Hommage en burnous aux deux soldats morts au Mali

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Valence - Les soldats du 1er régiment de spahis, enroulés dans leurs burnous traditionnels, ont rendu hommage mardi à "leurs deux frères d’armes" tombés au Mali, en présence de la ministre des Armées qui a assuré de sa "détermination" face à "l’ennemi". Les deux cercueils recouverts de drapeaux français ont été amenés à dos d’homme sur la place d’armes du Quartier Baquet de Valence (Drôme) balayée par un vent glacial. "L’ennemi (...) n’était sûrement pas assez courageux pour supporter votre regard, le regard calme et profond de la liberté", a commencé la ministre, Florence Parly, qui prononçait l’éloge funèbre, au lendemain d’un hommage aux Invalides. Et "nous allons faire face devant un ennemi dont l’acte a renforcé notre détermination", a-t-elle assuré, reprenant à son compte la devise du régiment: "Faire face". Le sergent-chef Emilien Mougin et le brigadier-chef Timothé Dernoncourt ont été tués au passage de leur véhicule par l’explosion d’une mine artisanale entre Gao et Ménaka, dans la zone dite "des trois frontières". Cote d’Ivoire, Liban, Sénégal, Centrafrique, ces deux soldats étaient habitués aux terrains compliqués. Surnommé "gueule d’amour", Emilien Mougin, promu à titre posthume adjudant, était connu pour sa détermination, ses qualités sportives. Originaire de la région, il était à 31 ans père de deux enfants. Timothé Dernoncourt, promu maréchal des logis, né en Colombie et âgé de 32 ans, avait "l’endurance exceptionnelle" que requiert "les longues courses dans la montagne", a raconté la ministre qui a remis aux deux hommes la Légion d’honneur à titre posthume. Les 750 militaires du 1er régiment de Spahis, héritiers des marcheurs marocains créés par le maréchal Lyautey, sont présents sur la plupart des opérations extérieures. Ils portent le burnous, une longue cape, bleue dans le dos, dans la tradition marocaine. L’attaque de mercredi dernier a été revendiquée par le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghali. Ces deux décès portent à 22 le nombre de militaires français morts dans le Sahel depuis le lancement de l’opération Serval, en janvier 2013, remplacée depuis par l’opération Barkhane, à l’été 2014. Emmanuel Macron avait expliqué deux jours plus tard depuis Bruxelles que cette attaque était intervenue "après plusieurs opérations fortes que nous avons menées sur le sol malien qui ont conduit à plus d’une trentaine de victimes du côté des terroristes". san/fga/sd Source : aBamako aBamako

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