Protection civile : Un syndicat dénonce la “gestion patrimoniale” du DG

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La section syndicale de la protection civile dénonce “la gestion patrimoniale” du directeur général. Le syndicat national des fonctionnaires de la protection civile dément. Depuis un certain temps, rien ne va plus entre la section syndicale de la protection civile et son DG. La mésentente découle d’un problème d’avancement en grade. Chaque année, la sous-direction des ressources humaines fait l’état des personnes qui doivent avancer et le propose au directeur général. Le directeur général à son tour convoque tous les cadres du corps à travers tout le pays ainsi que tous les services rattachés pour débattre du sujet. Pour l’année 2017, le travail a été fait tout en impliquant les deux syndicats : la section syndicale de la protection civile, affiliée à l’UNTM, et le Syndicat national des fonctionnaires de la protection civile affilié à la CSTM. A l’issue des travaux présidés par le directeur général lui-même, la liste de ceux qui devraient avancer a été présentée à la salle. Aucune objection n’ayant été constatée, la liste a été envoyée au département pour faire l’arrêté d’avancement de celles-ci. Depuis l’année dernière, le Syndicat national des fonctionnaires de la protection civile avait promis de faire passer certains de ses militants en grade, mais peine perdue, parce que ces derniers ne répondaient pas aux normes. “Dans notre statut, pour avancer en grade, étant au 3e échelon, il faut d’abord cumuler 5 ou 6 points. Une fois cela fait, vous pouvez avancer en grade. Dans le cas échéant, vous êtes obligés de faire le 4e échelon. Mais pour les 2 ans que vous avez faits dans le 3e échelon, vous bénéficierez du traitement indiciaire tout en reprenant 2 ans au niveau du 4e échelon. A l’issue de ces 2 ans, que vous cumuliez 4, 5 ou 6 points, vous avancez en grade. Les personnes que le DG propose à l’avancement sont au 4e échelon avec une année d’échelon tandis que l’échelon fait 2 ans. Avec la complicité de l’autre syndicat, le DG veut forcer le texte en faisant avancer ces gens alors que leur 2e notation est prévue pour juin”, s’indigne le lieutenant Maciré Traoré, secrétaire administratif du syndicat de la protection civile. Haro sur le recrutement aussi En 2017, le département de la Sécurité a lancé un recrutement de 350 au compte de la direction générale de la protection civile. Une commission nationale de recrutement a été mise en place par le DG. Sur environ 20 000 dossiers enregistrés, la commission n’a pas pu retenir les 350 candidats. Ainsi le 2e avis de recrutement a été lancé pour le même concours. Et là, ils ont reçu à peu près 12 000 dossiers. C’est à l’issue de cela que les 350 personnes ont été recrutées. Après convocation des recrues, le constat est amer. Car parmi eux, on dénombrait beaucoup de handicapés physiques, visuels, des personnes âgées d’environ 50 ans. Tandis que l’âge de recrutement variait entre 18 et 22 ans pour les sapeurs-pompiers. Un recrutement manigancé, affirme le lieutenant Traoré. “Pis, la même commission de recrutement est reconduite pour l’année 2018 en remplaçant seulement son président”, déclare-t-il. Au détriment de son adjoint, le DG dit conférer tout son pouvoir à 4 personnes de la commission de recrutement tandis que selon le décret de leur nomination, l’adjoint le remplace valablement en cas d’empêchement ou d’absence. Aujourd’hui, en lieu et place de l’adjoint, il travaille avec 4 autres personnes de la commission. Le seul tort de l’adjoint serait sa demande au DG du respecter les textes régissant la protection civile. Contacté, le syndicat national des fonctionnaires de la protection civile a qualifié ces assertions d’allégations contre le DG. “En deux ans, le DGA a eu 3 promotions, une chose rare. Et cela grâce au DG”. Pour le secrétaire général du syndicat national des fonctionnaires de la protection civile, le commandant Sinaly Berthé, le DGA est aujourd’hui à la base de la division au sein de la protection. Il a perdu la neutralité tout en coopérant avec le premier syndicat (syndicat de la protection civile). Ce qui lui a valu à être plus ou moins écarté par le DG. Ousmane Sagara Source : aBamako aBamako

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