Protection des eaux et foret : 95 gardes-forestiers se forment à Djissoumabougou

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Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Kéita Aïda M’Bo a visité la semaine dernière le Camp des jeunes pour la lutte contre la désertification à Djissoumabougou dans la Commune du Mandé, où 95 élèves gardes-forestiers se trouvent en formation et le nouveau Campement de formation de la Faya dédié à la formation pratique et prêts à accueillir ses premiers élèves. Au Camp des jeunes pour la lutte contre la désertification à Djissoumabougou, 95 agents des services des eaux et forêts venus de toutes les régions suivent une formation commune de base depuis le 8 janvier 2018. Cette formation vise à renforcer les capacités opérationnelles sur le plan militaire des futurs soldats de l’environnement. Pour s’imprégner des conditions de ces soldats de l’environnement, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Kéita Aïda M’Bo, s’est rendu le sur le site le 1er mars en compagnie du directeur général des eaux et forêt, Mamadou Gakou. La formation commune de base est une obligation pour tous les services des eaux et forêts, comme tous les services militaires et paramilitaires, astreints au port de l’uniforme et au maniement des armes dans l’exercice de leur fonction. Le forestier dont la mission est la surveillance et le contrôle du patrimoine forestier, la gestion durable des forêts, l’amélioration du cadre de vie, la préservation de l’environnement, la protection de la faune et de la flore, l’aménagement et la gestion des aires protégés doit être instruit sur les notions militaires essentielles qui sont, entre autres, le respect des symboles de l’Etat, de la nation, du drapeau national et l’engagement à accomplir la mission dans la justice et dans la légalité et être apte à réagir efficacement face aux défis sécuritaires nouveaux. Aux termes des trois mois de formation, les soldats auront des compétences dans des domaines comme l’école du soldat, les bases de la discipline militaire, l’armement, l’instruction sur le tir et le combat, le service en garnison et en compagnie, la sécurité militaire, etc. Le ministre les a encouragés et a félicité les formateurs et encadreurs. “Vous venez des régions du Mali ce qui confirme encore une fois que vous êtes au service de votre pays. A l’issue de cette formation, vous devez être des hommes de valeur, dotés d’une grande humilité, travailleurs infatigables, disciplinés, efficaces et dévoués à la préservation des ressources forestières et fauniques et au bien-être des populations maliennes”, a ajouté Kéita Aida M’Bo. Le porte-parole des élèves gardes-forestiers, Ali Poudiougou, a assuré l’illustre visiteur de leur engagement à servir valablement le Mali tout en formulant une conviction. “Au sortir de cette formation, n’en doutez pas Mme le ministre, vous aurez sur le terrain des soldats de l’environnement physiquement et moralement bien formés et aptes à assurer la plénitude de leurs missions. Cependant, au regard de la délicatesse de notre mission, nous sollicitons l’appui du département pour notre dotation individuelle”, a déclaré M. Poudiougou. L’annexe du centre de formation pratique forestier de Tabacoro est dirigée par le colonel-major Bocar Cissé. Là, le ministre en compagnie du général Mamadou Gakou, directeur général des eaux et forêt, a visité les nouveaux locaux qui vont remplacer les anciens vétustes et construites en banco. La construction de ce campement a coûté au budget plus de 400 millions de F CFA. Selon le directeur du centre, ce campement va servir de lieu d’exercice, de démonstration des méthodes et des techniques forestières, mais aussi de lieu d’observation et d’initiation aux problèmes forestiers. Le chef du département s’est réjoui de la construction de ce nouveau centre qui va offrir un cadre idéal pour l’hébergement des élèves et encadreurs en vue d’une meilleure exécution des cours pratiques. Elle a instruit à la direction l’entretien courant de ce nouveau site qui sera incessamment inauguré. Le centre comprend deux blocs dortoirs pour les élèves d’une capacité de 90 lits extensible, deux blocs de toilettes, deux blocs dortoirs pour les encadreurs, un réfectoire, une cuisine, un forage équipé d’un château d’eau, des panneaux solaires, etc. Ousmane Daou Source : aBamako aBamako

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