Conférence-débat de l’ADEMA PASJ : « Nous avons perdu le pouvoir quand les divisions ont commencé », dixit le Pr Aly Nouhoum Diallo

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La section jeunesse de la commune V de l’Adema a organisé une conférence-débat, le samedi 24 février dernier à la Maison de la femme de Sabalibougou. Le thème portait sur « La Démocratie : cas du Mali ». C’était sous la présidence du Pr Aly Nouhoum Diallo (conférencier), en présence du Secrétaire Général de la section de la commune V, Boubacar Bah dit Bille, le président de la coordination de la jeunesse de Bamako, le président du Bureau National de la jeunesse, le secrétaire général de la section V, Ibrahima Haïdara. Cette conférence avait pour objectif d’outiller les camarades de la jeunesse du parti à mieux appréhender le contexte politique dans lequel ils évoluent. Il s’agissait essentiellement de comprendre le choix du modèle de gouvernance de notre pays ainsi que ses institutions et leurs rôles, conforter davantage les convictions des camarades jeunes dans les conversations ou débats politiques, contribuer à la formation politique et civique de la composante jeune du parti. L’exposé a abordé les différentes étapes de l’avènement de la démocratie dans notre pays, le mode de gouvernance ainsi que les piliers institutionnels qui le sous-tendent. Les différents modèles de gouvernance à travers le monde, l’histoire de la démocratie au Mali, les institutions de la République, la notion de liberté et d’égalité, ont été évoqués. Selon le secrétaire général de la section V, Ibrahima HAIDARA, cette conférence s’inscrit dans le cadre du programme d’activités qui s’articule autour de trois axes. Premièrement, le renforcement du mouvement de l’ADEMA à travers trois thèmes de formation : la démocratie, le parti et une conférence-débat sur l’Accord de Paix. Deuxièmement, les rencontres statutaires et troisièmement, la réflexion stratégique qui consiste à organiser des causeries sur les sujets intéressants les jeunes, a-t-il affirmé. Pour Boubacar Bah, quand on aborde un thème comme la démocratie, chacun y met n’importe quoi. Parlant d’achat de conscience, il dira que chacun doit avoir sa propre opinion pour mieux préserver sa dignité. Dans son exposé, le Pr Aly Nouhoum Diallo rapportera une citation de Churchill qui disait : « La démocratie, c’est le plus mauvais système ». Mais il juge qu’il n’y a pas mieux que la démocratie. Avant de la définir comme le pouvoir du peuple par peuple pour le peuple. La démocratie ne veut pas dire que tout le monde doit aller Koulouba, c’est une portion du peuple qui dirige selon des qualités de sélection, dixit. Il évoque que l’état d’esprit de l’époque consistait à attendre jusqu’à ce qu’on vous appelle pour que vous porter candidat, selon vos qualités. Mais tel n’est plus le cas. A ses dires, il fallait être indépendant alimentairement pour ne pas être acheté. Selon lui, gouverner par le peuple pour le peuple signifie que dans certaines démocraties, vous ne pouvez pas être ministre si vous n’êtes pas un député ou un élu local. Il a évoqué le rassemblement démocratique africain (RDA) et ses sections à travers l’Afrique. D’où il indiquera que l’ADEMA a été créé pour conquérir le pouvoir et l’exercer. Quand les hommes ne sont pas éduqués idéologiquement, politiquement, il y a des dérapages, a-t-il ajouté. Pour le professeur Ali Nouhoum Diallo, la démocratie Malienne va bien en se référant à la montée de « Ras Bath » par exemple. Et de poursuivre en disant : « Nous avons perdu le pouvoir quand les divisions ont commencé ». Youssouf GOITA

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Source : Maliweb Maliweb

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