Panique dans le cercle de Youwarou

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Décidément le cercle de Youwarou semble être le ventre mou de la sécurité dans le delta central du fleuve Niger. Depuis l’occupation de cette zone par les djihadistes d’Amadou KOUFA, les populations sont martyrisées quotidiennement par ces combattants de l’islam. Les attaques sont désormais quotidiennes, surtout lors des jours de foire. Des leaders sont enlevés vers diriger vers des destinations inconnues. La semaine dernière, c’était le fils de l’imam de Sindégué qui a été enlevé. Puis quelques jours après son corps a été retrouvé sans vie en pleine brousse. Le vendredi 23 février 2018, un autre leader a été pris chez lui à Dogo et amené de force vers une destination inconnue. Rappelons que l’imam et le chef de village de la ville de Youwarou sont menacés de mort depuis un mois par les djihadistes. Le motif de cette menace est que lors de l’attaque du camp militaire de Youwarou en janvier 2018, beaucoup de djihadistes environ 8 éléments ont été tués par les FAMA. Le corps de ces djihadistes ont été jetés dans un cimetière à ciel ouvert sans aucune considération, avant d’être enterrés dans une fausse commune sans les rituelles des funérailles normales. Les chefs djihadistes de la zone pensent que cet acte est l’œuvre du chef de village et de l’imam, qu’ils considèrent comme leurs partisans. A travers des funérailles bâclées, ils viennent de comprendre que ni le chef de village, ni l’imam de Youwarou ne sont avec eux. C’est pourquoi, ces deux leaders sont interdits de quitter la ville de Youwarou. Les djihadistes ont juré de leur faire la peau. Les habitants du cercle de Youwarou vivent dans une psychose totale, au moment où le premier ministre SoumeylouBoubèye MAIGA avait promis lors de son passage à Mopti pour rassurer les populations quant à la détermination du gouvernement à en finir avec les forces négatives qui écument cette zone. Depuis plus de deux semaines qu’il a quitté Mopti, les populations de cette localité n’ont senti un quelconque engagementvisibl. Le cinquième premier Ministre de la gouvernance d’IBK va-t-il lui aussi promettre sans rien faire se demandent les populations ? Malgré la présence d’un camp militaire des FAMA à Youwarou composé de 100 éléments et des véhicules de patrouilles, les populations sont laissées pour compte car ces militaires restent dans leur camp et sortent rarement sur le terrain. Ils se comportent comme si un cessez-le-feu avait été signé avec les djihadistes de Amadou KOUFA. A ce rythme, les élections deviendront un leurre pour les populations qui ont d’autres priorités que le vote. Seydou DIARRA Source : aBamako aBamako

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