« Le Mali veut organiser une élection présidentielle alors que la situation sécuritaire est pire qu’en 2013 »

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Au Mali, l’élection présidentielle approche – le premier tour est prévu le 29 juillet –, mais la paix se fait toujours attendre. Dans le nord et le centre du pays, les groupes djihadistes mènent des attaques régulières, alors que l’Etat tarde à se redéployer. Ancien ministre de la décentralisation et des collectivités territoriales et secrétaire général de la présidence, auteur de Reconstruire l’Afrique, vers une nouvelle gouvernance fondée sur les dynamiques locales (éd. Charles Léopold Mayer, 2009), Ousmane Sy est considéré comme l’un des premiers artisans de la décentralisation au Mali. Il livre son point de vue sur les retards dans la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger et sur la situation sécuritaire du pays. Pourquoi, plus de deux ans après sa signature, l’accord de paix peine à être appliqué ? Ousmane Sy Le grand problème de cet accord, c’est le manque d’appropriation politique. Après sa signature, ceux qui devaient l’assumer politiquement se sont défaussés pour des raisons diverses. On a mis l’accord entre les mains de techniciens, qui font ce qu’ils peuvent, mais avec beaucoup de limites. Rien de ce qui devait être entrepris comme initiative politique n’a été fait. Or le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est le seul à avoir la légitimité pour engager l’ensemble des protagonistes maliens sur un chemin de façon indiscutable. La principale difficulté qui bloque l’accord, c’est l’absence de prise en charge politique. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/26/le-mali-veut-organiser-...
Source : Africatime Africatime

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