Briefing hebdomadaire du Gouvernement : Cap sur le nouveau statut de la police nationale et la Cour d’appel administrative de Bamako

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Accompagné de deux de ses collègues (le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile le Général Salif Traoré et le ministre de la Justice Garde des Sceaux Amidou Younoussa Maïga), le ministre porte-parole du Gouvernement Amadou Koïta a animé le mercredi 21 février, au Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA), le point de presse hebdomadaire du Gouvernement. Un compte rendu détaillé du contenu du Conseil des ministres du mercredi 21 février, présidé par le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Premier à passer devant le pupitre, le ministre de la Justice Garde des Sceaux a apporté des éclairages sur le projet de décret portant la mise sur pied de la Cour d’Appel administrative de Bamako. Selon lui depuis 2011, le gouvernement avait créé des tribunaux administratifs à Bamako, Mopti et Kayes, cependant aucune de ces hautes juridictions n’a réussi à fonctionner. D’où l’adoption de ce projet qui va permettre leur mise place, à travers celle de Bamako d’abord. Au nombre des avantages de la fonctionnalité de la Cour d’Appel administrative de Bamako , il dira que cela va permettre de désengorger la Cour Suprême qui doit s’occuper des litiges entre les individus ou des sociétés contre l’Etat au niveau national. Une Cour qui était sollicitée pour trancher des litiges liés à des actes administratifs régionaux. Cette nouvelle juridiction de 2ème degré selon le ministre Maïga va aussi permettre de rapprocher la justice administrative aux usagers. Quant au ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Gal Salif Traoré, il a évoqué l’adoption par le Conseil des ministres du nouveau statut des fonctionnaires de la Police. Il dira que le statut de la police en vigueur date de 2010 et comportait quelques lacunes et insuffisances. D’où la nécessité de les corriger et apporter des innovations. Selon lui, ce nouveau statut comporte sept points importants : la précision du caractère paramilitaire de la police nationale, le changement de l’appellation inspecteur en officier de police afin de les rendre au même pied d’égalité que les grades militaires, l’augmentation de l’âge de recrutement à la police à tous les niveaux, la prise en charge de la totalité des soins médicaux des fonctionnaires de police blessés en service ou à l’occasion de service, permettre aux fonctionnaires de police atteints par la limite d’âge d’avancer en échelon, permettre à la hiérarchie de maintenir en activité pour une durée limitée les spécialistes qui doivent aller à la retraite et enfin permettre d’améliorer les conditions de vie et de travail des fonctionnaires de la police. Sur un tout autre plan le ministre porte-parole du Gouvernement a parlé du voyage effectué par le président de la République à Koutiala, la semaine dernière pour s’enquérir des aspirations et préoccupations des populations. Lors de ce périple, dans le cadre du programme d’urgence social présidentiel, dira le ministre Koïta, le chef de l’Etat a procédé : à la pose de la première pierre du deuxième hôpital de référence du cercle, à l’inauguration d’une station de pompage d’eau et a donné le coup de démarrage d’une route. Il a évoqué également le déplacement du président IBK à Bruxelles dans le cadre d’un sommet sur le financement des forces du G5 Sahel, tenu durant le weekend. Auparavant, selon toujours le porte parole du Gouvernement, le président de la République a effectué une visite privée de 72 heures à Paris au cours duquel il a été reçu par son homologue français, Emmanuel Macron pour échanger sur l’évolution de la situation sécuritaire du Mali. Par Jean Joseph Konaté Source : aBamako aBamako

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