Remous dans la ruche autour de la candidature à la présidentielle de 2018 : Si Dioncounda est candidat, IBK ne serait-il pas non-partant ?

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La candidature de l’ancien Président de la Transition semble prendre forme avec le dépôt de son dossier de candidature par la section Adéma de Nara auprès du Comité Exécutif. Tous ceux qui spéculaient sur la non-candidature de Dioncounda Traoré commencent à la prendre au sérieux. En attendant sa mise en forme par l’instance habilitée, des questions se posent : Dioncounda a-t-il remis en cause le deal selon lequel il ne serait pas candidat face à son cadet IBK ? Y a-t-il déjà une entente entre les deux pour que l’un soutienne l’autre? A moins de six mois des élections générales au Mali, la scène politique est en constante ébullition et chaque leader ou parti politique fourbit ses armes pour tirer le maximum d’avantage à ce jeu. Le Président sortant souhaite demander au peuple malien de renouveler son bail. En face, l’opposition, au regard du bilan, semble avoir le bon bout pour réaliser l’alternance. Entre ces deux camps, tergiversent encore d’autres formations qui regardent d’abord la direction du vent. Tel semble être le cas de l’ADEMA-PASJ. Les militants du parti de l’ex Président AOK, l’une des trois grandes formations au Mali, sont désemparés, malgré leur volonté de choisir un candidat à l’interne. Certains caciques du parti ayant pris fait et cause pour le régime IBK, semblent jouer contre la montre pour faire trainer le processus du choix du candidat. Mais, grâce à la détermination des militants, les choses semblent bouger ces quarante-huit dernières heures avec le lancement, enfin de l’appel à candidature. Nara, la section de Dioncounda Traoré, a donné le ton en convoquant la conférence de section et en jetant son dévolu sur Dioncounda Traoré pour être le porte-étendard du parti à l’élection présidentielle. Ce choix pour le moins logique suscite beaucoup de questions, comme entre autres : est-ce que c’est avec son assentiment que la section de Nara a décidé de parrainer sa candidature, lequel était au festival International Soninké à Dakar ? Si oui, aurait-t-il trahi sa parole de ne pas se présenter contre son cadet IBK ? Ou bien, y a-t-il un autre deal entre les deux hommes ? La suite sera connue sous peu. En attendant, chacun y va de son commentaire. Pour les uns, le Pr Dioncounda Traoré, après les honneurs et tous les avantages qu’il a eus après une bonne transition, aura tout à gagner en se mettant à l’écart pour continuer à être ce sage qui sera sollicité par tout le monde. Pour les autres, sa candidature, d’une part, va fédérer les clans rivaux qui se font la guerre et sauvera les meubles de l’ADEMA, et d’autre part, elle permettra à IBK d’avoir un allié qui le couvrira au cas où il ne sera pas candidat. Entre ces deux positions, il y a une troisième catégorie de citoyens qui pense que la candidature de Dioncounda Traoré ne fera non seulement pas l’unanimité au sein de son parti, à fortiori au sein de la CMP, mais aussi et surtout que Dioncounda–IBK, c’est bonnet blanc, blanc bonnet ; et qu’aucun d’entre eux n’est à mesure de sortir le Mali de cette léthargie. Youssouf Sissoko Source : aBamako aBamako

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