Instrumentalisation des conflits par les puissances mondiales : Les médias français en pointe pour la propagande

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Après la fabrication de la nouvelle forme de terrorisme au début des années 80 pour contrer les soviétiques et contrôler le moyen orient à des fins stratégiques, les conflits se sont généralisés et en dehors du marché d’armes, les grandes puissances en tirent beaucoup d’autres profits. Aujourd’hui, leurs médias, surtout ceux de la France sont incontournables pour accompagner leurs politiques de cannibalisme. Ces dernières semaines, tous les amateurs des médias français ont eu les oreilles rabattues par la situation dans la Ghouta orientale en Syrie. Tous les autres conflits, tous les autres problèmes du monde ont été mis au dernier plan. Ni le sort des migrants sur la mer – d’ailleurs ce n’est plus sur leur ligne rédactionnelle qui vise la politique internationale de l’Elysée-, ni la catastrophe humanitaire au Yémen, ni le Soudan du Sud ou tant d’autres brasiers alarmants ne font plus la une de leur actualité. Ils sont focalisés sur la Ghouta orientale pour diaboliser le gouvernement syrien qui est sur le point de déloger les terroristes parrainés par plusieurs pays occidentaux. Sur RFI, on cherche même à faire croire que l’armée de Bachar Al Assad se bat contre des civiles et la chaine cite sans vergogne des sources proches des rebelles et terroristes. Finalement, ceux que la France et ses alliés arment pour combattre des régimes ne sont pas cités comme des terroristes. Et Le journal Le Monde n’est pas du reste dans la propagande. Il s’agit bien du grand quotidien français qui s’est ridiculisé tout récemment avec son article mensongère alléguant un espionnage imaginaire de la Chine par des micros dans les murs du siège de l’UA. Dans sa parution du 22 mars 2017, on pouvait lire que le groupe Failaq Al Rahman (légion du tout miséricordieux) était un groupe armé à dominance islamiste dans la Ghouta. Il a rappelé à peu près la même chose le 28 février dernier. Mais dans un revirement inouï, le quotidien français a noté le 3 mars que le groupe Failaq Al Rahman n’a pas d’idéologie très marquée. La raison de cette contradiction est que ces derniers temps, la diplomatie française est entrain de remuer ciel et terre pour empêcher les russes et l’armée syrienne de mettre la main sur la Ghouta orientale. Pour rappel, ce sont les mêmes coups d’éclats médiatiques et diplomatiques avec l’aide de l’ONU que la France avait voulu empêcher la reprise d’Alep par les forces de Bachar. A l’époque, un communiqué de Matignon faisait entendre que chacun devait rester à sa position avant de trouver une solution. Mais après la prise d’Alep, les russes ont découvert des armes et mercenaires occidentaux dans le camp des terroristes. Le hic est que dans d’autres localités qui étaient contrôlées par les djihadistes, on a pris une grosse entreprise de cimenterie française la main dans le sac. Elle collaborait directement avec ceux que tout le monde prétend combattre. Pour ne pas être la risée du monde, les autorités françaises ont saisi leur justice qui a mis en examen certains dirigeants de l’entreprise incriminée. Ce n’est pas qu’en Syrie seulement. Partout où il ya ces genres de conflits les grandes puissances utilisent des groupes armées pour occuper des régions riches en ressources minière pour les exploiter. C’est ce qui se passe en Lybie, au Mali, en RDC ou au Soudan du Sud et leurs média font le nécessaire pour brouiller les pistes. Ils agissent en fonction de la ligne politique de leurs pays. En guise d’exemple, au moment où tous les pays européens étaient entrain d’élaborer leurs politiques de migration, c’est ce sujet qui passait en boucle dans toutes les infos, magasines, chroniques et plein d’autres formats sur RFI et France 24 pour dissuader les africains à aller vers l’Europe. I.S.

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Source : Maliweb Maliweb

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