Le ministre des droits de l’Homme, Me Kadiatou Sangaré Coulibaly est formelle : “Aucun témoignage n’a confirmé les cas d’exactions commises par l’Armée malienne sur des populations civiles”

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Les questions de droits de l’Homme se sont invitées dans les débats lors du numéro du jeudi 12 avril du traditionnel briefing du ministre porte-parole, Amadou Koïta, surtout suite à la publication du rapport de l’Ong Humann Right Watch accusant l’Armée malienne d’exactions, de meurtres, de disparitions forcées, d’exécutions sommaires et actes de tortures ou autres traitements inhumains sur les populations civiles. Sur le sujet, le ministre Kadiatou Sangaré Coulibaly, a bien voulu édifier la lanterne des hommes de médias. Le ministre des Droits de l’homme dira que son intervention portera sur le rapport d’enquêtes menées suite aux allégations de violations des droits de l’homme mentionnées par l’Ong Humann Right Watch qui, en septembre 2017, avait accusé les Forces armées et de Sécurité du Mali pour des cas de meurtre, des disparitions forcées, des exécutions sommaires et actes de tortures ou autres traitements inhumains. À en croire l’avocate et ministre, à l’époque, les autorités maliennes, par la voix du ministre des Droits de l’homme d’alors, Me Kasim Tapo, avaient diligenté une mission d’évaluation. “Je faisais partie de cette mission, en ma qualité de présidente d’une structure indépendante dédiée aux questions des Droits de l’homme. Cette délégation a sillonné plusieurs localités des zones concernées particulièrement le centre de notre pays”, a-t-elle précisé. Selon elle, au cours de cette mission, les témoignages recueillis auprès des autorités et des populations des localités concernées n’ont pas pu confirmer les allégations mentionnées dans le rapport de l’Ong Humann Right Watch. “Aucun témoignage n’a confirmé les cas d’exactions commises par l’Armée malienne sur des populations civiles. Donc, pour le gouvernement malien, ces allégations sont sans preuve. D’ailleurs, l’Ong concernée ne mentionnait pas ses sources”, a-t-elle martelé. Aux dires de la Ministre, à la fin de cette mission, les autorités maliennes ont décidé d’approfondir les enquêtes à travers la mise en place d’une Commission d’enquête composée d’Inspecteurs des Forces armées, de la Gendarmerie nationale et de la Justice militaire. À la croire, ladite commission, après ces enquêtes, avait produit un rapport qui n’a pas permis de confirmer ces allégations. Boubacar PAÏTAO Source : aBamako aBamako

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