Candidature de l’ADEMA à la présidentielle du 29 juillet : Dioncounda Traoré pour éviter la désintégration de la ruche

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Depuis les deux choix successifs en douceur du président Alpha Oumar Konaré pour représenter les rouges et blancs aux élections présidentielles d’avril 1992 et du 11 mai 1997, les abeilles ont été rattrapées par la crise de croissance. L’union qui faisait la force du successeur de l’UDPM est devenue sa principale faiblesse. Et l’esprit de Baron s’installe. Chaque baron se prenant pour le nombril de la terre. Depuis, c’est le tiraillement autour des candidatures à la veille de chaque élection. Mais jamais, la ruche n’a été menacée de désintégration que cette année au point que les ténors et les caciques ont vu en la candidature de Dioncounda Traoré à la candidature du parti pour la prochaine élection présidentielle, un gilet de sauvetage pour les sauver du naufrage collectif. C’est pourquoi, devant la multiplicité des candidatures, les éminences grises de la famille se sont réunis pour démarcher l’ancien président de la Transition, le Professeur Dioncounda Traoré afin de le convaincre de se porter candidat à la candidature du parti aux primaires qui se profilent à l’horizon pour désigner un candidat qui défendra les couleurs du parti à la prochaine élection présidentielle. Au début, l’enfant de Nara n’était pas favorable à l’idée de se porter candidat contre son ami et frère Ibrahim Boubacar Kéïta, qu’il a intronisé au terme d’une transition qu’il a dirigée avec dextérité pour éviter le chaos à notre pays. Mais, devant la multiplication des candidatures et le risque d’effondrement de la famille des abeilles, le fils de Sékou Traoré a fini par abdiquer devant les propos convaincants de certains démarcheurs, notamment ses camarades de la section de Nara. Qui sont en même temps ses parents et ses électeurs. Il leur doit son rôle à la magistrature suprême du pays. Autrement dit, s’il n’était pas député, il n’était évident pour lui d’occuper cette fonction suprême au crépuscule de sa carrière politique. Du haut de ses 70 ans révolus, le Professeur Diounconda Traoré pourra se faire plébisciter pour porter les couleurs de son parti le 29 juillet contre IBK. En tout cas, toutes les options sont possibles. Car, ses camarades de Nara ont mis toutes les chances de leur côté pour convaincre le peuple ADEMA à cet effet. Selon nos sources, à la différence de nombre de partis politiques, les textes qui régissent les Abeilles veulent que les candidats à la candidature du parti aux élections présidentielles soient élus par une assemblée élective de son Comité d’origine, ensuite par la conférence de la sous-section et la conférence de la section. La candidature issue de ce processus devra être parrainée par les autres sections de sa région. Ensuite, la section porteuse de sa candidature adresse une correspondance au Comité exécutif du parti avec ampliation aux autres sections demandant leur parrainage. C’est au terme de cette procédure que le candidat arrive à réunir autour de lui, le plus grand consensus et sera officiellement investi candidat du parti à l’élection présidentielle. A ce jour, selon nos sources, c’est la candidature de l’ancien président de la Transition qui remplit ce critère. Le dossier déposé au niveau du BN-ADEMA comporte les procès-verbaux des réunions et des conférences électives qui ont concouru à son choix pour être le porte-étendard des Abeilles le 29 juillet prochain avec toutes les références, notamment les signatures des participants et les dates des réunions. Le dossier comporte également toutes les pièces administratives relatives au candidat. Et le hic qui suscite beaucoup de commentaires, c’est qu’à peine ce dossier adressé aux différentes sections, celles-ci se mettent en ordre de bataille. D’après nos sources, les sections tiennent en ce moment leurs conférences électives pour valider le ticket Dioncounda Traoré et lui-même commence à prendre du plaisir à se porter candidat à la prochaine consultation électorale, quand bien même qu’il s’était engagé à ne plus briguer de poste électif en République du Mali depuis 2012. Mais, la donne commence à changer : « Boua koroba » lui-même travaille à cela à en croire nos sources. Mais, le marigot politique est si profond que nul ne peut prédire quelque chose. Attendons de voir donc. M. A. Diakité Source : aBamako aBamako

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