Mohamed Aly Bathily : ‘‘J’ai dit à IBK que j’allais d’abord aider le Mali !’’

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Mohamed Aly Bathily, ancien ministre de l’actuel régime, s’est récemment confié à la Web Tv ‘‘ouverture médias’’. Entretien au cours duquel il a fait cas de tous les sujets qui font cas d’interrogation au sein de l’opinion publique. Morceau choisi ! ‘‘J’ai dit à IBK que j’allais d’abord aider le Mali !’’ C’est ce que j’ai dit à Ibk. J’ai dit que j’allais d’abord aider le Mali. Je lui ai dit qu’il était le moins mauvais parmi les autres. C’est ce qu’on s’était dit depuis le départ. C’est Modibo Keita qui a demandé en premier la démolition des maisons de Souleymanebougou C’est Modibo Keita qui a demandé en premier la démolition. Un jour nous étions en réunion sur la question, moi, le premier ministre Modibo Kéita, et les ministres Sada Samaké (paix à son âme), Hachim Koumaré. Sada Samaké avait proposé la création d’une commission pour trouver une solution à la situation avant d’aller vers la démolition. C’est là que le premier ministre Modibo Keita a dit que la création d’une commission n’était pas la solution et qu’il fallait aller vers la démolition directement. C’est au sortir de cette salle que Sada Samaké m’a dit qu’il peut mettre les forces de l’ordre à ma disposition, mais de faire extrêmement attention qu’ils (le gouvernement) vont me trahir après. Malgré tout je suis parti vers la démolition. Le 2ème jour du début de la démolition, j’étais à Ségou. Le premier ministre m’a appelé au téléphone à 7 h du matin pour me dire qu’il a arrêté les démolitions. Jai demandé Pourquoi ? Il m’a dit qu’il a tout simplement arrêté les travaux Je lui ai dit : ‘‘M. Le premier ministre, si vous arrêtez la démolition de la sorte, ça veut dire que vous reculez dans votre décision’’. Il m’a répondu qu’il faut toujours d’abord reculer pour mieux sauter. Je lui ai répondu : ‘‘ Au lieu de reculer, si le plancher est savonné, vous risquez de glisser et tomber.’’ Ras Bath est mon premier garçon Ce n’est pas le fils d’un jeune frère ou d’une sœur à moi, c’est mon propre fils. Mais lui et moi, on ne parle pas de politique, il vous dira lui-même la même chose. Ras Bath ne peut m’entrainer dans quoi que ce soit. Qui au Mali puis-je avoir peur pour demander à Ras Bath de le combattre à ma place ? Personne ! Il n’y en a pas, à commencer par IBK lui-même. Le gouvernement m’avait demandé de faire en sorte que Ras Bath ne le combat pas, mais je pense qu’il a dans le passé soutenu le même gouvernement en s’attaquant à Soumaïla (Cissé), à Tièblé Dramé, toute l’opposition. Mais en ce moment, personne au sein du gouvernement n’est venue me voir pour me dire que mon fils faisait du bon boulot pour eux, d’ailleurs en ce moment ils ont même refusé de croire que c’était mon fils. C’est eux qui ont eu à travailler avec lui ces moments jusqu’à ce que la situation se gâte entre eux. Quant ils l’ont arrêté, ils pensaient que j’allais me mêler de l’affaire. Non, je me suis tout simplement dit qu’il ne connaissait pas celui qu’il avait arrêté, mais moi, je le connais, c’est mon fils, je sais de quoi il est capable… C’est Dieu qui a fait pour Ras Bath. J’ai appris qu’un nouveau gouvernement avait été mis en place J’étais au lit à la maison depuis six jours pour cause d’une grippe qui me fatiguait énormément. C’est de là sur ce lit de malade à la maison que j’ai appris sur France-inter que le gouvernement avait démissionné. J’ai aussi appris qu’un nouveau premier ministre avait été nommé, ensuite une connaissance est venue me dire, toujours à la maison, que la liste du nouveau gouvernement était disponible, mais que mon nom n’y figure pas. J’ai alors dit Al Hamdoulilaye, car je n’étais pas pour ce remaniement ministériel. 4 années 4 premiers ministres, nous venions d’avoir le 5ème. Il y a eu trop de remaniements et c’est une première dans l’histoire du monde. Si Alpha O Konaré avait fait comme ça, chaque 9 mois, un nouveau premier, est-ce que Ibrahim (IBK) allait être connu et célèbre au Mali ? Il faut qu’on se pose la question enfin ! 5 ministres de la justice en 5 ans, est-ce que celui qui a fait ça, peut dire qu’il a bien gouverné son pays. Et ces propos ce n’est pas parce que je suis avec vous ce soir, je lui ai dit la même chose à son palais : ‘‘A maa gna, i maa sé’’ (Ce n’est pas bien fait, t’as échoué). Transcrit de Bambara par Djibi Samaké Source : aBamako aBamako

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