Difficile sera la gestion de la pointe 2018 pour EDM SA

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M. Ladjo Sogoba, directeur technique adjoint de la société Energie du Mali (EDM SA), a animé un point de presse le vendredi 23 février 2018 sur la gestion de la pointe 2018. Pour M. Sogoba, en 2017, la continuité de service a été assurée dans des conditions très difficiles sur le réseau interconnecté et dans la plupart des centres isolés à cause de la part importante du thermique (60%) dans le mixte énergétique d’EDM SA. A cette situation, est venue se greffer en 2018, une pluviométrie très déficitaire en 2017. Il expliquera que la situation actuelle du fleuve Niger à Bamako est une illustration de ce déficit hydrologique. Il faut rappeler que cette situation est semblable, voire plus sévère que celle de 1984, année de grande sècheresse. Pour le directeur technique adjoint d’EDM SA, le déficit hydrologique très marqué sur les retenues des lacs de Sélingué et de Manantali participe de ce fait à une réduction très importante de la part des plus grosses centrales de production que sont Manantali, Félou et Sotuba. Ainsi, cette difficulté inhérente à la mauvaise pluviométrie enregistrée en 2017 va impacter sur la continuité de la fourniture d’électricité sur le réseau interconnecté, en particulier durant la période de la pointe, qui s’étend de mars à juillet. Et cela malgré toutes les dispositions prises par EDM. Et, il se trouve aussi que cette pointe 2018 coïncide avec trois événements majeurs. Il s’agit du mois de Ramadan où les besoins des consommateurs sont souvent multipliés par deux, la coupe du monde de football, moment de grande passion où aucune coupure de courant n’est tolérée et les élections. C’est pourquoi, dira M. Ladjo Sogoba, tout est mis en œuvre par la société EDM SA pour faire face à la situation en assurant la continuité de la fourniture d’électricité aux usagers durant cette période de grande chaleur. Il expliquera que pour réussir ce challenge, EDM SA a entrepris un certain nombre d’actions. Il s’agit de la rencontre avec les industriels maliens pour solliciter leur effacement le soir de 18h à 2h pour permettre de résorber le déficit et d’alimenter les ménages correctement. Toute chose que les industriels ont accepté, dira-t-il. Il y a ensuite le fait de négocier à la hausse les importations d’électricité avec les sociétés sœurs comme la SENELEC et la SOMELEC, la remise en exploitation continue de certaines machines malgré le coût de revient très élevé. Enfin, il y a eu la rencontre avec les leaders d’opinion, en particulier toutes les centrales syndicales, les différentes associations des consommateurs et autres pour leur collaboration sur la gestion de cette pointe, qui sera difficile. Ainsi, dira M. Sogoba, il leur a été demandé d’informer et de sensibiliser sur les économies d’énergies à tous les niveaux. Source : aBamako aBamako

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