Un siège tout beau, tout neuf

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Le joyau architectural à trois niveaux (R+3), financé à 100 % par la Banque malienne de solidarité (BMS-sa), a coûté 1 450 000 000 Fcfa. Il est destiné à l’amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens par les chargeurs maliens. Le Conseil malien des chargeurs (CMC) a pris officiellement possession de son nouveau siège. L’infrastructure flambant neuve a été inaugurée, vendredi dernier à l’ACI 2000, par le ministre des Transports et du Désenclavement, Moulaye Ahmed Boubacar, qui a coupé le ruban symbolique d’inauguration. L’édifice est dédié aux chargeurs : importateurs, exportateurs et transitaires agrées. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités des milieux d’affaires et politiques (entre autres), dont le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim. Situé en plein cœur de l’ACI 2000 en face des écoles de l’amitié turco-malienne de la Fondation Maarif de Turquie au Mali, l’édifice respire modernité et confort. Les bureaux de ce chef-d’œuvre architectural sont spacieux. Entièrement financé par la BMS, le nouveau siège est un espace professionnel de haut standing répondant aux exigences de commodité, de modernité et surtout de résultats, a expliqué le président du CMC, Ousmane Babalaye Dao. Sa construction s’inscrit, selon lui, dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de cette chambre consulaire pour lui permettre de mener à bien sa missions qui consiste principalement à faciliter l’approvisionnement du pays en biens de consommation et d’équipement. L’objectif, en améliorant les conditions de travail du personnel et d’accueil des membres, est l’amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens. Car, le Mali est un pays continental et immense. Plus de 900 kilomètres le séparent des côtes maritimes. Il effectue, pourtant près de 90 % de ses importations et exportations par voie de mer. En la matière, le rôle des chargeurs est capital dans « le fonctionnement efficace de la chaîne de transport pour l’approvisionnement en qualité et en quantité des produits stratégiques tant en biens de consommation que d’équipement». Et le pays est aujourd’hui le premier importateur de la zone UEMOA. Un cadre de travail approprié à la réflexion intellectuelle est alors nécessaire. Ce nouveau siège «offre au personnel un cadre de travail particulièrement propice à l’effort d’analyses, d’études et de réalisations qu’exige la chaîne logistique des transports», a précisé le président du CMC. Prenant la parole à son tour, le ministre des Transports et du Désenclavement a, dans son allocution d’ouverture, invité les chargeurs «à faire vivre les affaires dans les meilleures conditions réglementaires et légales». Rappelons, à ce titre, qu’il est de plus en plus reproché aux importateurs nationaux de favoriser les spéculations sur les prix des denrées de première nécessité et de privilégier à cet effet les produits importés par rapport aux productions locales. Il y a aussi ce problème du respect du règlement 14/2005/CM de l’UEMOA du 16 décembre 2005 interdisant la surcharge sur les axes routiers de l’espace communautaire. Ce règlement communautaire est entré en vigueur au Mali le 1er avril 2017 conférant une responsabilité particulière au Conseil. Le CMC, faut-il le rappeller, est un établissement public à caractère professionnel créé en 1999, avec pour mission «la facilitation de l’approvisionnement» du pays. A ce titre, il doit, entre autres, veiller à la réduction des coûts d’approche et des délais de route pendant le transit ; à la diminution des taux de fret et des surcharges portuaires ; à la collecte des informations sur le commerce transfrontalier. L’amélioration des conditions de travail des membres du CMC devrait permettre de relever le défi de l’amélioration de la qualité des services offerts aux consommateurs. Elle devrait aussi marquer la fin des spéculations sur les prix des produits, surtout à l’approche du mois de Ramadan, a-t-on laissé entendre. Il est, en tous les cas, apparu clair au ministre Moulaye Ahmed Boubacar que «ces nouveaux locaux… intégrés géographiquement au monde des affaires sont la preuve de la vitalité encourageante» devant être celle d’une structure de travail dédiée aux opérateurs économiques…». Cheick M. TRAORé Source : aBamako aBamako

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