Comité régional de pilotage du projet SWEED : Bilan À Mi-parcours de bon augure

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Déjà 20.000 jeunes filles ont bénéficié d’actions d’autonomisation en termes de scolarisation, d’amélioration de leurs connaissances et de leurs compétences Le ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra a présidé, mercredi dernier, en fin d’après midi, la cérémonie d’ouverture de la réunion annuelle du Comité régional de pilotage du projet ‘’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel’’ (dont l’acronyme en anglais est SWEED). C’était en présence des délégations venues des six pays membres du SWEED : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Les représentants de la communauté des partenaires techniques et financiers dudit projet ainsi que plusieurs autres invités de marque étaient également présents. Plusieurs interventions ont marqué l’ouverture des travaux de la rencontre. Premier à s’exprimer, le représentant de l’Organisation ouest africaine de la Santé (OOAS), Pr Jean Jacques Kablan a rappelé que ce Comité est consacré à la revue des performances de l’année 2017, à l’adoption des plans de travail 2018, aux échanges sur les contraintes qui entravent la bonne exécution du projet SWEED et au renouvellement des instances du Comité régional de pilotage (CRP). Selon Pr Kablan, d’importants résultats ont été engrangés par l’OOAS en 2017 dans le cadre des activités du projet : accompagnement des laboratoires de contrôle de la qualité des médicaments ; mise à disposition des pays d’outils et guides harmonisés pour la formation des infirmiers et sages-femmes ; formation des enseignants des institutions de formation à l’utilisation de ces guides et outils pédagogiques ; appui aux écoles de formation et cycles de stages etc. «Notre défi à tous aujourd’hui reste comment atteindre tous les objectifs du projet au regard du temps restant. C’est pourquoi je suis heureux que cette session se penche aussi sur la possibilité d’une éventuelle prorogation de la date de clôture du projet mais aussi sur son extension à d’autres pays», a déclaré le représentant de l’OOAS. A sa suite, Christophe Lemière a, au nom de la Banque mondiale, indiqué que le Projet SWEED a pris son envol, avec déjà un taux de décaissement qui est supérieur à 30% dans la plupart des pays. Selon lui, cela se traduit aussi sur les résultats pour les populations, citant l’exemple des 20.000 jeunes filles bénéficiaires d’actions d’autonomisation en termes de scolarisation, d’amélioration de leurs connaissances et de leurs compétences de vie. Il a ensuite assuré que ce chiffre atteindra 200. 000 jeunes filles bénéficiaires d’ici la fin de l’année. «Notre objectif est que sur les deux prochains mois, on puisse réviser les accords de financement de façon à avoir une extension d’au moins de deux ans de la durée du projet afin d’atteindre les objectifs», a-t-il confié. Le Directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Mabinque Ngom a soutenu que le dialogue politique engagé au plus haut niveau a permis d’inscrire la question de l’autonomisation des femmes, des filles et des jeunes au rang des priorités nationales en matière de développement. Il a salué l’engagement des premières Dames dans la promotion du SWEED. Le président du Comité régional de pilotage (CRP) et non moins ministre de l’Economie du Tchad, Issa Doubragne a salué le progrès significatif enregistré au cours de l’année 2017, tant au niveau régional qu’à celui de chaque pays ainsi que les rencontres internationales sur le dividende démographique, une des thématiques centrales du projet SWEED. Pour étayer ses propos, Issa Doubragne a cité, entre autres, le choix et la mise en œuvre du thème du Sommet de l’Union africaine (UA) de 2017 ; l’organisation, en fin juin 2017 au Tchad, du premier forum Panafricain de la jeunesse sur le dividende démographique. «Le SWEED demeure l’unique rempart pour accélérer la transition démographique, car il nous permet, non seulement d’améliorer la transition démographique, mais aussi l’accès et l’utilisation des services de santé reproductive», a-t-il conclu. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population a soutenu que le projet SWEED vise à accroitre la capacité des pays membres à renforcer l’autonomisation des femmes et des adolescentes, leur accessibilité à des services de qualité dans les domaines de la santé reproductive, maternelle, infantile et nutritionnelle et leur capacité productive. Toujours selon Adama Tiémoko Diarra, le projet SWEED s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique nationale de population du Mali qui fait du dividende démographique un axe central bâti sur un investissement dans la jeunesse, les femmes et les adolescents, l’amélioration de la gouvernance dans une perspective de croissance économique soutenue et inclusive. Le ministre Diarra a rappelé que l’année 2017 a été celle de l’accélération de la mise en œuvre du projet SWEED au Mali et dans les 5 autres pays. «Au Mali, nous avons enregistré un taux d’exécution programmatique et financier de 70%. Le taux de décaissement global a atteint 30,5% de l’enveloppe allouée. En termes de résultats, le Mali a enregistré d’importantes avancées sur les plans de la santé maternelle, infantile et néonatale et de la scolarisation, de renforcement de capacités etc», a-t-il développé., En terminant Adama Tiémoko Diarra a estimé que ces acquis méritent d’être amplifiés à travers des propositions concrètes de renforcement des axes stratégiques du projet autour desquels des résultats tangibles sont déjà obtenus, mais aussi pour relever les défis. Massa SIDIBÉ Source : aBamako aBamako

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