Conseil de régulation de l’ARMDS : trois nouveaux membres prêtent serment

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L’évolution des marchés publics tient d’un processus dynamique nécessitant «une vigilance permanente» dont le but est d’amener les acteurs à adopter des procédures de passation plus transparentes, mieux adaptées et davantage efficaces. Car, le niveau de risque de déperdition des ressources publiques dans notre pays est si élevé qu’il faudrait une attention ardue, une vigilance permanente et soutenue à toutes les étapes de mise en œuvre des procédures de la commande publique. Cette tâche est assignée à l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) dont la mission essentielle est de favoriser la transparence, la prévention des comportements réprouvés, l’obligation de rendre compte et le contrôle régulier, de manière à prévenir la corruption mais aussi le gaspillage des ressources publiques. L’activité de passation des marchés publics est, dans tous les pays du monde, caractérisée par sa vulnérabilité. De ce fait, elle est l’objet d’une attention particulière pour ne pas dire d’une surveillance permanente, car très exposée au risque de corruption, de concussion et de malversation. Hier, trois nouveaux membres ont intégré le conseil de régulation de l’ARMDS. Il s’agit des dames Barry Aoua Sylla, Touré Aïcha Diallo et Coulibaly Hawa Samaké. Elle ont juré devant les juges de la Cour suprême de Bamako, de servir loyalement le conseil de régulation avec professionnalisme, discrétion et efficacité. La prestation de serment était présidée par le magistrat Bourema Coulibaly. Au cours de l’audience solennelle, l’avocat général près la Cour suprême, Me Yaya Koné, est revenu sur la création de l’ARMDS par la loi N°08-023 du 23-07-2008 portant code des marchés publics et des délégations de service public. Cela pour signifier aux nouveaux membres du conseil de régulation, l’étendue de leur mission. «Les tâches qui vous attendent sont immenses, nobles et difficiles. Ayez la rigueur dans le travail, soyez intègres et veillez au respect de la réglementation dans la passation des marchés publics…», a-t-il indiqué, avant de procéder au contrôle d’identité des nouveaux membres. L’on apprendra ainsi que Mme Barry Aoua Sylla, qui représente désormais l’Etat au conseil de régulation de l’ARMDS, âgée de 61 ans, est une experte avérée en gestion financière et économique. Sur le plan professionnel, elle a dirigé d’une main de fer la direction générale des marchés publics pendant plusieurs années, avant d’occuper le poste de conseiller technique au ministère de l’Économie et des Finances, puis le poste de secrétaire général au ministère des Mines. Elle était depuis 2015 la coordinatrice de la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (Carfip). C’est donc en terrain connu que cette experte en gestion des finances est appelée à faire valoir ses compétences. Quant à Mme Touré Aïcha Diallo, âgée de 48 ans, elle est une architecte chevronnée. Celle qui représentera le secteur privé à l’ARMDS a une riche carrière dans le secteur de l’architecture et du BTP mais aussi dans l’évaluation, la supervision des travaux du BTP et de construction. Une expertise qui lui servira à l’Autorité de régulation des marchés publics, particulièrement dans la vérification des marchés qui se rapportent aux vastes secteurs du BTP et des travaux publics. Mme Coulibaly Hawa Samaké représentera la société civile au conseil de régulation de l’ARMDS. Experte comptable agréée, elle se distingue véritablement dans le secteur des audits. Comme expérience professionnelle, l’on apprendra qu’elle a beaucoup servi dans le secteur bancaire, avant de faire valoir son professionnalisme à l’ancienne Cellule d’analyse et de prospective de la Primature (CAP). Après avoir levé la main et prononcé la formule sacrée : « oui je le jure », les nouveaux membres du conseil de régulation de l’ARMDS ont été renvoyés à l’exercice de leur mission par le président de la Cour. Le magistrat les a, ensuite, invitées à la rigueur, à l’intégrité. «Ceux qui sont chargés d’animer cet organe doivent être également des gens d’une certaine probité et d’une certaine expérience avérée comme en disposent d’ailleurs les textes et comme vos curriculums en témoignent», a-t-il déclaré, avant de les féliciter. Doussou DJIRÉ Source : aBamako aBamako

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