Candidat à l’élection présidentielle : Moussa Mara énonce 4 principes de base pour la reconstruction du Mali

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Après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 29 juillet prochain, officialisée le dimanche 8 avril 2018, l’ancien Premier ministre Moussa Mara (président du parti Yèlèma) était devant la presse le lundi 9 avril 2018 à la Maison de la presse pour échanger avec les journalistes sur les 4 principes de base qui lui sont chers pour la renaissance du Mali sur la base desquels principes, selon lui, il entend panser, guérir les plaies profondes qui entaillent le corps social du Mali, essayer d’unir et de rassembler les Maliens sur la base d’une confiance renouvelée et faire en sorte que chacun d’entre nous, là où il vit, puisse de nouveau croire en de lendemains meilleurs. Dans son introduction, le candidat Moussa Mara a expliqué les motivations de sa candidature à la prochaine élection présidentielle du 29 juillet 2018. Il a présenté ses démarches, ses ambitions et ses visions résumées en 4 principes dans sa déclaration de candidature. Le 1er principe, selon Moussa Mara, est le renouvellement et le rajeunissement du leadership au Mali. Il a argumenté que 4 Maliens sur 5 n’ont pas 30 ans avec un âge moyen de 16 ans et demi. Et qu’il est inadmissible d’avoir un leadership qui recycle les mêmes recettes depuis des décennies, sans succès. “Notre pays a un besoin ardent d’idées novatrices, pragmatiques et concrètes portées par des responsables neufs et même de répondre aux aspirations de chaque citoyen”, a-t-il soutenu. Le 2e principe est la lutte contre la corruption des élites. D’après Moussa Mara, les Maliens vivent dans un pays où la richesse est détenue par une minorité au détriment du reste de la population. Pour cela, a-t-il expliqué, “la lutte contre la corruption des élites est un impératif. C’est grâce à une gouvernance exemplaire, équitable et soucieuse de tous que nous réussirons à libérer le potentiel de notre pays tout en réaffectant nos ressources à des projets qui profitent à tous. Le bien-être des Maliens, notamment ceux qui souffrent, a toujours été mon objectif “. “Les besoins des Maliens doivent être satisfaits là où ils vivent …” Le 3e principe du candidat, c’est la décentralisation. Parce qu’à ses dires, le Mali ne doit pas se résumer uniquement à Bamako. ” Aucun citoyen, aucun territoire, aucune zone rurale ne doivent être laissés pour compte. Les besoins des Maliens doivent être satisfaits là où ils vivent pour qu’ils ne soient pas obligés de venir dans la capitale pour se soigner ou pour trouver un emploi. Une décentralisation effective et profonde du Mali créera les conditions de la promotion de nos diversités, de l’épanouissement des Maliens, du développement à la base et du renforcement de notre unité pour un Mali débout et prospère. Seule la décentralisation permettra aux populations de vivre leurs identités. Nous devons améliorer les conditions de vie des pauvres par l’action de l’Etat. Pour cela, il faut la bonne gestion dans tous les secteurs pour révolutionner la gestion de l’Etat et renforcer le Mali par le bas”, a-t-il indiqué. Comme 4e principe, Moussa Mara propose l’augmentation des revenus des plus défavorisés. Parce que, d’après lui, le Mali, ce sont d’abord les agriculteurs, les commerçants détaillants, les salariés modestes du public et du privé, les artisans, cette multitude de débrouillards du secteur informel, les personnes souffrant de handicap, les gens qui n’ont pas de travail, la jeunesse qui perd tous les jours un peu d’espoir. “C’est à eux que je m’adresserai prioritairement et c’est d’abord pour eux que je me suis engagé”, a-t-il promis. “J’entends incarner le nouveau destin pour le Mali et le construire” Moussa Mara est convaincu que les problèmes du Mali ne sont pas une fatalité et ils peuvent être résolus compte tenu des nombreux talents disponibles et qui croient en l’avenir de notre pays. “Nous devons nous rassembler autour d’un projet commun et démanteler la politique qui nous divise depuis l’indépendance et qui consacre la victoire des uns sur l’humiliation des autres. Prochainement, je me rapprocherai d’autres partis politiques, mouvements et individus pour constituer une grande coalition. J’ai la ferme intention de gouverner de manière inclusive et transparente car le temps du président miracle est révolu. Le leadership, l’engagement et la détermination au service des Maliens sont et resteront toujours mon credo. Le temps de donner un nouveau destin à notre pays est venu. J’entends l’incarner et le construire, pas à pas, avec tous les Maliens”, a-t-il espéré. Moussa Mara : “J’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle de cette année pour panser, guérir les plaies profondes qui entaillent le corps social de notre pays, essayer d’unir et de rassembler les Maliens sur la base d’une confiance renouvelée et faire en sorte que chacun d’entre nous, là où il vit, puisse de nouveau croire en de lendemains meilleurs”. Moussa Mara a justifié sa candidature par l’engagement pour la résolution des difficultés des Maliens. Il a avancé que notre pays vit des moments difficiles, des difficultés dont les Maliens n’ont pas idée de la profondeur et qui sont sans doute les plus importantes de l’histoire du Mali, selon lui. “J’ai eu la chance d’exercer des fonctions aussi bien à la base qu’au sommet. Et quand nous exerçons des responsabilités, nous sommes tellement absorbés par le quotidien que des fois nous perdons le sens de certaines situations ou l’ampleur de certaines difficultés. C’est pourquoi, il est toujours utile pour un leader de maintenir, de garder, d’approfondir le contact avec la base. C’est ce qui fait que, personnellement, avant même d’exercer des responsabilités, j’ai toujours eu à cœur de parcourir le pays. Et particulièrement, ces dernières années m’ont permis de parcourir l’essentiel des cercles du Mali, des communes du pays et plusieurs dizaines de pays où vivent des Maliens. Les discussions avec les Maliens à la base m’ont éclairé sur la profondeur de la crise malienne et des difficultés des Maliens. Ces discussions m’ont conduit à faire un certain nombre de constats. Le premier des constats, c’est que les Maliens n’ont plus confiance en eux-mêmes, ils ont moins confiance en leur pays et ont encore moins confiance en leurs leaders. Notre pays est divisé, profondément divisé. Une division suite à son histoire politique assez mouvementée, division induite par les crises sécuritaires, sociales qui ont parsemé l’existence du Mali de 1960 à aujourd’hui. Mais aussi et surtout une division du fait simplement de l’incapacité de l’Etat à remplir ses fonctions. Et cela, depuis les premières années de l’indépendance. Quand je parle de l’histoire politique qui a divisé les Maliens, il est clair que les différents coups d’Etat de 1968, 1991, 2012 et la plupart des changements majeurs politiques de notre pays ont créé des divisions” déclare Moussa Mara. Mais pourquoi et comment cette situation qu’il décrit ? Il s’en explique : “La victoire des uns est synonyme de l’humiliation des autres au point qu’aujourd’hui peu de dates font consensus au Mali. Parce que pour certains, c’est le jour des allégresses et de la victoire. Pour d’autres, c’est le jour des humiliations. Donc, le combat politique lui-même a profondément divisé les Maliens. Les crises sécuritaires, évidemment, la rébellion de 1963 avec ses successions de destruction, de perte en vies humaines, le traumatisme, les rébellions de 1990, 2006, 2011, 2012 ont aussi profondément entaillé le tissu social malien en créant énormément de divisions. La 3e source de division, c’est le fonctionnement étatique. Nous avons hérité un Etat de la colonisation. Cet Etat colonial était avant tout un Etat d’autorité, un Etat qui s’imposait aux populations par la violence. De l’indépendance à aujourd’hui, nous n’avons pas fondamentalement changé les rapports entre l’Etat et les citoyens. L’essentiel de nos services publics, les services de l’Administration et autres services liés à l’Administration, les services de sécurité, les services de justice, de prestations, les services de base comme l’éducation, la santé et autres, l’essentiel de ces services a fonctionné dans un rapport d’autorité et de violence vis-à-vis des citoyens. Donc, aujourd’hui, très peu de Maliens se retrouvent dans l’Etat et sont insatisfaits du fonctionnement de l’Etat. Cela a divisé, cela a choqué, cela a fait qu’aujourd’hui les Maliens doutent de leur pays et doutent d’eux-mêmes. Si nous regardons cette situation qui est structurelle indépendamment du contexte sécuritaire actuelle, si nous ne faisons pas l’effort de travailler sur ces causes structurelles du mal malien, nous pouvons toujours provisoirement faire diminuer la douleur, mais nous ne guéririons pas la plaie” dit Moussa Mara. Le président du parti Yéléma et candidat à présidentielle de juillet 2018 de poursuivre : “Je pense qu’au Mali, aujourd’hui plus que jamais, nous devons guérir la plaie. C’est pourquoi, je pense que ce qu’il faut pour notre pays, c’est que les Maliens aient confiance en eux-mêmes, que les Maliens aient de nouveau confiance à l’Etat et en leurs leaders et que les Maliens puissent se rassembler et faire face ensemble aux enjeux importants auxquels le pays fait face. C’est la raison fondamentale pour laquelle j’ai décidé de présenter ma candidature à l’élection présidentielle de cette année pour panser, guérir les plaies profondes qui entaillent le corps social de notre pays, essayer d’unir et de rassembler les Maliens sur la base d’une confiance renouvelée et faire en sorte que chacun d’entre nous, là où il vit, puisse de nouveau croire en de lendemains meilleurs“, a-t-il expliqué pour justifier sa candidature à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018. Moussa Mara estime qu’il a un certain nombre de caractéristiques qui le fondent à penser qu’il est bien placé pour réaliser ses ambitions pour le Mali. Parmi ces caractéristiques, il a cité son histoire personnelle. Il dira qu’il est issu de famille métissée à différents types sur le plan religieux et sur le plan ethnique. Siaka DOUMBIA Source : aBamako aBamako

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