Pour non-respect des engagements tenus par le gouvernement : La Section syndicale de la Justice enclenchera une grève de 120 heures à partir du 8 mai prochain

251
Pour dénoncer la non-satisfaction de ses doléances inscrites dans le procès-verbal de négociation entre le gouvernement et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm) ainsi que la non-satisfaction de nos revendications inscrites dans les conclusions issues du Dialogue national, signé le 10 octobre 2016 entre le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme garde des Sceaux et les acteurs sociaux de la justice, la Section syndicale de la Justice a déposé un son préavis de grève de 120 heures allant du 8 mai au 12 mai. De la lecture du préavis de grève, le cahier de doléances comporte 11 points de revendication sans la satisfaction desquelles le syndicat se réserve le droit d’entamer un mouvement de protestation qui débutera le 8 mai 2018 et prendra fin le 12 mai 2018. Selon des sources syndicales, par cette action, le syndicat souhaite attirer l’attention des plus hautes autorités sur les faits suivants : le 21 août 2015, le gouvernement du Mali a pris l’engagement de satisfaire les points 11, 12, 13, 14 et 15 issus du procès verbal des négociations avec la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (Cdtm) et le Conseil national du patronat malien. De la signature de ce document à ce jour, le gouvernement n’a honoré aucun de ses engagements en ce qui concerne les points suscités. Aussi, a laissé entendre notre source, du 10 août au 10 octobre 2017, le gouvernement à travers le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme Garde des Sceaux avait initié un espace de concertation dénommé : “Dialogue national avec les acteurs de la justice autour d’un panel de haut niveau pour recueillir les besoins des travailleurs du secteur de la justice”. Et de déplorer que bien que ce cadre ait été apprécié par tous les acteurs, mais à ce jour aucune suite n’a été réservée aux conclusions issues de ce dialogue initié par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie et de travail des personnels du secteur de la justice. Ainsi, suite à l’échec des négociations en date du 24 février 2017, le 23 mars 2017 et jours suivants avec le gouvernement, la Section syndicale de la Justice réitère le maintien de ses différents points de revendications à savoir l’octroi d’une indemnité de participation à la judicature aux personnels de la justice, la revalorisation du taux de prime de risque pour les personnels de la justice, la création d’une Direction des Ressources humaines (Drh) conformément à l’esprit de l’Ordonnance 09-009/P-RM du 4 mars 2009, l’adoption des textes portant création des Services pénitentiaires d’Insertion et de Probation, l’adoption de textes portant création du service social de la Justice, des Services sociaux spécialisés auprès des tribunaux et des établissements pénitentiaires, l’octroi d’un crédit de fonctionnement à travers la création d’une ligne budgétaire en faveur des Services sociaux spécialisés des tribunaux et des établissements pénitentiaires, la valorisation des frais d’enquête sociale à travers l’institution d’une indemnité d’assistance judiciaire et d’enquête sociale en faveur des travailleurs sociaux. Le Syndicat exige également l’ouverture du bureau de l’enfance et sa dotation en moyens adéquats de fonctionnement et la nomination des délégués à la protection de l’enfance ainsi que le renouvellement de la commission d’élaboration des textes du cadre de l’Administration pénitentiaire et de l’Éducation surveillée, l’octroi d’une indemnité de sujétion à la permanence et de garde aux personnels de santé des établissements pénitentiaires, l’octroi d’une indemnité de sujétion aux Archivistes et Bibliothécaires servant dans le secteur de la justice. Boubacar PAÏTAO Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here