L’école et la tenue scolaire

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Aujourd’hui, à Bamako, les habits les plus fins et serrés se montrent en drue dans les milieux scolaires. La rivalité et l’exposition formelle de l’intimité et du corps pour la mondanité engendre des phénomènes des violations et bredouille l’éducation. La tenue scolaire a été un élément éducatif. Nécessitée par l’Etat ces trois dernières décennies, elle a été lentement dévergondée par les élèves. M. Konaté, le censeur de Lydem témoigne que ce comportement a commencé dans les rues. Puis sous les yeux correcteurs des parents. “Quand nous les flanquons à la porte pour avoir porté des habits sexuels, certains parents n’hésitent à nous contrevenir”, ajoute-il. Des élèves sont affolés par la civilisation lointaine. D’autres ignorent le milieu approprié pour porter certains habits. Les formes potelées, rondes, slips en l’air se donnent à voir. Les parents d’élèves sont impliqués. L’école est décentralisée. Le lycée Baitenin de Moribabougou qui exige beaucoup plus la tenue se dit victime de ce problème. Les élèves apportent leur tenue chez un tailleur pour rétrécir afin qu’elle puisse étreindre la taille, déclare M. Patrouss, le proviseur. “Donc ils deviennent comme un poisson vivant dans l’eau et difficile à saisir à main nue”. Que serait un enfant sans l’éducation ? Les parents ont complètement démissionné. Les élèves se perdent à jamais qui se dénaturent les garçons. La violation fait naitre autour des filles des problèmes du coeur qui les tourmentent. Ça se termine toujours par des grossesses inattendues, des viols sexuels, des harcèlements… L’avenir des enfants est incertain par cette indécence qui les détourne du but de leur scolarisation. Mamadou Diaby,Stagiaire Source : aBamako aBamako

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