Habib Sylla est tombé en désuétude à cause de sa propre langue

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Telle est la stratégie mise en œuvre pour faire tomber un forcené : le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, Habib Sylla. Il est tombé en désuétude à cause de sa propre langue, dans une volonté de mieux faire pour plaire. Un adage disait qu’”à force de trop farcer, on tombe facilement dans son propre piège”. Un Gabonais à la tête d’une structure aussi importante de l’Etat malien dont la mission est défendre les intérêts des Maliens de l’extérieur. Ce cataclysme est une première au Mali. Un responsable tombe en disgrâce à cause de la nationalité. Il a commis l’imprudence de ne pas garder secrètement son petit secret à lui seul et éviter à tout prix que des circonstances ne le révèlent au grand public. Désormais, quelle que soit la suite de cette affaire de nationalité, il est tombé en disgrâce. Car, c’est devenu une usurpation qui a des impacts sur sa carrière politico-administrative. Le plus insolite est le fait que lors de la conférence qu’il a organisée, il ne s’était pas donné l’occasion de se défendre mais il est entré dans des détails qui ne peuvent en aucune manière justifier son forfait. Pour caricaturer l’affaire, Habib Sylla n’ayant plus de lien patriotique avec les Maliens, ne saurait défendre à juste titre leurs intérêts. Ce qui compte pour lui, c’est plus les siennes. Cette attitude le bascule directement dans l’histoire de “l’aveugle et le borgne”. Il est, pour paraphraser l’autre, ce borgne conduit par un aveugle. Mais le poisson a mordu le hameçon lorsqu’il est rentré dans sa peau de gag (effet comique visuel rapide, caractérisé par un effet de surprise). En voulant bien faire pour plaire et rassurer quelqu’un de son soutien pour l’élection présidentielle à venir, il se fait tomber le voile et met à découvert son forfait. Du coup, la question évidente à poser est : que reste-t-il de sa carrière diplomatique ? Une équation qu’il doit prendre au sérieux et à temps. Malgré ses justifications à la presse, la campagne continue à produire des effets. Pour garder son honneur, la seule porte libre est peut-être la démission. “Servir un régime, mais avec mesure, est la règle de prudence des enfants patriotes du Mali”. Source : aBamako aBamako

1 commentaire

  1. Du n’importe quoi.Il suffit qu’on parle de IBK pour que certains se gonflent comme si les élections sont déjà faites. Habib est malien et un très bon malien.

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