Système d’information énergétique UEMOA: la coordination du Mali lance ses activités

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La coordination nationale du Mali du Système d’information énergétique (SIE), en partenariat avec l’OIF et la Commission de l’UEMOA, a organisé, hier lundi, à l’ex-CRES de Badalabougou, l’atelier national de lancement du Système d’information énergétique dans l’espace UEMOA (SIE-UEMOA), initié depuis 2009, et mis en œuvre par le Groupement INTEC/AKASSI. Placée sous l’égide du ministre de l’Énergie et de l’eau, Malick ALHOUSSEINI, la cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du représentant de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), SEGLA Romaric ; de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Atayi Agbobly AYIH ; la coordinatrice SIE-Mali, non moins directrice nationale de l’Énergie, Mme THERA Aminata FOFANA. On y notait également la présence des responsables et agents intervenant dans le domaine de l’énergie. Selon le ministre Malick ALHOUSSEINI, le Système d’information énergétique (SIE) se définit comme étant un ensemble intégré des méthodes, moyens et outils permettant d’assurer l’enregistrement, la collecte, le traitement et la valorisation des données énergétiques facilitant une prise de décisive en vue d’une planification efficace du secteur de l’énergie. En effet, a-t-il précisé, le SIE, à travers le bilan énergétique, est une photographie du secteur et permet de connaître les approvisionnements et les modes d’approvisionnement du pays en énergie ; le processus de transformation de l’énergie primaire ; l’analyse de l’évolution des consommations finales, etc. Les bilans successifs, a-t-il rappelé, ont été élaborés par la Direction nationale de l’Énergie en collaboration avec d’autres structures nationales de différents départements concernés. À titre indicatif, a-t-il souligné, selon les données du bilan énergétique de 2014, la biomasse représente 78 % de la consommation finale d’énergie, suivies des produits pétroliers avec 17 % et l’électricité 5 %. Pour lui, ces chiffres sont interpellateurs et doivent les engager vers l’adoption des systèmes énergétiques viables et durables pour la satisfaction des besoins énergétiques des populations, plus respectueuses de l’environnement et préservant nos ressources naturelles. Ainsi, a indiqué le ministre, en vue de permettre une consolidation progressive des données énergétiques des États membres ainsi que leur comparaison dans la logique de l’élaboration d’une Politique énergétique commune (PEC) et de sa mise en œuvre, il a été mis en œuvre dans l’espace UEMOA, un projet dénommé « Système d’information énergétique de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (SIE-UEMOA) ». Le projet SIE-UEMOA est le fruit d’un partenariat entre l’OIF et la Commission de l’UEMOA, qui a abouti en 2014 à la signature d’un Protocole entre les deux institutions. Il vise, entre autres, de renforcer les capacités des ministères en charge de l’Energie des États membres de l’Union par le développement et la gestion des SIE nationaux ; doter la Commission de l’UEMOA d’outils lui permettant de suivre en temps réel l’évolution des statistiques énergétiques dans ses huit pays membres, etc. Selon le représentant de la Commission de l’UEMOA, la situation énergétique dans au sein de l’espace sous régional est caractérisée par un bilan énergétique dominé par l’utilisation massive de la biomasse traditionnelle ; un coût de production de l’électricité assez élevé ; un sous-investissement chronique dans les infrastructures ; une rareté des ressources publiques pour le financement des projets de grande envergure ; une utilisation peu rationnelle des ressources énergétiques disponibles, etc. C’est fort de ce constat, a-t-il rappelé, qu’en 2009, les plus hautes autorités de l’Union ont adopté l’initiative régionale qui s’est fixé trois objectifs majeurs, à savoir : faire passer le taux d’électrification dans l’espace UEMOA de 17 % en 2016 à 80 % en 2020 et à 100 % en 2030 ; réduire le coût moyen de l’électricité dans l’espace UEMOA ; et accroître la proportion des énergies renouvelables et durables (solaire et éolienne) de 36 % en 2016, à 82 % en 2030. L’élaboration de bilans énergétiques pour les années à venir, la création d’une base de données, la détermination de l’évolution des indicateurs énergétiques et la redéfinition de la politique énergétique avec les indicateurs de suivi sont entre autres les axes autour desquels s’articule la mission du Système d’information énergétique du Mali (SIE-Mali). Les SIE se composent de bilans énergétiques réalisés selon les lignes directrices de l’Agence internationale de l’énergie, d’indicateurs énergétiques et d’analyses prospectives répondant, notamment, aux besoins d’information pour la planification des infrastructures. Par Sékou CAMARA Source : aBamako aBamako

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