Abattoir frigorifique de Bamako: les constats et les exigences de la ministre de l’Élevage

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Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Mme Kane Rokia Maguiraga, a visité, en début de soirée du vendredi dernier, l’abattoir frigorifique de Bamako, une structure gérée par un opérateur privé, depuis au moins 2002. Cette visite a permis au ministre de l’Élevage et de la Pêche accompagné par les membres de son cabinet et des responsables des services techniques du département de vérifier les conditions d’hygiène de l’abattage, du traitement et du transport de la viande. C’est aux environs de 19 heures que la délégation a franchi le portail de l’abattoir frigorifique de Bamako, situé dans la zone industrielle, dans le quartier « Sans fil ». Datant de 1965, il est bâti sur plus de 10 ha. L’infrastructure comprend une aire d’abattage à deux niveaux et un bâtiment de chambres frigorifiques avec une capacité d’entreposage de 190 t de viande. Quotidiennement, cet abattoir traite en moyenne 250 bovins et quelque 800 petits ruminants. Il est doté d’une infirmerie et d’une station de pompage fonctionnelle. Sur le site, la délégation a assisté à l’abattage d’animaux dont la viande est commercialisée dans le District de Bamako. Ce, après avoir parcouru toute la chaine notamment du parc de marquage des animaux jusqu’à l’abattage ainsi que le transport de la viande vers les chambres frigorifiques. Ainsi, les visiteurs de l’après-midi ont pu se convaincre que la viande sortie de ces installations répond aux conditions d’hygiène et d’éthique. Lors de la visite de vendredi, le directeur général de la société, Abdoul Wahab Moulekafou, était fier de montrer à la délégation les aménagements apportés pour corriger certaines imperfections. En effet, la propreté des installations et l’hygiène des lieux sont remarquables. L’abattoir a acquis des équipements neufs ou rénovés qui sont utilisés dans les conditions de sécurité et d’hygiène appréciables. Ces changements n’ont pas échappé à la vigilance de Mme Kane Rokia Maguiraga pour qui cette visite, après celle de l’abattoir de Sabalibougou, était d’autant plus opportune qu’elle intervient dans le cadre d’une mission relevant de son département. Elle était aussi importante parce que l’abattoir frigorifique de Bamako est le premier abattoir qui a été construit pour résoudre à des problèmes sanitaires de la viande pour les habitants de la ville de Bamako. Cette visite aura permis à Mme la ministre de l’Élevage et de la Pêche de faire plusieurs constats au nombre desquels : la vétusté des bâtiments et de certains matériels. Par contre, Kane Rokia Maguiraga a été impressionnée par certaines avancées malgré les faibles moyens de l’entreprise. Il s’agit, a-t-elle cité, de la progression des chiffres d’abattage avec plus de 300 têtes de bovins abattues par jour et environs 800 têtes d’ovins/caprins. Autres constats d’amélioration de la visiteuse du jour : le respect des règles et des conditions d’abattage. Ce d’autant plus que les animaux sont égorgés selon les rites de l’islam. La délégation ministérielle a été aussi ravie de constater que les vétérinaires se relèvent 24/24 heures pour l’inspection sanitaire. Sans compter le fait que, sur la chaine d’abattage, le repos des animaux ainsi que le temps d’étourdissement sont respectés. En rappelant les ambitions de son département pour la sécurité sanitaire et nutritionnelle de la population malienne et surtout le District de Bamako, qui est la vitrine du pays, le ministre a souhaité voir avec le promoteur d’autres améliorations pour aller de l’avant. «Il faut que notre pays commence à exporter de la viande et non à l’exportation des animaux sur pied. Pour ce faire, il faut avoir des infrastructures de conservation à hauteur de souhait», a expliqué Mme Kane Rokia Maguiraga à la fin de la visite. Le directeur général de l’abattoir a expliqué que sa société se donnait tous les moyens de garantir la qualité de la viande sortant de ses installations. Il a aussi exprimé sa volonté d’aller vers la modernisation de son entreprise, dont le ton a été donné avec un investissement de plus d’un milliard de FCFA en équipements. Il a également profité de la visite du ministre de l’Élevage et de la Pêche pour inviter les autorités à accentuer davantage la lutte contre les abattages clandestins. Abdoul Wahab Moulekafou a souhaité que des mesures vigoureuses soient prises pour protéger les consommateurs des méfaits de ces abattages clandestins qui se font dans des conditions d’hygiène exécrables. Par Mohamed D. DIAWARA Source : aBamako aBamako

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