ADEMA/Présidentielle : A qui profite la candidature de Dioncounda ?

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Dioncounda Traoré, candidat de l’Adema à la présidentielle ? L’idée fait son chemin depuis un certain temps au sein du parti de l’abeille. Dans les coulisses, l’ancien président de la transition multiplierait à la fois les contacts et les tractations pour baliser le chemin à la réalisation de son ambition présidentielle. Voilà pour le décor ! Cependant, Dioncounda (fortement soupçonné de rouler pour le prince du jour) doit se plier aux exigences des textes de l’Adema, à l’instar d’autres candidats : Dramane Dembélé et Moustapha Dicko, anciens ministres, et Kalfa Sanogo, maire de Sikasso. Ils sont tous candidats à la candidature de l’Adema. Mais déjà, des questions se posent au sein du landerneau politique sur l’imbroglio qui se joue actuellement dans la ruche au sujet de l’élection présidentielle à venir. Certaines questions concernent précisément Dioncounda Traoré. Sera-t-il candidat dans l’espoir d’assurer la victoire de l’ancien parti majoritaire à la présidentielle ? Est-il dans un jeu secret sur fond d’arrangement avec le RPM, en vue d’offrir un second mandat à Ibrahim Boubacar Keïta ? Selon beaucoup d’observateurs, la candidature de Dioncounda Traoré arrangerait plus IBK que l’Adema. Et certains n’excluent pas l’existence d’un deal entre l’ancien chef d’Etat de la transition et l’actuel président de la République. En réalité, IBK et Dioncounda ont beaucoup de points en commun. Ils ont tous les deux collaboré avec les régimes successifs d’Alpha Oumar Konaré et d’Amadou Toumani Touré. Aussi, en 2012, ils ont tiré des bénéfices du coup d’Etat de la bande à Sanogo. Ni IBK, ni Dioncounda, n’ont, en réalité, été hostiles à ce coup de force qui a provoqué l’effondrement du Mali. Au contraire, les deux hommes étaient dans des calculs d’intérêts personnels qui les empêchaient de s’opposer à l’action des putschistes. A la tête de la transition, en 2013, Dioncounda Traoré était à la base de toutes les décisions contestables qui ont enfoncé le pays dans l’anarchie, et même le chaos. C’est pourquoi, lui-même a failli perdre la vie lorsqu’il fut agressé par des manifestants dans les locaux de la présidence à Koulouba. Durant cette période sombre de l’histoire du Mali, Dioncounda n’a posé aucun acte susceptible de remettre le pays sur pied. Au contraire, sous la pression de la junte, il a multiplié les bourdes, dont la plus monumentale aura été de bombarder le capitaine Sanogo au grade de Général… Et c’est ce même Dioncounda Traoré qui aspire à revenir à la tête de l’Etat. Décidément, le bout du tunnel est encore très loin pour le Mali. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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