentant de la Coopérative Huicotra, Fantamady Kéita, indiquera qu’avec l’inauguration de l’adduction d’eau, la construction de l’hôpital et l’aménagement des pistes, les industriels de Koutiala n’ont plus de dette envers IBK. “Au contraire, c’est nous qui devons à IBK”, a-t-il dit. Sollicitation d’un échangeur à Markala Aly Cissé, le porte-parole des partis politiques à Koutiala soulignera qu’il n’y a pas de dissension entre les partis politiques à Koutiala. Il a invité IBK à assurer pleinement la sécurité dans le pays. Il a sollicité du président IBK la construction d’un échangeur (comme celui de Ségou) à Koutiala. La représentante des femmes du Rpm, Oumou Diallo, a remercié le président IBK pour la mise à leur disposition le 8 mars dernier d’un fonds d’autonomisation des femmes et la construction de l’adduction d’eau qui, pour elle, va mettre un terme aux corvées d’eau des femmes. Pour la représentante des femmes de Koutiala, Mme Koné Kadiatou Koné, avec la construction des infrastructures, le don des motos ambulance, IBK est désormais “le IBK des femmes”. Et comme doléances, elle a demandé au président d’élargir la césarienne et le don des ambulances aux autres localités de Koutiala afin de réduire la mortalité maternelle et infantile. Comme doléance, Lacine Bengaly, le représentant des jeunes de Koutiala, demandera au président l’ouverture de l’Huicoma de Koutiala qui permettra de donner beaucoup d’emplois aux jeunes. Et pour leur récréation, il a sollicité la construction d’une maison des jeunes à Koutiala. Le gouverneur de Koutiala bientôt nommé Répondant aux différentes sollicitations, le président Ibrahim Boubacar Kéita a assuré le chef de village de Koutiala que l’érection de sa ville en région est déjà réglée. Aux dires du président, il ne reste qu’à nommer le gouverneur. “Le ministre de l’Administration territoriale m’a confirmé que le travail d’érection de Koutiala en région est terminée. Il ne me reste qu’à nommer le gouverneur de Koutiala”, a-t-il confié. Cette nouvelle a été amplement applaudie par les populations qui crieront le nom du Préfet. Sur ce, IBK les arrêta immédiatement pour leur signifier qu’il n’aime qu’on lui impose quelqu’un. “Je sais ce que je dois faire. Il ne faut pas gâcher la chance au Préfet. Si vous voulez m’avoir, ne m’imposez quoi que ce soit car je suis un dribbleur. Je n’accepte jamais l’imposition. Donc, ne gâchez pas la chance à votre Préfet. Je n’aime trop parler, je préfère être sûr avant de prendre une décision. Je sais ce que je dois faire. Ce qui est sûr, Koutiala sera érigé en région”, a averti IBK. Il a promis aux jeunes la création de beaucoup d’emplois pour empêcher l’émigration en Europe. Pour cela, il dira qu’il compte sur Seydou Nantoumé, Bakary Togola et d’autres opérateurs économiques. Auparavant, le président Ibrahim Boubacar Kéita s’est dit à l’aise avec ses parents Koutialais. Parlant de la Préfecture qui a réveillé en lui des souvenirs d’enfance, IBK plaisantera avec le vieux Tianze Coulibaly (son ami d’enfance) qui, à ses dires, volait des mangues et des oranges dans la cour de la Préfecture pour lui en servir au dehors. Et de dire au Préfet que sa résidence a connu des chenapans. Il s’est rappelé de beaucoup de souvenirs d’enfance dont le bon riz de Batenin. Une façon pour lui de dire que Koutiala est chez lui. IBK regrette la destruction des bâtiments coloniaux de la Préfecture Dans son intervention, IBK a regretté la destruction des bâtiments coloniaux de la Préfecture et qui ont été remplacés par un immeuble moderne. A son entendement, ces bâtiments coloniaux devaient être rénovés tout en gardant leur aspect d’antan. Ce qui n’a pas été le cas. Un autre bâtiment a été construit à la place des anciens bâtiments coloniaux de la Préfecture qui étaient pour lui des lieux de mémoire. “Malheureusement, je n’ai pas reconnu la Préfecture de mon enfance. Il n’est pas bon de changer nos patrimoines. Nous pouvons les innover tout en gardant leur aspect. Vous avez construit un building à la place des anciens bâtiments coloniaux. Les anciens doivent être entretenus et non détruits car ils constituent des lieux de mémoire. J’ai fait les reproches au gouverneur de la région de Sikasso”, a-t-il relevé parce que Koutiala constitue pour lui son royaume d’enfance. “Et comme l’a dit Senghor, quand un homme n’a pas de royaume d’enfance, sa vie manque de structures, manque de colonne vertébrale. Ma vie a une colonne vertébrale. Je suis né le 29 janvier 1945 à la maternité de Koutiala entre les mains de la sage-femme Mme Soucko Marie, épouse de Jules Soucko, fille de Banantanin. C’est cela IBK. Donc, quand je dis que je suis de Koutiala, cela n’est pas une parole politique. Nous nous connaissons entre Koutialais. Tianze Coulibaly est témoin. J’ai passé mes scolarités ici à Koutiala avec M. Traoré, Danzé Koné. J’étais le protégé de mon grand-mère Nègèjuru Tiémoko. Et personne n’osait me frapper sans recevoir les foudres de mon grand-père qui m’a bien éduqué. Il tenait à ce que je sois toujours premier de la classe. C’est mon père Boubacar Kéita qui lui a fait confiance pour m’envoyer auprès de lui faire mes études. Si les gens disent que je viens à Koutiala pour chercher une renommée, non, non. Je sais ce que je dois faire pour toutes les populations du Mali. Tout le monde était le bienvenu dans la maison de mon grand-père. Les Maliens doivent apprendre à se connaître pour mieux connaître les autres. Tous les vieux de Koko étaient soit mes grand-pères, soit mes pères […] Venir à Koutiala équivaut pour moi au paradis”, a-t-il affirmé. Les hommages d’IBK au Pr Kassa Traoré Il a affirmé que le travail que le peuple malien lui a confié n’est pas facile. Mais que grâce aux bénédictions de ses parents, de ses amis, il arrive à mieux faire. C’est ainsi qu’il a rendu un vibrant hommage à son grand frère, Kassa Traoré, et à sa fille Mme Diakité Aïssata Kassa Traoré, qui travaillent bénévolement pour lui. En effet, la mobilisation des populations de Koutiala pour réserver un accueil chaleureux et fraternel à IBK sont à l’actif de Kassa Traoré et de sa fille. Et cela a été reconnu et très apprécié par le président Ibrahim Boubacar Kéita qui a tenu à leur rendre un hommage mérité lors de sa rencontre avec les forces vives de Koutiala. “Depuis mon arrivée à Koutiala, il ne m’a rien demandé, même pas un fil. S’il était quelqu’un d’autre, il allait me demander beaucoup de choses. Il ne m’a jamais demandé quoi que ce soit. Et pourtant, il me suit partout et c’est lui qui a organisé mon séjour ici à Koutiala. Des hommes d’honneur comme Kassa existent encore au Mali même s’ils se font rares. Les mauvaises volontés sont de plus en plus nombreuses au Mali que les bonnes volontés. Kassa Traoré ne m’a rien demandé. Il ne m’a jamais sollicité. S’il me sollicite, il le fait pour les autres”, a-t-il reconnu du Pr. Kassa Traoré. S’adressant à ses détracteurs, il dira que les hommes agissent et que Dieu aussi est en train d’agir. “Je suis tranquille comme le petit-fils de la vendeuse de galettes. Ce n’est pas pour me vanter parce que je sais qui je suis. Je ne suis pas au pouvoir pour les délices du pouvoir car je connais les difficultés du pouvoir. Cela fait 5 ans que je suis au pouvoir. Certains sont pressés que mes 5 ans finissent. Le Palais de Koulouba est l’un des meilleurs palais. Malgré cela, je ne dors pas là-dans. Je préfère la maison de Boubacar Kéita (son père) et celle de mon grand-père à Koko au Palais de Koulouba. Si les gens ne vous connaissaient pas, ils vous traitent comme eux. Les autres cherchent le pouvoir pour autre chose. Je cherche le pouvoir pour la renommée du Mali. Parce que je sais ce que vaut le Mali. Je demande au Dieu de faire en sorte que Koutiala et le Mandé aient toujours confiance en moi. Après Dieu, il y a quoi ? Après Dieu, chacun peut dire ce qu’il veut et ce qu’il pense de moi. Mes détracteurs peuvent tenter de me balayer, grâce au Bon Dieu, aux bénédictions, aux conseils de mes parents, je ne tomberai pas. J’ai renoncé à beaucoup de choses alors que j’avais raison. Je n’ai rien fait qui puisse déstabiliser le pays. Chaque jour Dieu nous conseille. Des gens se comportent en musulmans les vendredis pour aller à la mosquée alors qu’ils ne sont pas musulmans. Même le comportement des leaders religieux fait réfléchir. Ils ne font que mentir sur les autres. Ils savent ce qui existe entre nous. Je les laisse avec le Bon Dieu. Mon grand-père m’a toujours enseigné de ne pas dire bas ce que je ne peux pas dire haut. Ce qui fait que je ne peux pas avoir peur de quelqu’un. Je demande toujours au Bon Dieu de faire de moi un digne fils pour que je puisse écouter et supporter les médisances de mes détracteurs”, a-t-il indiqué. IBK : “Il n’est pas facile de combattre un digne fils comme moi” Le président IBK est revenu sur la sulfureuse campagne autour du Référendum qui, à ses dires, était un faux problème. “Mes détracteurs voulaient me pousser à la faute croyant que je n’allais pas reculer. Mais ils ne me connaissent pas. Je suis bien conseillé par des dignes fils, des hommes d’honneur du Mali. Et je tiens compte de leurs conseils. Mes détracteurs ont procédé par des mensonges, des désinformations afin de faire révolter les Maliens, de les mettre dans la rue pour qu’il y ait des morts et dire qu’IBK est un assassin. Par la grâce de Dieu, je ne suis pas tombé dans leur piège. Depuis que j’ai décidé de surseoir au Référendum, il n’y a plus eu de bruits. Il n’est pas facile de me combattre, un digne fils comme moi. La méchanceté est une idiotie. Seules la patience, la tolérance permettent d’aboutir au bonheur. La méchanceté ne construit rien de bon. Ils voulaient me harceler. Mais ils se sont trompés. Ils ne peuvent pas me harceler, ils se sont harcelés eux-mêmes. Ils sont jaloux de moi. Je suis en bonne santé, je suis joyeux, parce que je suis en harmonie avec moi-même. Si mes détracteurs veulent me créer des problèmes, ils se trompent. Ils ne pourront pas m’atteindre”, s’est-il défoulé. Sur la construction de l’hôpital de Koutiala, il ajoutera que ses détracteurs l’ont accusé de venir construire cet hôpital chez lui. Et de se demander si Koutiala ne fait-il pas partie du Mali. “Koutiala fait partie du Mali. Pour moi, tous les Maliens sont sur le même pied d’égalité dans la construction du pays. Nous procédons par étape. Chaque localité du Mali aura son hôpital et ses infrastructures”, a-t-il promis, avant de faire des bénédictions pour les victimes de l’accident survenu à Koutiala et qui a fait 3 morts et plusieurs blessés. IBK promet de récompenser les agents du Centre de santé de référence de Koutiala Durant sa visite aux blessés, IBK a été frappé par l’état de propreté des lieux. Il s’est réjoui de voir cet hôpital très propre. Pour IBK, le Centre de santé de référence de Koutiala est un modèle. “J’ai été très satisfait. J’encourage les agents de santé à persévérer dans cette propreté. Je vous salue pour cette propreté. Les autres Csréf doivent vous prendre comme exemple parce que la santé de nos populations dépend de la propreté des lieux qui doivent être propres. Pour cela, j’invite la population à ne pas faire des hôpitaux des crachoirs et des dépôts d’ordures”. Il s’est engagé à récompenser les agents de santé, surtout le directeur du Csref et le médecin-chef, Dr. Youssouf Sidibé “Di Mario” qui a été publiquement félicité par le président IBK lors de la conférence avec les forces vives. Le plan d’urbanisation de Koutiala à revoir Par rapport à la modernisation de la ville de Koutiala, le président dira que son plan d’urbanisation doit être revu. Parce qu’à ses dires, les routes de Koutiala sont petites et obsolètes. Il a averti les populations que la reconstruction de Koutiala se fera avec des destructions et des compensations de ceux qui seront touchés. “Pour que Koutiala devienne une ville moderne, la population doit accepter les travaux. Tous ceux qui seront touchés par les travaux seront récompensés”, a-t-il promis. IBK : “Je continuerai l’équipement des forces armées et de sécurité” Sur la sécurisation du pays, IBK dira que les Maliens ont été très patients. A ses dires, chaque chose a une limite. “Durant ma campagne pour les élections présidentielles de 2013, j’avais promis aux Maliens d’équiper les forces armées et de sécurité pour lutter contre le terrorisme. Je tiendrai cette promesse. La sécurité des Maliens est une de mes priorités, n’en déplaise aux détracteurs. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent. Mais les Maliens et les militaires voient tout et entendent tout. Je m’en fous des délations de mes détracteurs car je sais ce que je dois faire. Et c’est ce qui me met à l’aise. Je n’ai pas fini ce que j’ai entamé. Je continuerai l’équipement des forces armées et de sécurité. Nous sommes là-dessus. Qu’ils veulent ou pas, mes détracteurs me verront travailler pour le Mali, pour le peuple malien. Je remercie les forces armées et de sécurité car ce qu’ils sont en train de faire pour la sécurisation du Mali n’est pas une chose aisée. […] Malgré tout ce que nous sommes en train de faire, certains se permettent de nous insulter. Cela n’est pas de la démocratie. Nous allons mettre un terme à cela. Et la justice fera son travail. Nous avons été trop patients et tolérants. Je ne suis pas un lâche. Chaque chose a son temps”, a-t-il signifié. Siaka DOUMBIA, envoyé spécial BAPTEME D’UNE INFRASTRUCTURE SPORTIVE Le Stade municipal de Koutiala dénommé désormais “El Hadj Sidiki Ouattara” Le stade municipal de 5 000 places de Koutiala porte désormais le nom d’El Hadj Sidiki Ouattara. Cette cérémonie de baptême a eu lieu le vendredi 16 février 2018 devant des milliers de Koutialais qui avaient pris d’assaut le stade municipal. Elle a aussi été l’occasion de témoignages sur l’illustre disparu. Le président IBK à l'écoute des forces vives de Koutiala : "Je ne suis pas au pouvoir pour les délices du pouvoir "Né vers 1886, El Hadj Sidiki Ouattara fut le dernier chef de Canton de Koutiala. Il régna de 1936 à 1960 et consacra sa vie à la défense et à la sauvegarde des intérêts du Miniankala. “Sidiki Ouattara a vite compris que le développement de sa localité dépendait de l’agriculture d’où l’essentiel de ses efforts pour ce secteur. Il a été l’initiateur de la 1ère Foire agricole de Koutiala. Symbole de paix et de cohésion sociale et médaillée de la légion d’honneur française, Sidiki Ouattara est décédé le 4 janvier 1997”, a dit le président du Conseil de cercle de Sidiki Ouattara. Pour lui, le baptême du stade municipal est une preuve de l’immensité de l’amour du président IBK pour son terroir, Koutiala. “Aussi, nous sommes convaincus, ici à Koutiala, que du fond de votre cœur, au slogan ” Le Mali d’abord”, vous auriez ajouté ” Koutiala surtout” , a-t-il indiqué. Les pics d’IBK contre ses détracteurs : ” Tant que j’ai les bénédictions des Sidiki Ouattara, Nègèjuru Tiémoko, Boubacar Kéïta, Kati Bouramablen, mes ennemis ne pourront jamais me terrasser” Pour le président Ibrahim Boubacar Kéita, le baptême du stade au nom de Sidiki Ouattara est une reconnaissance et une façon d’immortaliser l’homme. Car, à ses dires, Sidiki Ouattara le mérite car il a travaillé pour Koutiala et pour le Mali. Tout en remerciant les Koutialais en Minianka, IBK s’est dit réjoui d’être dans le stade parmi ses parents, ses amis. “Je sais, aujourd’hui, Jamanatigui (chef de Canton) Sidiki Ouattara et son ami Nègèjuru Tiémoko (le grand père d’IBK) dormiront dans leur tombe”, a-t-il dit. Après avoir prononcé ces mots, IBK n’a pas pu retenir ses larmes. “Ils dormiront, ils dormiront dans leur tombe. Et ils sauront que l’héritage qu’ils ont légué est entre de bonnes mains. Je pleure parce que mon émotion est plus profonde. C’est pour cette raison que j’appelle les gens à la sagesse. C’est Dieu qui m’a fait. Que les gens soient sages. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ce que je suis ? Ma foi, mes intentions sont connues de mes parents. C’est ce qu’ils m’ont prouvé en venant nombreux au stade. Je n’ai pas donné un franc à qui que ce soit pour venir au stade. Je me connais, je connais et je respecte les autres, je sais d’où je viens et je respecte mes aïeux. Je n’ai pas acheté la dignité. Je suis un digne fils. Ceux qui pensent qu’on peut acheter la dignité ne se connaissent pas, ne connaissent pas les Koutialais. Koutiala est le berceau de la dignité et de l’honneur. J’ai tété la dignité et l’honneur à Koutiala”, a-t-il dit de ses détracteurs. IBK a rappelé qu’il a étudié à Koutiala et a été formé, formaté et éduqué par des maîtres comme Danzé Koné, Moussa Kélétigui Traoré et sa femme Bintou Bamba, Assim Tall. “En ce moment, le mensonge, la tricherie ne faisaient pas de quelqu’un un homme. Je n’ai pas été éduqué dans ce sens. En revenant à Koutiala et retrouver l’accueil et l’hospitalité légendaire qu’est-ce que je peux dire aux Koutialais ? Mes parents ont dit que je vais baptiser le stade du nom de mon concurrent El Hadj Sidiki Ouattara. Ce qui est une bonne chose. Avec ce stade, il sera immortalisé à travers les jeunes qui viendront jouer dans le stade. El Hadj Sidiki Ouattara, vous le méritez parce que vous avez travaillé pour ça. Certains vivent et meurent pour rien, sans la consternation des autres. Cela n’est pas votre cas El Hadj Sidiki Ouattara. Né au 19e siècle en 1886 (avec une différence d’une année du partage de l’Afrique entre les pays européens), il a vécu, bataillé jusqu’à l’indépendance du Mali. Personne ne vous a manqué de respect, vous avez toujours été respecté par les Blancs. Personne n’osait l’affronter sauf moi seul qui l’a dépossédé de sa femme, moi seul pouvait l’affronter pour m’amuser avec lui. Cèba, vous avez régné sur Miniankala avec dignité et honneur. Tel que je te connais tu es en train de rire de moi pour dire que ton ennemi a commencé à parler. Je sais d’où je viens. Tant que j’ai les bénédictions des Sidiki Ouattara, Nègèjuru Tiémoko et Boubacar Kéita, Kati Bouramablen, tant que j’ai leur respecte, tant que vous reconnaissez mes souffrances, mes ennemis ne pourront jamais me terrasser, ils ne pourront jamais me faire tomber, je ne tomberai pas. Je peux me soumettre par respect, mais je ne violerai jamais la loi car je sais la loi. Quand je dis aux gens d’être sages, ils doivent être sages à cause du respect mutuel. Laissons-nous nos pieds pour nous saisir par nos mains. Car la méchanceté ne sert à rien, la méchanceté ne coûte rien à Sory. Je sais qu’il y a des problèmes dans le pays. Et nous n’avons pas cessé de travailler parce que nous sommes de très bonne foi. Et nous sommes avec le Bon Dieu qui nous voit. Les ennemis peuvent mentir sur nous, dire ce qu’ils pensent de nous, mais le Dieu voit tout sur cette terre. Les gens oublient, mais chaque jour, Dieu nous conseille. Comme le dit l’adage, l’oiseau de mauvais augure n’entend pas les conseils. Que Dieu nous préserve de ça. Que Dieu nous protège et nous permette d’aller à l’écoute des populations maliennes. Que le Dieu entende les difficultés des Maliens, entende les pleurs des Maliens en vue de nous permettre de résoudre ces problèmes. C’est ce qui m’a amené à Koutiala. L’hôpital de Koutiala, inchalla, inchalla, inchalla aura une renommée partout au Mali et dans la sous-région et dans le monde”, s’est-il adressé à ses détracteurs. Il a par la suite fait découvrir la stèle portant le nom d’El Hadj Sidiki Ouattara. Siaka DOUMBIA, envoyé spécial Me JEAN CLAUDE SIDIBé à KOUTIALA : “Dans moins d’un an, l’équipe de basket de Koutiala aura son terrain” La cérémonie de baptême du Stade municipal a été une occasion pour le président du conseil de cercle de Koutiala de solliciter du président IBK, au nom des jeunes de Koutiala, la construction d’un terrain de basket et d’une maison des jeunes. Parce qu’à ses dires, depuis plus de dix ans l’équipe de basket de Koutiala est la seule équipe de basket de la région de Sikasso et la seule équipe d’un cercle du Mali à jouer en élite. Et cela fait deux ans que cette équipe de Koutiala joue en première division mais n’a pas de terrain de basket car leur terrain, en titre foncier, n’est pas praticable durant la saison des pluies. La réponse du chef de l’Etat ne s’est pas fait attendre car le ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé, qui assistait à la cérémonie, a dit qu’il a sollicité et obtenu du président IBK la réalisation du terrain de basket. Et il a été délégué par le président IBK d’annoncer cette bonne nouvelle de construction du nouveau terrain de basket dans un délai de moins d’un an. “Dans moins d’un an, votre terrain de basket sera construit. Dans moins d’un an, l’équipe de basket de Koutiala aura son terrain de basketball. Et ce terrain permettra la pratique du basket, du volleyball, du Handball et d’autres disciplines sportives”, a-t-il informé. Cette bonne nouvelle a été bien accueillie et amplement applaudie dans le stade de 5 000 places qui avait refusé du monde. Cette mobilisation dans le stade est, selon le ministre Jean Claude Sidibé, une assurance pour lui et pour le président IBK. “IBK, rassurez-vous car vos parents vous aiment. Ce qui est très important. Vous ne pourrez rien réussir si vos parents ne vous aiment pas. Vos parents vous aiment aujourd’hui, vos parents vous aiment demain. Allons-y seulement”, a-t-il lancé, galvanisant ainsi le président IBK et la foule. Siaka DOUMBIA, Source : aBamako aBamako

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