Crise sécuritaire : Des populations soumises à des mesures contraignantes par un régime aux abois !

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Le régime IBK est dos au mur face à la crise sécuritaire qui gangrène le nord et le centre du pays. La gestion de cette crise par les chefs de l’Exécutif régional suscite de vives réactions au sein des populations. Elles trouvent contraignantes ces mesures de restriction de la mobilité humaine. Laquelle mesure fait la part belle aux ennemis du peuple. La crise sécuritaire que connait le pays est gérée de manière différente d’une localité à une autre. Si à Bamako, l’accent est mis sur les patrouilles mixtes et permanentes, la gestion est autre dans les capitales régionales. Dans ces zones, les chefs de l’Exécutif régional ont pris à leur compte à limiter la mobilité des personnes. Sont concernées par ces restrictions de mobilité, les Régions de Ségou, Mopti et tout récemment Gao et Tombouctou. A Ségou, les cercles de Macina, Niono, Diabaly sont concernés par l’interdiction de circuler sur motos ou en véhicules Pick Up. Même son de cloche à Mopti où les motos et Pick up sont interdits de circulation sur toute l’étendue de la région. Si les autorités régionales à la base de ces décisions jugent la mesure préventive, les populations en voient une restriction à leurs mouvements quotidiens. C’est pourquoi des voix se lèvent pour critiquer la mesure. Aly Traoré est ressortissant de la région de Mopti vivant à Bamako. Pour lui, l’interdiction de circuler des motos a crée la cacophonie dans les zones concernées. Dans son Mopti natal, les forces de sécurité entrent dans les maisons et sortent les motos garées dedans et les brulent. Cela au nez et à la barbe des propriétaires qui assistent impuissants à la destruction de leurs biens. Si l’on n’y prend garde, les populations risquent de se rendre justice. Les autorités sont appelées à revoir leurs décisions avant que le pire n’arrive dans les zones concernées par ces mesures. Même remarque chez cet habitant de Bandiagara résidant à Bamako. A ce propos, il dit ceci : « les activités économiques sont presque aux arrêts dans tout le cercle. L’interdiction de circuler sur motos a contribué à la désertion des foires hebdomadaires et déplacements entre villages. L’économie locale connait un coup sérieux et mourra de sa belle mort si la mesure perdure. Les populations sont sur le qui-vive en appelant à la levée de la mesure pour éviter des crises à relents sociaux et économiques ». Les Gouverneurs de Gao et de Tombouctou viennent d’emboiter le pas à leurs collègues de Mopti et Ségou. Dans ces régions du Nord, l’interdiction de circuler sur motos et véhicule Pick up est entrée en vigueur. Les engins navigants tels que la pirogue et les pinasses sont également interdits de naviguer entre 22H et 06 H du matin. Les victimes collatérales de cette situation sont les populations. Elles payent les frais d’une décision impopulaire. Pour elles, la solution réside dans la multiplication des patrouilles dans les centres villes et alentours, l’érection de check point dans les villes en vue de procéder au contrôle systématique des usagers de la route. Les autorités sont appelées à revoir leur copie en matière de lutte contre l’insécurité criarde au pays. C’est une condition indispensable pour juguler la crise actuelle. Tout le reste est divertissement. Alex Source : aBamako aBamako

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