Facebook Google Plus Behance Vimeo Youtube Instagram flickr Sensibilisation sur les dangers de la migration irrégulière: un comité de veille mis en place en commune VI

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Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui aux initiatives de prévention et de lutte contre la migration irrégulière (PALMI), le Comité local de veille de la commune VI a été mis place, le lundi 26 mars. La cérémonie était présidée, au terrain de football de Magnambougou, par le secrétaire général du ministère des Maliens de l’extérieur, Mamadou DIABY, en présence de la coordinatrice du projet, SIDIBE Mahawa HAIDARA, et les autorités communales et coutumières de la commune VI. Le coordinateur des chefs de quartier de la commune CVI, Seydou SANGARE, et le représentant du maire de la commune VI, Abdallah DIARRA, ont salué cette initiative du département des Maliens de l’extérieur, tout en rassurant de leur implication pour la réussite des actions de sensibilisation en vue de lutter efficacement contre la migration irrégulière. Le représentant de la Fédération des Associations de migrants, Seydou DOUMBIA, a fait des témoignages sur les calvaires que vivent les migrants. Cet ancien migrant, qui fut le représentant du Haut conseil des Maliens de l’extérieur pendant 10 ans en Libye, a fait des témoignages alarmants sur les pertes en vies humaines dans le désert et sur la méditerranée ainsi que les dégâts financiers et matériels dont les migrants sont victimes. Pour M. DOUMBIA, les femmes constituent les meilleurs conseils pour convaincre les jeunes à renoncer à leurs projets de migration irrégulière. Pour sa part, le représentant du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, M. BANE, dira que la question migratoire ne concerne pas une ethnie ou une région particulière au Mali, mais une préoccupation nationale. Il a fait comprendre que les conditions de la migration ont changé et que les jeunes doivent éviter les voies irrégulières qui mènent à divers dégâts, des souffrances et de maltraitances. De son côté, la coordinatrice du projet, SIDIBE Mahawa HAIDARA, a mis l’accent sur le bien-fondé de cette initiative de mise en place des Comités de veille. Selon elle, l’antenne de la Commune VI est composée de 8 jeunes qui seront chargés de sensibiliser les jeunes candidats à la migration à ne pas emprunter les voies irrégulières. Des sensibilisations axées sur les conséquences de la migration irrégulière et les opportunités à explorer pour réussir dans le pays seront menées. Le secrétaire général du ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Mamadou DIABY, dira que ce projet de sensibilisation s’inscrit dans le cadre des nombreuses initiatives du département tendant à trouver des réponses adéquates aux différentes questions relatives à la gestion de la migration, surtout celle irrégulière. Il a expliqué que les comités de veille sont des instances locales animées par des jeunes chargés de la collecte de l’information et de la sensibilisation des populations sur les dangers de la migration irrégulière au niveau des localités retenues par le projet. « La question migratoire est au-devant de la scène nationale et internationale, depuis plus d’une vingtaine d’années. Autant la migration est un phénomène mondial depuis les temps immémoriaux, autant notre pays est une terre de forte migration, depuis le temps des grands empires. Cependant, le contexte actuel est marqué par la fermeture des frontières, les difficultés d’obtention de visas, la détérioration de l’environnement due au changement climatique, au chômage engendré par la crise économique et sécuritaire, au manque d’opportunité d’emploi », a expliqué M. DIABY. Selon lui, les conséquences négatives qu’engendre la migration irrégulière sont inestimables et se soldent généralement par les multiples drames sur les routes, les expulsions et les rapatriements forcés. À titre d’illustration, le secrétaire général a précisé qu’en 2015, notre pays a enregistré 376 jeunes maliens identifiés morts dans la méditerranée. Pour lui, la vision de la Politique nationale de migration (PONAM) adoptée en 2014 témoigne la volonté des autorités du Mali de faire de la migration un atout pour le développement et un moyen de réduction de la pauvreté. Mamadou DIABY a déploré que malgré les efforts consentis par le gouvernement, la migration irrégulière reste un véritable fléau pour notre pays, d’où la nécessité de conjuguer les efforts pour limiter les drames. Comme actions à mener, il a noté entre autres : la campagne de sensibilisation accrue sur les risques et les dangers liés à la migration irrégulière à l’intérieur et à l’extérieur du pays ; l’assistance aux Maliens en détresse ; les négociations avec les partenaires pour la promotion de la migration légale ; l’appui aux migrants, à travers des projets d’insertion ou de réinsertion des candidats à la migration et des migrants de retour ; la sensibilisation pour attirer les investisseurs de la diaspora vers le Mali… Ainsi, toujours dans le souci de suivre les mouvements des migrants et de leur donner les bonnes informations, dit-il, 14 cellules déconcentrées de la Délégation générale des Maliens de l’extérieur ont été créées au niveau des postes frontalières du pays ainsi qu’au niveau des points de flux migratoires au niveau de 11 localités, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). « Notre détermination est d’organiser la mobilité et la migration sûre, ordonnée et régulière. Pour ce faire, il faut une synergie d’action pour lutter efficacement contre sa forme irrégulière. Le département chargé des Maliens de l’extérieur, avec l’appui des Pays-Bas, a initié un cadre de concertation en vue du financement des actions concrètes d’information et de sensibilisation des populations sur les dangers de la migration irrégulière dans les régions de Koulikoro, Ségou, Mopti, Tombouctou et le district de Bamako », a informé le secrétaire général. M. DIABY a lancé un vibrant appel aux parents, surtout aux femmes, aux autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières pour faire de cette question de la migration irrégulière un crédo voire une priorité. PAR MODIBO KONE Source : aBamako aBamako

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