REDECOMA: pour un monde numérique digne de confiance

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Dans le cadre de la Journée mondiale des droits des consommateurs, le regroupement pour la défense des droits des consommateurs (REDECOMA) a organisé, hier jeudi, une conférence-débat, à l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INFTS) autour du thème : rendre le marché de la technologie numérique équitable appelé (E-Commerce). La cérémonie était présidée par le président dudit groupement, Badou SAMOUNOU, en présence de Samba KANTE, conférencier, ingénieur informaticien à l’AGETIC ; Oumar DIAMOUTENE, chef du service monétique de l’Association des établissements bancaires. Le regroupement pour la défense des consommateurs ont bien voulu profiter de cette journée pour mettre le focus sur quelques aspects des problèmes auxquelles les consommateurs font face en matière de E-commerce. Il s’agit, selon le conférencier de la question d’accès, les escroqueries et les fraudes. Dans son mot de bienvenue, le président du REDECOMA, Badou SOUMOUNOU, a rappelé que la célébration de cette journée des droits des consommateurs avait été revendiquée et instituée, pour la première fois en 1962, pour dénoncer les souffrances qu’endurent les consommateurs, par rapport aux contextes nationaux où leurs droits étaient plus ou moins méconnus. Il a évoqué les préoccupations brûlantes auxquelles les consommateurs de notre pays font face de nos jours qui sont entre autres : La hausse des prix des produits de première nécessité ; la mauvaise qualité des produits alimentaires ; les mauvaises conditions de transports de la viande et du pain, mais aussi les coupures intempestives d’électricité, l’insuffisance et le manque d’eau potable dans les quartiers de la capitale. Par ailleurs, le président du REDECOMA a souligné que les consommateurs de notre pays ont encore beaucoup de droits à revendiquer dans les différents domaines de service aux usagers. Ce qui donne plus de boulots aux associations et organisations de défense des droits des consommateurs pour protéger et défendre ces derniers des caprices des fournisseurs des biens et services. Pour en venir au thème de la journée, M. SAMOUNOU a affirmé que le regroupement des consommateurs du Mali se battait jours et nuits pour que les consommateurs aient accès à une connexion de bonne qualité, cohérente et abordable pour leur permettre de mieux bénéficier des opportunités de l’économie numérique. Pour cela, il a appelé à un effort concerté et coordonné du gouvernement et de la part des sociétés. Il s’agit, selon lui, d’assurer que la population encore hors ligne soit connectée à un internet ouverte par le biais d’une abordable de haute qualité, dans le respect des principes de la neutralité d’accès au net. Abordant le sujet du jour, le conférencier du jour, Samba KANTE, dans son exposition, a tenté de donner une définition à la notion E-Commerce. Selon lui, le E-Commerce est la vente ou l’achat de produit ou services entre deux entités sur les réseaux informatiques, notamment Internet. Il a souligné que l’internet et la technologie numérique ont transformé le monde dans lequel nous vivons, en offrant aux consommateurs un plus grand choix que jamais. « Mais cette multiplication des ventes et des services en ligne a soulevé des problèmes tels que l’exposition des consommateurs à des actes d’escroqueries et de fraudes de personnes mal intentionnées », a-t-il soutenu. Dans sa présentation, Samba KANTE a aussi dévoilé quelques moyens pouvant permettre aux usagers du E-Commerce de se protéger contre les tentatives d’escroqueries et des fraudes comme. Il s’agit, selon le conférencier, de la sécurisation des appareils par un code, un schéma ou un mot de passe ; la protection de son identité et son mot de passe ; mettre à jour son antivirus et ses logiciels, en évitant d’utiliser des WI-FI publics ou non sécurisés ainsi que des sites ou applications qui demandent des informations personnelles. Il a aussi conseillé les participants de s’inscrire au ‘’SMS Banking’’ et de vérifier régulièrement les relevés de compte ; les mouvements de paiement ; de conserver toujours une copie d’écran de la page de confirmation d’une commande sur internet et de la page de paiement et de ne pas poursuivre la transaction si les informations n’ont pas été communiquées ou si elles sont peu claires. Il a aussi conseillé à conclure uniquement les transactions sur le site ou la vente est effectuée. Le conférencier a conclu en donnant les démarches à suivre en cas d’escroqueries ou de fraude. La première démarche consiste, selon lui, à signaler l’opération de paiement non autorisée à sa banque, la deuxième est de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie et la troisième porte sur une demande d’aide de l’APDP si nécessaire. Par Safiatou Doumbia et Magné Coulibaly (stagiaires) Source : aBamako aBamako

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