Mali : un projet d’électrification pour éclairer 24 villages

31
Pour répondre à une forte demande en énergie électrique sur le territoire, le gouvernement malien a lancé début mars un grand projet d’électrification rurale. Il s’agit du Projet d’Energie Solaire pour le Développement Rural (PESDR). Ce projet va permettre d’électrifier 24 villages. Il est estimé à 10 milliards de FCFA et a été lancé par le ministre de l’énergie et de l’eau, Malick Alhousseini. A ce jour, le pays dispose d’un taux d’électrification de moins de 30%. Dans les villages et d’autres zones rurales, ce taux d’électrification est estimé à 10%. Ce grand projet d’électrification rurale sera exécuté en deux parties. La première porte sur la construction de deux centrales solaires dans deux localités du cercle de Macina. Il s’agit de Sarro et Saye. La seconde partie concerne le renforcement des capacités de tout le personnel de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification (Amader). Ce projet vient également « renforcer la capacité du Mali en matière d’électrification rurale dans les localités de Sana et de Saloba, dans le cercle de Macina », a expliqué Malick Alhousseini. Le ministre de l’énergie et de l’eau a précisé que le projet sera mis en œuvre par l’Amader. Financement de la BID et du Maroc « C’est la première fois que des villages sont électrifiés à partir de centrales 100% solaires et c’est également la première fois que plusieurs villages sont alimentés à partir d’une seule centrale », a déclaré Mamadou Ouattara, président-directeur général de l’Amader durant le lancement du projet en présence des représentants des partenaires techniques et financiers. Il faut préciser que le financement de ce projet est pris en charge la Banque islamique de développement. Le Mali est également appuyé financièrement par le Maroc à hauteur de 944 millions de FCFA. Le PESDR va « servir de tremplin pour la recherche de solutions techniques de mieux en mieux adaptés à l’électrification rurale au Mali », a affirmé Mamadou Ouattara. « Nous sommes conscients que le nombre de bénéficiaires prévu dans ce projet est minuscule comparé aux besoins du pays. Néanmoins, nous considérons que la réussite du projet permettra d’acquérir de l’expérience nécessaire pour répliquer ce projet dans d’autres régions similaires » a déclaré de son côté Noureddine Mabrouk, représentant de la BID. Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here