IBK va-t-il, enfin, sauter le pas ?

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Face à la difficulté de l’Adema-pasj à se trouver un « candidat rassembleur et consensuel », conformément à la décision de la 15e conférence nationale du parti tenue le 25 mars 2017, IBK semble décidé à saisir sa chance à la présidentielle du 29 juillet prochain. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, IBK n’a pas annoncé sa candidature à la présidentielle du 29 juillet prochain. Ni officiellement, ni officieusement. Selon ses proches, seule la candidature du Pr Dioncounda Traoré pourrait amener IBK, le président sortant, à briguer un second et dernier mandat. Ex-président de la transition et seul leader de l’Adema, jugé « rassembleur et consensuel », il vient d’être choisi, par les sections de Nara, de Kati et celles des sept cercles de Koulikoro, pour endosser la candidature du parti. Visiblement, plus déterminée que les autres sections, celle de Nara vient, contre toute attente, de remettre son dossier de candidature à la commission de dépouillement. En bonne et due forme. Malgré tout, la candidature de l’ex-président de la transition contre IBK n’est pas pour demain. Selon nos informations, les deux hommes seraient liés par un pacte. Dans leur déclaration, rendue publique la semaine dernière, Kalfa Sanogo, Dramane Dembelé et Moustaph Dicko, tous candidats aux primaires de l’Adema pour endosser la candidature de l’Adema-pasj, dévoilent le pacte, liant IBK au Pr Dioncounda Traoré. « Pour ceux qui ne le savent pas, quand en 1995, nous avons frôlé un coup d’Etat et que le président Alpha Oumar Konaré a dû, en catastrophe, remplacer Dioncounda traoré au ministère de la Défense par le camarade Boubacar Sada Sy, il a fallu l’insistance du Premier ministre IBK pour que le président Konaré l’accepte dans le gouvernement au poste de ministre des Affaires Etrangères », précisent-ils. A les en croire, c’est cette reconnaissance du Pr Dioncounda Traoré, vis à vis d’IBK, qui le dissuade à se présenter contre ce dernier. C’est, aussi, pour cette raison que Pr Dioncounda Traoré aurait refusé de recevoir les leaders des sections Adema, qui ont sollicité sa candidature. Autre raison plaidant pour la candidature d’IBK à la présidentielle du 29 juillet prochain : la valse-hésitation du comité exécutif de l’Adema-pasj à désigner un candidat pour le parti. A quatre petits mois de l’élection présidentielle, le comité exécutif du « parti de l’abeille solitaire » peine à se trouver un candidat, à la fois, « rassembleur et consensuel ». Conformément, aux critères fixés par la 15e conférence nationale de l’Adema-pasj, tenue le 25 mars 2017. Mais pour les candidats aux primaires de l’Adema-pasj, la difficulté du comité exécutif à se trouver un candidat, fût-il Pr Dioncounda Traoré, s’explique par sa volonté d’empêcher le parti de se doter d’un candidat à la présidentielle du 29 juillet prochain. Et, du coup, mettre l’Adema-pasj devant le « fait accompli ». Avant de le contraindre, faute d’un candidat interne, de soutenir la candidature d’IBK. Si Dramane Dembelé et Moustaph Dicko se gardent, eux, de franchir le rubicon, Kalfa sanogo, maire de Sikasso, lui, entend se présenter à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain. Avec ou sans le soutien du comité exécutif de l’Adema-pasj, dont il est membre. « Je suis candidat et je continue encore avec des centaines de milliers de personnes, qui ont demandé qu’il y ait une candidature réelle et non une candidature factice. Je suis avec tous ceux qui sont à l’intérieur et à l’extérieur du pays, qui pensent qu’il faut sauver notre parti du péril ». Quant à Abdoulaye Pona, autre candidat aux primaires de l’Adema-pasj, il dit s’en tenir « à la décision du comité exécutif du parti ». Dernier et grand allié d’IBK dans cette présidentielle : le temps. A quatre petits mois de la date butoir, l’opposition politique a du mal à se trouver un « candidat consensuel », à même de croiser le fer avec le président sortant. L’idée, nous dit-on, continue de faire son chemin dans les états-majors des partis politiques réunis au sein de l’opposition. Mais jusqu’à quand ? Comme on le voit, seule une candidature interne de l’Adema-pasj en la personne de Pr Dioncounda Traoré pourrait amener IBK à renoncer à un second mandat. Cet obstacle étant levé, rien ne s’opposerait, désormais, à la candidature d’IBK à la présidentielle du 29 juillet prochain. Oumar Babi / Canarddechaine.com Source : aBamako aBamako

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