Le ministre Ag Erlaf lors de l’atelier sur la modification de la loi électorale : « Il s’agira de revisiter notre pratique des élections »

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Associer tous les acteurs à la validation des propositions de modification de la loi électorale, tel est l’objectif recherché par le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, à travers l’organisation d’un atelier de deux jours (1er et 2 mars) entre les acteurs de premier plan de la question électorale et les techniciens du domaine. La cérémonie d’ouverture de cet atelier était présidée par le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, qui avait à ses cotés le Délégué Général aux Elections et le représentant de la MINUSMA. Au cours du 2ème semestre de cette année, notre pays entrera de plain pied dans une phase électorale d’importance capitale. Il s’agit des élections présidentielles et législatives. En vue de mieux aborder ces rendez-vous électoraux majeurs pour notre démocratie et dans le but de restaurer et de renforcer la confiance de tous les acteurs dans le processus électoral afin d’aboutir à des élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a engagé un processus de consultation de tous les acteurs impliqués dans la gestion des élections. A cet effet, la classe politique et les structures impliquées dans l’organisation des élections ont été invitées à faire des propositions pour améliorer le processus. Les propositions présentées nécessitent, pour la majeure partie d’entre elles, une modification de la loi électorale. C’est pour valider les modifications engendrées par ces propositions à la loi électorale que le MATD a organisé cet atelier. Dont l’objectif est d’associer les acteurs à la validation des propositions de modification de la loi électorale. Selon le ministre Ag Erlaf, il s’agira de revisiter ‘’notre’’ pratique des élections. Compte tenu du fait qu’il s’est avéré que cette pratique par les années passées a entrainé un certain manque de confiance entre les acteurs. « L’exercice constituera à identifier les éléments de notre pratique électorale qui pourraient être améliorés, afin que cette confiance revienne » a déclaré le ministre de l’Administration Territorial et de la Décentralisation, tout en précisant qu’ il ne s’agira pas de réécrire la loi électorale, ou redéfinir les missions des différentes institutions qui concourent à la réalisation des élection, mais de voir, quels sont les éléments de notre pratique qui pourraient rendre plus crédible, plus transparente notre méthode de faire des élections. « C’est parce que le gouvernement dans le cadre de cette consultation aimerait avoir un avis neutre, que nous avons demandé la facilitation par la Minusma, qui a mis à notre disposition un expert de très grande valeur » a tenu à préciser le ministre Ag Erlaf. Selon lui, l’objectif recherché est qu’à l’issue des deux jours d’échanges : « nous puissions disposer des propositions claires et consensuelles à faire au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, à même de corriger les éléments que nous avons identifié comme faiblesses ». Ont pris part à cet atelier les membres de cabinet et Conseillers techniques du MATD, le Directeur Général de l’Administration du Territoire et son adjoint, les cadres du Centre de Traitement des données de l’état civil, les cadres de la DGE, les représentants des partis de l’opposition, de la majorité, du centre, des non alignés, des représentants de la société civile, des parties à l’accord (CMA, Plateforme), du représentant de la MINUSMA et de celui du Haut représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali. Mimi Sanogo Source : aBamako aBamako

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